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A la une / Dossier

le conseil des ministres adopte 2 avant-projets de loi portant obligation de réserve des officiers supérieurs

Les généraux à la retraite sommés de se taire

Les officiers supérieurs de l’ANP à la retraite sont invités à garder le silence. ©Louiza Ammi/Archives Liberté

L’adoption de ces deux textes qui interviennent alors que le procès de Hocine Benhadid ne s’est toujours pas tenu, en dépit des appels incessants de ses avocats à une liberté provisoire, prouve, a posteriori, que sa sortie a fait désordre.

Elle avait,“bruyamment”, à travers la revue El Djeich, contesté le vocable de “grande muette” dont on l’a affublée et voilà qu’elle se met à “parler” pour inviter les officiers à la retraite au… silence. Dans la foulée de ses succès obtenus sur le terrain contre le terrorisme et contre la grande contrebande et dont elle n’a pas cessé depuis plusieurs mois d’en faire écho, l’Armée nationale populaire (ANP), via le chef d’état-major de corps d’armée, et néanmoins vice-ministre de la Défense nationale, a présenté, hier, en Conseil des ministres deux avant-projets de loi modifiant et complétant, respectivement, une ordonnance de 1976 relative au statut des officiers de réserve ainsi qu'une ordonnance de février 2006 portant statut des personnels militaires. Finalité : “Consolider les règles régissant l'obligation de réserve des officiers généraux et des officiers supérieurs en retraite”, selon le communiqué du Conseil des ministres qui a adopté les deux textes.
On l’aura, sans doute, compris : ces nouvelles dispositions semblent avoir été inspirées aux initiateurs des deux textes par le général Benhadid, qui croupit depuis l’automne dernier en prison, et dont la sortie sur les ondes de la Radio M semble avoir fait désordre en haut lieu. Poursuivi pour une plainte du MDN, le général Hocine Benhadid est accusé d’avoir “porté atteinte au moral de l’armée” et divulgué des secrets militaires. Dans sa sortie, l’ancien commandant de la 8e brigade blindée avait également accusé le frère cadet du Président d’avoir été derrière les changements opérés à la tête de l’appareil de l’État et au sein de l’armée, notamment la mise à l’écart du patron du DRS, le général Mohamed Mediene, obtenue, selon ses dires, grâce à un deal, en 2014, entre Saïd Bouteflika et Gaïd Salah. Mais, Hocine Benhadid n’est, visiblement, pas le seul visé par les deux textes pour avoir été disert. Il y a aussi le général-major Khaled Nezzar, qui n’hésite pas, régulièrement, à faire des sorties médiatiques, ou encore le général Mohamed Mediene qui avait fait une “intrusion médiatique” pour voler au secours du général Hacène, emprisonné, mais également Tahar Yala et de nombreux autres encore. “C'est pour préserver la brillante image de l'Armée nationale populaire au sein de notre société, et pour maintenir, également, cette institution au service exclusif de la République et au-dessus des enjeux politiques ou politiciens, que nous avons jugé utile d'élaborer les avant-projets de loi que nous venons d'adopter aujourd’hui”, a expliqué le président de la République, selon le communiqué du Conseil des ministres. Il reste que cette institution, dont on veut qu’elle se tienne loin des enjeux politiciens, ne s’est pas empêchée de féliciter publiquement le secrétaire général du FLN après la tenue du congrès du parti. À moins que l’enjeu de la succession du président Bouteflika, avec son lot de réajustements au sein du sérail, n’impose quelques réaménagements sur le plan juridique pour, notamment, la “mise hors d’état de nuire” des empêcheurs de penser en rond.

K. K.


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1 réactions
aminelicia le 01/06/2016 à 14h20

Bonjour Ce qui prouve que les lois en Algérie sont confectionnées sur mesure, compte tenu de la conjoncture, pour punir aussi bien l'individu que la société. Et surtout, préserver les "intérêts" de la caste au pouvoir.

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