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A la une / Dossier

Tensions et menaces terroristes en Tunisie, en Libye et au Mali

L’étau se resserre autour de l’Algérie

Les groupes terroristes pullulent dans la région du Sahel. © D. R.

La situation sécuritaire dans les pays voisins est le sujet de beaucoup d’inquiétudes. Le déploiement de milliers de soldats aux frontières et leur équipement en matériel de surveillance hypersophistiqué n’empêchent
pas toujours l’infiltration de terroristes en Algérie.

La Tunisie, la Libye et le Mali vivent une période des plus difficiles sur les plans politique et sécuritaire, aggravée par une mutation des groupes terroristes et l’implantation de l’organisation autoproclamée État islamique (Daech). Profitant du vide institutionnel, né de la vague de révoltes populaires communément appelées le “Printemps arabe”, ces mouvements terroristes ont réorganisé leurs rangs et se sont rééquipés, grâce notamment à l’arsenal libyen qui a été récupéré au lendemain de la chute de l’ancien régime de Mouammar Kadhafi. Une partie de cet arsenal a été utilisée par la rébellion targuie de 2012 dans le nord du Mali. Dans la foulée, des groupes terroristes comme Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), Ansar Eddine et le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), qui ont eu aussi leur part de cet armement libyen, ont saisi l’occasion pour prendre momentanément le contrôle de plusieurs régions nord du Mali, avant d’être chassés par l’intervention française, dans le cadre de l’opération Serval en 2013. Certes, la présence des troupes françaises dans le nord du Mali, avec un renforcement de leur position à Tessalit, une zone stratégique près de la frontière algéro-malienne, a permis d’éliminer de nombreux terroristes, mais cela n’a pas freiné pour autant le mouvement de ces groupes qui empruntent d’autres voies de circulation. Sans le soutien des populations locales, aucune force armée n’est en mesure d’assurer la couverture d’un si vaste territoire qui s’étend de la Mauritanie jusqu’au Tchad et de la Méditerranée jusqu’en Afrique subsaharienne, où une fusion de ces mouvements avec le groupe nigérian Boko Haram provoquerait le chaos. En Libye, c’est plutôt dans le nord du pays que des islamistes ont essayé de conquérir des territoires, tandis que dans le sud frontalier avec le Niger et l’Algérie, la tendance était surtout pour le commerce de la contrebande d’armes. Abandonnées à leur sort, les régions du Sud-Ouest libyen ont été utilisées comme zone de repli pour Aqmi, Ansar Eddine et le Mujao, et d’où ils ont préparé de nombreuses attaques, dont celle du site gazier de Tiguentourine, à In-Amenas en janvier 2013. Les découvertes de caches d’armes et l’interception de plusieurs groupes transportant des quantités importantes d’armes de guerre dans le Sud algérien, ne sont pas étrangers au chaos post-révolution de 2011 en Libye, où l’apparition de Daech est venue se greffer à une situation plus qu’alarmante à nos frontières. Le déploiement de milliers de soldats aux frontières et leur équipement en matériel de surveillance hypersophistiqué n’empêchent pas toujours l’infiltration de terroristes en Algérie. L’Algérie partage près de 1 000 kilomètres de frontière avec la Libye, presque autant avec l’autre voisin tunisien. Si l’Algérie peut compter sur la disponibilité d’interlocuteurs dans ce pays, tout n’est pas gagné pour autant. Disposant de peu d’expérience et de moyens dans ce domaine, les services de sécurité tunisiens mènent une lutte antiterroriste de manière difficile. Les attaques de 2015 contre le Musée du Bardo et le bus de la sécurité présidentielle à Tunis, et celle de Sousse, puis celle de Ben Guerdane, la semaine dernière, sont un signal d’alarme sur le danger qui guette ce pays en pleine transition politique et l’ensemble des pays de la région. Jusqu’à maintenant, la coordination sécuritaire et la lutte se font plus dans le domaine du renseignement que sur le plan opérationnel. L’Algérie s’est imposé le principe de non-intervention hors de ses frontières. Mais demain, personne ne sait comment sera menée la lutte au cas où la situation sécuritaire s’aggraverait en Tunisie et en Libye.


L. M.

 


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4 réactions
muhand le 15/03/2016 à 11h20

Bien sûr que le pays est menacé, menacé par des terroristes financés par le Qatar et l'Arabie Seoudite, entraînés par les services américains et armés par les USA et la France. Et le Maroc ce frère encombrant nous empoisonne la vie avec sa drogue. Personnellement je ne suis pas inquiet, je sais que nous avons une armée de pros, une population alerte et capable de reprendre les armes contre toutes tentatives d'incursion, et surtout capable de mener une guerre sur le territoires même .......

muhand le 15/03/2016 à 11h28

.......des pays qui chercheraient à nous nuire. C'est cela qui fait peur à nos ennemis. Toutefois il faut faire extrêmement attention aux discours officiels des officiels qui nous glaironnent sans cesse que sans eux le pays risque de se libyaniser. Ce système brandira toujours cette menace pour s'accrocher au pouvoir, il ne nous est pas interdit de nous poser des questions sur la menace réelle qui pèse sur le pays. L'ennemi est peut-être là où on l'attend le moins, au sommet de l'état.

yanis le 15/03/2016 à 13h12

"L’étau se resserre" autour des terroristes qui en veulent au pays, si le peuple est derrière son armée. si ce peuple veut vivre sa vie après avoir vécu les affres du terrorisme les années 90, il doit dénoncer les renégats et autres mercenaires.

Mehdi1 le 15/03/2016 à 14h01

A lire le titre , on a l'impression que ce sont des armées qui encerclent l'Algérie, alors que ne sont que des groupuscules qu'on peut écraser en un claquement de doigt. Qui s'y frotte s'y pique. Le peuple et l'armée sont unis face à l'adversité c'est ce qui la force de l'Algérie. Ce n'est pas un peuple de traite.

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