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Économie / Dossier

Dossier

“Il restera toujours un déficit à combler”

Le premier magistrat de la commune fait le point dans cet  entretien sur la réalisation des marchés de proximité

“Liberté” : Il y a eu tout un programme qui a été décidé par le Chef du gouvernement concernant la mise en place de marchés de proximité à travers le territoire national. Est-ce que la commune de Bab-Ezzouar  est bénéficiaire de ce programme ?
Ali Semmar : Effectivement la commune de Bab-Ezzouar est intégrée dans ce programme de mise en place de marchés de proximité décidé par les pouvoirs publics. Nous avons trois marchés en cours de réalisation. Nous en avons deux localisés à la cité Smaïl Yefsah et un autre à la cité El Djorf.  Il faut savoir que c’est la commune qui a choisi les assiettes de terrain pour l’implantation de ces marchés de proximité. La wilaya a dégagé le budget. Ce sont des marchés dont la réalisation a été confiée à Batimetal.

La mise en service de ces marchés devait intervenir durant ce mois sacré de Ramadhan. Ce qui n’a pas été le cas. Pourquoi ?
Techniquement ces marchés n’étaient pas livrables pendant le mois de Ramadhan. Leur livraison avant Ramadhan n’était pas possible. Les deux marchés localisés à la cité Smaïl Yefsah et qui ont démarré les premiers, ne seront prêts qu’après l’Aïd. D’ici fin août, ils seront livrés.

En dehors de ces futures structures, quelles sont celles dont dispose la commune actuellement ?
Dans la commune de Bab-Ezzouar il existe trois marchés légaux. Un au 5-Juillet, un à El Djorf et un à Sorecal. Il y a le marché informel qu’on n’a pas touché, à la cité SmaÏl Yefsah.    Le marché à El Djorf n’est pas informel. C’est un marché qui a été construit mais qui a été boudé par les commerçants, du moins par les pseudo-commerçants. Ces derniers voulaient exercer dans l’anarchie. Maintenant que la loi a repris ses droits, ils ont rejoint le marché. Et ce marché fonctionne actuellement. Cependant, si ce n’était pas la présence permanente des véhicules de police sur les lieux, ils n’auraient pas intégré la structure communale. Il faut dire que pendant longtemps l’autorité de l’Etat a été bafouée.
La décennie noire a laissé des séquelles. Un vrai commerçant ne voudrait pas travailler dans l’anarchie. Mais comme il y a du bricolage, on a à faire à des personnes qui refusent l’ordre. Ils refusent de s’installer là où nous leur demandons de s’installer. Comme je l’ai dit précédemment, ce ne sont pas de vrais commerçants. Si on prenait l’exemple de la cité Sorecal, ils viennent de partout. Dans leur majorité, se sont des gens qui ne sont pas de la commune qui s’adonne à ce commerce informel sur les lieux.
Et quant les services de sécurité interviennent, ils viennent manifester devant le siège de la commune. Je leur ai même demandé de faire une liste nominative des gens de la commune qu’on peut aider. Malheureusement, on s’est retrouvé avec une liste de plus de 200 personnes alors la catégorie ciblée ne dépassé pas les 40 personnes. Au niveau de la cité 5-Juillet, nous avons un marché qui a été  construit en 1989, cette structure est abandonnée à elle-même. Pourtant les étals  pullulent autour du marché. C’est l’anarchie totale. Nous ne l’avons pas accepté mais ce marché informel fonctionne. Dans ce quartier il y a même deux marchés hebdomadaires (samedi et mardi). Ce que j’ai pensé faire est un recensement avec un huissier de justice étal par étal et magasin par magasin pour savoir qui occupe les lieux. Est-ce  le bénéficiaire ou  une tierce personne ? Après ce recensement, on peut faire une délibération pour récupérer ce marché, le réhabiliter et le réattribuer aux vrais commerçants.  

Vu sa forte population est-ce que l’infrastructure est suffisante ?

Avec 100 000 habitants, il est clair que l’infrastructure existante n’est pas suffisante.  Avec la mise en place de ces trois futurs marchés de proximité, la situation va s’améliorer mais elle ne réglera pas la problématique. Il restera toujours un déficit à combler.


S. S.