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Économie / Dossier economique

Secteur HYDROCARBURES

Série de contraintes à l’investissement en Algérie

Le forum Algérie-UE a offert l’opportunité à des participants de soulever les principales contraintes à l’investissement des compagnies pétrolières étrangères en Algérie, d’autant que la rencontre avait pour objectif majeur d’inviter les firmes européennes à s’impliquer davantage dans le développement de gisements de gaz et pétrole en Algérie et l’augmentation des réserves d’hydrocarbures du pays.

1. Un cadre juridique instable :
Les autorités du secteur n’ont pas parachevé à notre connaissance le processus de promulgation des textes (un dernier texte restant à la signature) d’application des amendements de 2013 à la loi sur les hydrocarbures de 2005 révisée en 2006, du moins son parachèvement étant très récent, qu’elles envisagent de nouveaux changements réglementaires pour tenir compte de l’avis et des suggestions des compagnies internationales présentes en Algérie qui considèrent que le cadre réglementaire actuel régissant les hydrocarbures est trop contraignant. Plusieurs représentants de ces compagnies internationales avaient estimé que la loi sur les hydrocarbures de 1986 offrait plus de visibilité aux investisseurs que la réglementation actuelle. Au cours des dix dernières années, la réglementation sur les hydrocarbures a été révisée trois fois, pour des résultats modestes en termes de contrats signés à l’exploration. Avant la promulgation de la loi de 2005, Sonatrach signait davantage d’accords. Cette instabilité juridique constitue l’un des freins à l’investissement des compagnies pétrolières en Algérie. La nouvelle révision de la réglementation signifie le retour à la case départ. Espérons que les leçons de cette instabilité juridique seront tirées et qu’on s’achemine vers cette stabilité tant attendue par les investisseurs pour pérenniser la rentabilité de leurs projets.

2. Des lenteurs bureaucratiques pénalisantes :
Plusieurs compagnies internationales se plaignent des lenteurs bureaucratiques. Un projet de développement de gisements met beaucoup de temps pour parvenir à la phase exploitation, précisent-ils. Même la compagnie pétrolière nationale rencontre des difficultés pour respecter les délais de réalisation des projets d’investissement en raison des lenteurs administratives.

3. L’effet Tiguentourine : préoccupation sécuritaire chez Statoil
Le représentant de la compagnie Statoil souligne que la sécurité constitue la préoccupation essentielle de sa compagnie. S’il souligne les efforts de Sonatrach dans ce domaine, il demande que des améliorations dans ce domaine soient effectuées au regard du dernier incident sécuritaire survenu au pôle d’In Amenas qui a entraîné le départ du personnel de BP et Statoil. Toutes ces principales contraintes pèsent dans la balance lorsqu’il s’agit d’investir en Algérie, d’autant que les projets de Sonatrach sont actuellement en concurrence dans d’autres parties du monde : en Afrique : Tanzanie, Mozambique, Égypte ; au Moyen-Orient , en Russie et dans les pays de l’ex-Union soviétique. Ces handicaps sont à l’origine du grand retard accusé dans le développement des ressources en hydrocarbures dans le pays. Le maintien en particulier de la place de Sonatrach en tant que principal fournisseur en gaz de l’Europe dépend donc en partie de l’amélioration des conditions d’investissement dans le secteur des hydrocarbures.

K. R.


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