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A la une / Dossier

Dans une économie en mal de modernisation

D’où le dinar algérien tire-t-il sa valeur ?

De 1986 à ce jour, toutes les tentatives de créer une économie indépendante des hydrocarbures se sont avérées être des discours de circonstances dictés sous l’effet des crises conjoncturelles plus que des énoncés de programmes politiques adoptés pour venir à bout de la véritable crise et pour relever le véritable défi, soit la construction d’une nation moderne économiquement, certes, mais aussi politiquement. Aujourd’hui, 70 ans après les accords de Bretton-Woods et 40 ans après les réformes du système monétaire international, l’Algérie continue à gérer sa monnaie, en particulier, et l’ensemble de son économie, en général, avec les mêmes réflexes du début du siècle dernier et par le recours à des leviers devenus, au fil des crises, obsolètes. La valeur de la monnaie algérienne, le dinar, est administrée, ne reflétant pas les réalités du marché.
Depuis les années 1970, elle est fixée par rapport à un panier d’une quantité de devises étrangères et indexée au dollar. En 1995, une première libéralisation a été entamée quand il a été décidé de sa convertibilité commerciale. Si l’écart entre les taux de change officiel et informel du dinar est important, c’est bien parce que le premier est maintenu artificiellement à son niveau actuel. En situation de crise, les moyens d’entretenir la fausse bonne santé de la monnaie nationale viennent de faire défaut et l’écart entre les deux valeurs diminue dans le sens où c’est la valeur officielle ou nominative qui tend vers celle dite informelle ou marchande. En Algérie, ce qui donne de la valeur au dinar, ce n’est ni le niveau de performance de l’économie nationale ni celui des entreprises créatrices de la richesse mais bien le niveau du stock en or, évalué actuellement à 174 t, et celui des devises étrangères, générées par les recettes des hydrocarbures, détenus par la Banque d’Algérie.
Il suffit que les ventes de pétrole et de gaz ramènent moins de dollars pour que nos stocks en devises diminuent, entraînant le recul de la valeur du dinar. Et, d’année en année, de décennie en décennie et de crise en crise, nous constatons que ni le pétrole ni l’or détenus dans nos coffres et placés ailleurs ne sont une condition suffisante pour assurer la solidité de notre économie. Le monde a changé, les sciences économiques ont évolué et la thésaurisation n’est plus cette garantie assurance qui nous épargne des jours difficiles. C’est au modèle de notre développement économique et des ressources humaines de porter en eux-mêmes les sources de notre salut.


M. K.


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