Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

A la une / Dossier

Succession de Bouteflika

La révision constitutionnelle comme dernière balise ?

La révision constitutionnelle représente-t-elle la dernière étape de la mise en œuvre du scénario de la succession du président Bouteflika ? Depuis déjà un certain temps, cette question s’est imposée d’elle-même, mais aujourd’hui, elle revient avec force, en raison de la cadence imprimée au processus de révision de la loi fondamentale : l’avant-projet de loi vient d’être entériné en Conseil des ministres et transmis par le chef de l’État, au Conseil constitutionnel en vue de son approbation, dans moins de 15 jours.
Tout est dit dans la démarche des tenants du pouvoir actuel : pas question d’un changement dans l’approche qui s’appuie évidemment sur la caution parlementaire pour éviter l’épreuve de l’abstention, ni
de prise en considération des critiques et des revendications de l’opposition qui réclame l’adoption de la révision constitutionnelle par voie référendaire.
En introduisant certaines dispositions, comme par exemple les articles 51 et 73 relatifs à l’accès aux hautes responsabilités de l’État et aux fonctions politiques, et aux conditions d’éligibilité à la présidence de la République, le clan présidentiel a également verrouillé la succession d’Abdelaziz Bouteflika. D’ailleurs, sans même attendre l’avis du Conseil constitutionnel et le vote du Parlement, celui-ci a demandé à l’Exécutif de préparer les nouveaux textes de loi adaptés à la nouvelle Constitution et de réunir les “conditions requises” pour mettre en place les “instances nouvelles créées”, en invitant agents publics, opérateurs économiques et citoyens, à s’inspirer de “la lettre et de l’esprit de notre Constitution enrichie”. En plus clair, le 7e Président de l’Algérie indépendante agit comme si l’avant-projet de Constitution avait été déjà validé ! Ce constat, loin de contredire les pronostics établis ces dernières années, vient conforter au contraire l’idée selon laquelle la réélection, en avril 2014, du président Bouteflika pour un 4e mandat était destinée notamment à préparer le mieux possible la succession de ce dernier.
D’ailleurs, l’épineuse question de la capacité du chef de l’État à assumer ses fonctions reste d’actualité : de l’avis même des “amis” du président Bouteflika, une telle situation ne saurait s’éterniser de la sorte, ayant suffisamment montré ses limites et perturbant grandement le fonctionnement normal des institutions de l’État. Beaucoup a été dit sur le ou les candidats potentiels, mais surtout sur les “signes” de ce scénario, qui a commencé à voir le jour, avec les derniers changements opérés à la tête du département du renseignement et de la sécurité (DRS).
Théoriquement, la mise à la retraite du général Toufik, longtemps désigné comme le “Dieu de l’Algérie”, et la prise de contrôle sur l'armée nationale et ses services de renseignement, considérés comme “les détenteurs du pouvoir réel”, devaient laisser le clan présidentiel seul à la tête du pouvoir algérien et permettre ainsi à Bouteflika de céder le pouvoir, tout en contrôlant sa propre succession. Dans la réalité, de nouveaux éléments sont venus se greffer à ce “plan initial” (lettre du général Toufik, démarche du groupe des “19-4”, sortie médiatique de généraux…), des éléments qui ne sont pas près de disparaître et avec lesquels il faudra compter. Du moins, dans l’immédiat.

Hafida Ameyar

ARTICLES CONNEXES


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER