Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

Économie / Dossier economique

ouverture du secteur, droits des abonnés et qualité de service

Tic : le projet de loi vu par les experts

©D. R.

Qualité des prestations

L’avant-projet de loi sur les technologies de l’information dont Liberté détient une copie qui vient d’être adopté en Conseil des ministres sera bientôt soumis à l’examen et l’approbation de l’APN. Si tout se passe bien et si les décrets d’application sont prêts rapidement, les dispositions de ce texte qui mettent fin au monopole d’Algérie Télécom, tout au moins sur la boucle locale, pourraient être appliquées le premier semestre 2018.
En substance, le projet de loi sur les TIC ouvre davantage le secteur aux opérateurs privés. Le champ de leur intervention s’élargit à la boucle locale. Outre Algérie Télécom, des investisseurs privés pourront fournir les service Wifi, ADSL et de fibre optique aux particuliers. Ce qui favorisera la concurrence et permettra d’améliorer la qualité de service.
Mais plusieurs spécialistes appréhendent cette ouverture. Ils craignent que comme la loi de 2000, qui avait prévu la fin du monopole d’Algérie Télécom en cinq ans, cette nouvelle réglementation ne soit pas appliquée. Ils craignent également qu’Algérie Télécom bloque cette ouverture en abusant de sa position de monopole sur la bande passante internationale. Et que par ses tarifs jugés exorbitant, ils dissuadent les opérateurs à investir dans la boucle locale.
Si tel était le cas, l’Algérie accusera de nouveau un grand retard dans le secteur des TIC. El la clientèle continuera à se plaindre de la qualité de service, de la faiblesse du débit et de la vitesse de connexion. Autre limite de ce texte : le projet de loi fait l’impasse sur l’industrie du contenu, le talon d’Achille du secteur des TIC en Algérie. Du coup, ce texte ne permet pas une révolution mais tout une juste une avancée dans la voie de la modernisation du secteur des TIC. Mais pour mettre en œuvre ce nouveau texte, il convient d’ouvrir tout un chantier institutionnel, un changement de mentalité de l’opérateur historique, un renforcement du rôle de régulation de l’État et un engagement des opérateurs privés en vue de développer en particulier la boucle locale. Ce qui ne sera pas une mince affaire.

Par : K. Remouche
remouchekaled@gmail.com

Lire le dossier


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER