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A la une / Dossier

Le ministre des affaires étrangères convoque l’ambassadeur français à Alger

La visite de Manuel Valls est-elle compromise ?

Les relations algéro-françaises, qui ont connu ces dernières années une remarquable embellie, notamment depuis l’arrivée au pouvoir du socialiste François Hollande, sont-elles sous la menace d’une nouvelle phase de crispation ? La question est à poser, à la lumière de la convocation hier de l’ambassadeur de France à Alger, Bernard Émié, par le ministre des Affaires étrangères Ramtane Lamamra, à la suite notamment de la publication par le journal Le Monde de la photo du chef de l’État en illustration de scandale Panama Papers. Cette photo du président Bouteflika, alors que c’est Abdeslam Bouchouareb qui est impliqué dans le scandale, semble être la goutte qui a fait déborder le vase, après de précédentes publications, dans d’autres journaux, jugées hostiles à l’Algérie. D’ailleurs, la dépêche de l’APS, qui a fait état de la convocation de l’ambassadeur, parle carrément de “campagne de presse, hostile à l'Algérie et à ses institutions, menée en France dans différents médias et à travers d'autres activités publiques”.
M. Lamamra “a fait valoir le fait que ladite campagne malveillante et fallacieuse — que l'invocation de la liberté de la presse ne saurait aucunement justifier — a atteint son paroxysme avec des manipulations diffamatoires délibérément dirigées contre l'institution présidentielle”, indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Le ministre algérien des Affaires étrangères fait part à Bernard Émié de “la nécessité morale et politique que des autorités françaises qualifiées marquent clairement leur réprobation de cette campagne qui est incompatible avec la qualité et le niveau des relations algéro-françaises”.
En d’autres termes, il est demandé aux autorités françaises de se démarquer clairement de cette campagne. Faut-il s’attendre donc à un communiqué des autorités françaises pour marquer leur “réprobation”, tout en sachant que le pouvoir politique n’a pas un droit de regard sur les lignes éditoriales ? Une chose est sûre : la convocation de l’ambassadeur français traduit clairement la colère d’Alger. On se demande même si cette convocation de l’ambassadeur n’annonce pas déjà le report de la visite que doit effectuer les 9 et 10 avril le Premier ministre français à Alger, à la tête d’une importante délégation. “Le Premier ministre se rendra à Alger en conduisant une importante délégation ministérielle française. L'affaire Panama Papers n'a aucun impact sur la relation entre la France et l'Algérie qui revêt une dimension stratégique et qui doit même être encore plus forte au moment où nos deux pays font face au risque terroriste et aux crises régionales qui affectent leur sécurité”, ont indiqué les services du Premier ministre au quotidien Le Figaro.

O. O.


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