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Économie / Dossier economique

Conjoncture

Vers une dévaluation du dinar

Avant d'aborder l'évolution du dinar, il y a lieu de rappeler ce qui s'est passé sur l'euro/dollar cette année. En effet, 2016 a été marquée par le renforcement du dollar qui s'est accéléré depuis l'élection de Trump et la décision de la FED d'augmenter ses taux directeurs d'un 1/4 de point lors de la réunion de son comité de politique monétaire (FOMC) qui s'est tenu les 13 et 14 décembre dernier. Par ailleurs, la FED dit prévoir 3 augmentations au courant de 2017. Cela a fait donc plonger l'euro à son plus bas depuis janvier 2003, à 1,04 $, en cette fin de l'année 2016. Dans la continuité de ces évolutions, certains conjoncturistes voient l'euro et le dollar à la parité au courant de l'année prochaine. Cette situation est tout naturellement favorable à l'Algérie étant donné que près de 98% de ces entrées en devises sont libellées en dollar ; ceci va atténuer la faiblesse des revenus pétroliers. En interne, la situation du dinar a évolué en deux temps. Le dinar a commencé l'année sur une pente descendante jusqu'à la fin du mois de mai à peu près, la tendance s'est inversée depuis le mois d'août jusqu'à décembre. Mais, force est de reconnaître que cette “stabilité” a été très coûteuse pour la Banque centrale car en maintenant un dinar fort, elle donne une sorte de prime aux importateurs. Cela se voit d'ailleurs sur les chiffres du commerce extérieur : le déficit est de l'ordre de 17,2 mds $ sur les 11 premiers mois de l'année. Les importations ont chuté de 47,5 $ mds à 42,8 mds $. C'est très insuffisant pour parer à la crise. À ce rythme, nous épuiserons nos réserves de change durant les 3 prochaines années ! S'agissant des prévisions, en l'absence d'un marché de change interbancaire réel où le cours du dinar serait fixé par les forces de l'offre et de la demande, faire des prévisions est un exercice périlleux mais nous continuons à croire que l'arme du glissement aussi dure soit-elle (socialement parlant) sera utilisée pour endiguer cet emballement des importations. Pour 2017, je verrais bien un euro à 132/135 dinars et un dollar à 130/132 à fin 2017, sous deux hypothèses d'un euro/dollar entre 1/02/04 $ et d'un baril à 50/52 $.

M. K.
Spécialiste en finances et commerce extérieur


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