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Économie / Dossier economique

Le forum africain d’investissements et d’affaires

Une gageure à encourager

La rencontre tenue à Alger du 3 au 5 décembre en cours est intéressante en soi parce qu’elle symbolise la volonté des autorités algériennes de prospecter de nouveaux gisements de richesses autres que ceux des hydrocarbures.

Le capital sympathie suscité par le combat libérateur de l’Algérie auprès des peuples et des États africains, parce que ce combat a aussi contribué à leur affranchissement du joug colonial à cette époque, ne signifie nullement que ces derniers nous dérouleront le “tapis vert” au nom d’un “dû historique”. Dans le monde d’aujourd’hui, l’amitié et la solidarité entre les peuples s’éclipsent face aux intérêts objectifs des États. L’Afrique est un immense continent gorgé de richesses naturelles mais également un vaste marché de consommation de produits et services extra-africains du fait des besoins croissants de sa population ainsi que de l’indigence de sa production. Ce continent est déjà investi par les Européens, les Japonais, les Chinois, les Américains, etc. Il nous faut donc nous préparer et ne pas y aller avec “le fusil en bandoulière” comme si notre place était assurée d’avance. Le professeur Belmihoub, dans un entretien accordé à l’APS en marge des travaux du forum, estime que “le premier défi que le continent doit relever est de se libérer des puissances étrangères qui veillent à leurs intérêts et qui voient d’un mauvais œil toute tentative d’intégration économique.” Il suggère par ailleurs “d’aider les entreprises algériennes pionnières dans le commerce avec l’Afrique pour un ‘meilleur enracinement’ et, ainsi, servir de relais pour les autres entreprises à travers notamment la mise en place de facilitations”. Pour sa part, M. Sellal, dans son allocution d’ouverture du forum, a esquissé rapidement un diagnostic de la situation de l’Afrique en relevant les nombreux retards enregistrés dans les domaines économique et social et de souligner les nombreux avantages de synergie entre les économies africaines.
L’accompagnement par les pouvoirs publics de nos entreprises pour réussir la gageure qu’elles se proposent de relever doit d’abord passer par l’adaptation du cadre juridique réglementaire et financier qui régit nos relations d’échanges commerciaux et de financement des investissements avec nos partenaires africains. Il faut également améliorer le niveau de compétitivité de nos opérateurs pour optimiser leur rentabilité à l’international.
Cela demandera du temps. Mais cela est possible car “l’ordre des nécessités” nous l’impose. “C'est un point de départ important, et je suis persuadé que ça va aider à conclure des contrats entre opérateurs algériens et africains même si l'objectif principal du forum n'est pas forcément de quantifier (rapidement) les réalisations mais de mettre en place les bases d'un partenariat”, a-t-il avancé. Six panels qui traiteront de six thématiques sont au menu de la rencontre, dont le premier, qui aura lieu samedi à l'ouverture du forum, s'articulera sur les visions économiques stratégiques des pays africains. La journée de dimanche verra l'organisation de quatre panels sur l'énergie, le financement des investissements, les infrastructures et les TIC et l'agriculture et l'agroalimentaire. En plus, des rencontres B to B, une trentaine de workshops et d'ateliers sont programmés dimanche et lundi et se pencheront sur l'étude de plusieurs thématiques dont le projet de la zone continentale africaine de libre-échange. Sur le plan financier, le forum sera financé uniquement par les sponsorings des entreprises publiques et privées algériennes ainsi que par les contributions d'institutions financières régionales comme la BAD, la BID et la BADEA.
Pour rappel, ce forum est organisé par un comité composé de représentants du Premier ministère et des ministères des Affaires étrangères, de l'Industrie et du Commerce ainsi que du Forum des chefs d'entreprises (FCE).
Ce comité a défini cinq secteurs prioritaires pour une nouvelle dynamique économique entre l'Algérie et l'Afrique, que sont l'agriculture, l'énergie, le numérique, les infrastructures et le capital humain.

A. H.


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