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A la une / Dossier

Dévaluation du dinar

Le rêve d’un “made in Algeria” compétitif !

Pour se développer à l’international, donc acquérir de nouvelles parts de marché à même de booster la production nationale et, partant, augmenter les chances de création de la richesse et de l’emploi, une économie, à l’échelle macroéconomique, et une entreprise, à l’échelle microéconomique, ont besoin de produits et de services compétitifs. Une compétitivité qui peut être assurée par les qualités intrinsèques du produit à exporter, la façon de sa distribution, celle de faire sa promotion et, enfin, son prix de cession. Un dinar faible rend le produit “made in Algeria” à la portée de l’acheteur potentiel à l’international. Mais cela reste du domaine de la science-fiction et des rêves pour, au moins, deux raisons. La première est que le taux d’intégration de l’économie algérienne ne dépasse pas les 20%. D’où un dinar faible tire vers le haut les coûts de la production plus qu’il ne tire vers le bas les prix de cession sur les marchés internationaux. La seconde est que l’Algérie n’a pas investi, et n’est toujours pas prête “culturellement” à le faire, dans les secteurs demandant peu d’inputs à importer tels que l’agriculture et le tourisme. Restons dans la science-fiction et imaginons un Français qui pense passer des vacances en Algérie ou en Tunisie. Supposons qu’un tour-opérateur mondial lui propose un séjour d’une semaine dans un hôtel 4 étoiles en all-inclusive soit en Algérie soit en Tunisie. Avec 1 euro pour 100 dinars algériens et 1 euro pour 50 dinars tunisiens, c’est le produit algérien qui est compétitif… en théorie seulement et juste pour rêver. Le même exemple peut être transposé aux produits agricoles algériens mais toujours dans les rêves, car dans la réalité, nous sommes plutôt confrontés à un cauchemar nommé la rente ainsi que le mensonge des prix et le discours populiste qu’elle favorise !


M K.


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