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A la une / Dossier

LES CONCESSIONNAIRES CRAIGNENT UNE ANNÉE BLANCHE

Importation des véhicules : les licences de la discorde

Le groupe Sovac veut développer l’image de la marque germanique en Algérie. ©Ryad Kramdi/Liberté

Ils seraient plus de 500 agents agréés en difficulté, avec une moyenne de 15 à 30 emplois, et qui risquent, eux aussi, de disparaître du paysage automobile dans l’Algérie profonde.

L’octroi, à partir du mois de juin prochain, des licences d’importation des véhicules neufs pour définir les quotas bute sur un sérieux problème. En effet, comme nous l’avions annoncé en avril dernier sur les colonnes de Liberté, le gouvernement vient de céder au souhait des concessionnaires multimarques d’arracher leur quotas, et ce, malgré le délai limité à 12 mois par le cahier des charges pour se conformer aux nouvelles dispositions, dont le renouvellement des agréments, d’une part, et la nécessité de développer une activité industrielle ou semi-industrielle, de l’autre. Piégés, les concessionnaires ne savent plus où donner de la tête, et certains risquent de mettre la clé sous le paillasson.
À quoi est due cette situation inextricable et qui risque de mettre en péril des milliers d’emplois dans un proche avenir ? Premier élément de réponse: le chevauchement des prérogatives entre le ministère de l’Industrie et des Mines et le ministère du Commerce, d’une part, et les interférences entre ces deux ministères avec celui des Finances.
En ce sens, alors que le ministère du Commerce avait plafonné, en juin dernier, les importations à 400 000 unités/an pour répondre au besoin du marché, notamment le renouvellement d’un parc vieillissant, voilà que le ministère de l’Industrie et des Mines a tranché unilatéralement en adressant une note aux concessionnaires automobiles pour les informer que le volume du marché sera divisé par deux. Comprendre par-là : moins de 50% du rendement annuel sur l’exercice 2015, une année où le véhicule neuf a sérieusement crashé. Résultats des courses, on parle de 25 concessionnaires en difficulté et plus de 250 agents agrées, avec une moyenne de 15 à 30 emplois, et qui risquent, eux aussi, de disparaître du paysage automobile à travers les 48 wilayas du pays.

De l’agrément aux livraisons : le  parcours du combattant
Les choses iront plus vite, et, finalement, le volume de véhicules neufs devant être importés en 2016 a été fixé par le comité chargé de la délivrance de ces licences à 152 000 unités, alors qu’il a été de l’ordre de 300 000 unités en 2015 contre 439 637 unités en 2014.
Ce quota concerne les véhicules automobiles pour le transport de dix personnes ou plus (chauffeur inclus), les véhicules de tourisme et autres véhicules automobiles principalement conçus pour le transport des personnes, y compris les voitures de type Break et les voitures de course, et les véhicules automobiles pour le transport de marchandises. Pris en étau par ces dispositifs contradictoires, notamment la limitation des quotas et la demande d’octroi d’une licence ouverte du 14 janvier jusqu’au 3 février prochain, les concessionnaires butent sur un immense obstacle, à savoir l’obtention d’un agrément.
Or, hormis certains concessionnaires qui ont en leur possession ce précieux sésame, les autres n’ont eu droit, pour le moment, qu’à un agrément provisoire ! L’arrière-pensée étant dans l’opacité qui entoure l’octroi des licences, les concessionnaires, de moins en moins solidaires à cause d’une conjoncture commerciale extrêmement difficile et d’une concurrence pour le moins déloyale, s’interrogent si toutes ces démarches ne viseraient pas à réduire les représentations de certaines marque en Algérie. Autre couac, et pas des moindres, “les concessionnaires résistants” devront prendre leur mal en patience une fois la licence d’importation obtenue. Pour cause, le gouvernement a ajouté une autre couche sur l’homologation des voitures. En ce sens, l’importateur devra soumettre, à partir du mois de juillet 2016, un prototype de chaque véhicule aux services des Mines au niveau du port. Cette démarche obligatoire devra durer entre 30 à 60 jours avant qu’il ne soit soumis à la conformité qui, elle, déterminera si le véhicule répond aux exigences des lois algériennes. Ainsi, le concessionnaire pourrait envoyer, à partir du mois d’août et/ou septembre, sa commande à la maison-mère, c’est-à-dire au constructeur, pour lancer la chaîne de production. En calculant toutes ces durées dignes d’un parcours du combattant, les véhicules débarqueront aux ports dès fin septembre, au plus tard début octobre 2016 pour les plus chanceux. Ce n’est pas fini ! Les procédures de dédouanement et de transfert vers les zones sous-douanes prendront, elles aussi, une durée de 15 à 45 jours, selon les arrivages. Entre-temps, les concessionnaires, sûrs d’avoir le produit dans les showrooms, lancent les commandes. Au client de savoir que le délai de livraison est de 7 jours avec un payement cash (numéro de châssis exigé sur le bon de commande) et de 45 jours, voire plus, si le versement n’est pas entier.

F. B.

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