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A la une / Dossier

Le général à la retraite, Abdelaziz Medjahed, à “Liberté”

“Il faut faire attention à nos alliances”

Le discours prononcé dimanche par le chef d’état-major de l’ANP, le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, malgré son alarmante tonalité, ne correspond pas forcément à la première lecture qui en a été faite. C’est du moins ce qu’estime le général à la retraite, Abdelaziz Medjahed, que nous avons sollicité pour un éclairage sur cette nouvelle appréciation de la situation sécuritaire dans la région. Pour le général Medjahed, la menace pèse toujours, et le ton du chef d’état-major (CEM) est un moyen d’appeler l’ANP et les services de sécurité à plus de vigilance. Parce que, a-t-il indiqué, s’il veut que les services de sécurité soient prêts à faire face, “il ne va pas l’annoncer sur les ondes”. Tout en invitant à ne pas trop focaliser l’attention sur le discours, car, a précisé notre interlocuteur, s’il y a quelqu’un pour mesurer la gravité de la menace et attirer l’attention, c’est bien la direction des services de sécurité rattachée à la Présidence qui y est habilitée. À partir de là, le CEM prend acte et des mesures pour y faire face. Il ne fera pas de discours. Qu’en est-il des mécanismes conjoints de défense des pays du champ, tel le Cemoc qui est loin des objectifs de ses missions ? Le général à la retraite ne s’arrête pas au bilan de la stratégie de défense commune, il opte pour un autre angle de vue en mettant en exergue le rôle des autres intervenants, directs et indirects, dont le rôle est, sans le dire ouvertement, de torpiller l’initiative régionale. C’est le cas de la France, cite-t-il, qui s’immisce dans des affaires qui ne la regardent pas sous prétexte que c’est sa zone d’influence. Il y a, bien entendu, les actions du Makhzen et celles du Mossad qui lui viennent en appui. Outre la multitude d’intervenants, le général Medjahed met en relief “la dépendance décisionnelle” de certains pays du Sahel. Est-ce que toutes les parties sont indépendantes dans leurs décisions ? s’interroge-
t-il. Raison pour laquelle il suggère de “faire attention à nos relations et à nos alliances”. “On ne peut pas leur faire confiance”, tranche le général à la retraite en soulignant que ces pays “ne sont pas sincères dans leurs positions”. À une question sur la recrudescence des attentats malgré la présence de forces onusiennes et étrangères dans la région, le général Medjahed invite à ne pas trop focaliser sur les exécutants, mais situe la problématique sur un plan plus large, en pointant le doigt vers les financiers des “contrats”, les auteurs qui ont désigné les cibles… et de remonter jusqu’en 1979, date de l’offensive de ce qu’il appelle “l’impérialisme occidental” en révélant l’indice que “seules les Républiques ont été ciblées” par la déstabilisation et les attentats, particulièrement 11, dont certaines, à l’image de la Somalie, ont disparu, d’autres dépecées (Soudan), morcelées (Irak et Syrie) ou encore un non-État, la Libye. Il a relevé d’ailleurs que les monarchies du Golfe n’ont jamais été visées. Parce que, a-t-il estimé, elles ne sont pas hostiles à Israël. Et de rappeler enfin quelques propos de responsables dont Condoleezza Rice, ex-secrétaire d’État US, qui a qualifié la guerre d’Israël contre le Liban de “douloureux accouchement d’un nouveau monde” ou encore Jacques Attali qualifiant Jérusalem de “capitale du gouvernement mondial”. Un plan israélo-américain ou, plus largement, israélo-occidental qui passe par la déstabilisation et la destruction des États. Parce que ce nouveau monde, selon lui, ne s’accommode pas et a peur des États.


D. B.

 


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