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A la une / Dossier

LE DÉCÈS DE HOCINE AÏT AHMED VU PAR LES INTERNAUTES

La Toile s’emballe

Après l’annonce du décès de Hocine Aït Ahmed, les réactions se sont immédiatement enchaînées sur les médias sociaux. Que ce soit sur facebook ou sur Twitter beaucoup d’Algériens ont affiché leur peine, en publiant des commentaires ou encore en remplaçant leur photo de profil par celle du chef historique de la Révolution, ou par un fond noir. Il faut noter, en effet, que c’est sur le réseau social le plus utilisé par les Algériens, facebook, qu’est apparue l’information de son décès, bien avant les pureplayers et agences de presse. D’ailleurs le hashtag #AitAhmed est l’un des plus utilisés sur la Toile depuis mercredi soir. Plusieurs personnalités médiatiques ont partagé l’info sur leurs propres comptes, et en ont profité pour saluer le parcours de l'ancien président du parti du Front des forces socialistes (FFS).
Pour Kamel Abdat, comédien algérien “Si L’houcine est parti et avec lui un vieux rêve de liberté et une ancienne histoire d’amour avec la Révolution (…)”, a-t-il écrit dans un long texte publié sur son propre compte Facebook. De son côté, l’écrivain-journaliste Kamel Daoud a qualifié Hocine Aït Ahmed, dans un post comme étant “l’un des vrais pères de cette nation (…) Un long rêve de liberté et de démocratie n’est plus. Qu’il se repose de ce qui nous tue chaque jour : l’indignité, l’indignation et l’indifférence”.
Toutefois, plusieurs internautes, des citoyens lambda, ont tenu à remettre en cause la “spontanéité” de certains hommages envers “quelqu’un qui était banni dans son pays”. Pour Mounira : “Il fallait l'aider de son vivant, il n'a rien à faire de vos faux pleurs de faux nationalistes !”. Un avis appuyé par celui de Lyna qui s’appuie sur un dicton populaire : “Ki kane hay chtaq temra ki mate âlkoulou ardjoune”, (quand il était vivant il n’avait même pas droit à une datte, et quand il est mort on lui a offert un régime, ndlr). D’autres ont critiqué la couverture réalisée par l’ENTV, et l’annonce tardive du deuil national. C’est le cas de Toufik. “La honte du siècle, au lieu de parler de Hocine Aït Ahmed, de faire des reportages sur sa vie, ils font leur carnaval avec cette émission sur la cuisine!!!”, a-t-il déploré.
Quant à Arezki Aït-Larbi, journaliste et éditeur, il a signalé, sur son compte facebook, ce qu’il a appelé “Le passage bizarre” dans l'hommage du président Bouteflika à Hocine Aït Ahmed. “En passant par son évasion des geôles du colonisateur (...).” Arrêté le 22 octobre 1956, en compagnie de Boudiaf, Ben Bella, Khider et Lacheraf lors du fameux détournement de l'avion par l'armée française, Hocine Aït Ahmed sera libéré, avec ses compagnons, le 19 mars 1962, au lendemain de la signature des Accords d'Évian. Il ne s'est donc pas évadé des “Geôles du colonisateur”, a-t-il signalé.
Sur Twitter, les internautes ont réagi en masse, selon l’outil analytique pour Twitter, Tweetchup, le hashtag #AitAhmed a été utilisé à l’heure où nous mettons sous presse, et depuis mercredi soir, plus de 1 133 fois, avec près de 1,5 million de personnes atteintes. Laissant exprimer leur tristesse, des twittos français ont même exprimé leur vœu de devenir Algérien. “Je préfère  parler de H. Aït Ahmed que de F. Hollande : il y a des jours où  j'aimerais avoir la double nationalité !”, a indiqué Michel Godicheau. Des twitos algériens se sont amusés à lier les dates et leur coïncidence “Le décès d’Aït Ahmed coïncide avec la fin du combat de l’Émir Abdelkader le 23 décembre 1847”, a signalé dzaster. Bled Runner a, quant à lui, fait court : “Qu’Aït Ahmed repose en paix, l'un des hommes qui auraient pu changer la face du pays.”

I. A.

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