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Réactions…

Ali Benflis, président  de Talaie El- Hourriyet :  “C’est un homme noble et propre”
n “C’est un homme qui mérite notre respect et tous nos remerciements pour tout ce qu’il a donné pour le pays. C’est un grand parmi les grands hommes de ce pays. C’est un homme qui a pris conscience, bien avant les autres, qu’aucune issue, aucune solution pour l’Algérie sans une vraie et réelle démocratie. Cette vraie démocratie, comme il disait souvent, est la souveraineté du peuple. C’est la citoyenneté pleine et entière. Il ne voulait pas d’une citoyenneté en deçà ou au-delà de la norme. Il a de tout temps appelé à l’instauration de l’égalité entre les citoyens. Quant aux droits de l’Homme, plusieurs autres les ont évoqués, mais lui, il en a fait son cheval de bataille, la raison de son combat depuis l’Indépendance, au sein de l’Assemblée constituante. Cet homme est noble, il est propre, c’est un nationaliste hors pair. Je salue sa mémoire et que Dieu ait son âme.”


Saïd Khelil, militant démocrate : “Un monsieur d’une humilité et d’une simplicité qui a incarné la morale politique”
 “C’est le nouvel an qui débute et personne n’oubliera cette date. De ma vie, je n’ai jamais vécu de moments pareils. Une telle émotion et une telle ferveur.
Il y a des souvenirs qui me reviennent en voyant tout cela. C’était le 5 juillet 1962, où j’ai vu des foules déferler, se rassembler. J’ai vécu aussi les événements comme ceux d’avril 80.
À côté de ces événements, il y aura désormais le 1er janvier 2016 lorsque l’Algérie s’est réunie. Tous ces citoyens sont venus du fin fond du pays, ils sont venus de tous les villages, de toutes les wilayas afin de rendre un hommage à celui qui a incarné le combat, la lutte pour la libération, pour les libertés, pour la démocratie de l’Algérie. C’est un homme qui a incarné un combat et qui a conjugué sa vie avec son idéal politique. Il était humble, mais intransigeant avec ses principes. Il a incarné aussi l’intégrité politique. On peut ne pas être d’accord avec certaines de ses positions, mais cet homme a incarné la morale politique.
Il n’a jamais accepté le pouvoir qu’on lui a donné sur un plateau d’argent, et j’en suis témoin en janvier 1992. Il a dit non. Je suis démocrate, je ne peux pas accepter de diriger un pays où je n’ai pas gagné des élections. Nous avons beaucoup appris avec lui. Un monsieur d’une humilité, d’une simplicité et d’une grande écoute. Aujourd’hui, il suffit d’ouvrir les yeux et de regarder loin en direction de ces montagnes pour comprendre ce qu’est l’Algérie. J’ai un grand espoir, car si ce peuple continue à se mobiliser ainsi, jamais notre pays ne sombrera dans l’obscurantisme ou la dictature. L’Algérie vivra et vive Aït Ahmed qui n’a jamais été aussi vivant qu’aujourd’hui.”

Mokrane Aït LARBI : “70 ans de combat”
 “Pendant 70 ans, Hocine Aït Ahmed a lutté pour l’Indépendance de l’Algérie et pour les libertés. Da l’Hocine s’est opposé au pouvoir personnel et aux militaires des frontières et rejeté toute idée de substituer la dictature au colonialisme. Pour défendre ses convictions, il a soutenu devant l’Assemblée constituante l’instauration d’un État démocratique et social soucieux des libertés publiques et des droits de l’Homme. Sa conception de l’Algérie indépendante a toujours été de rendre la parole au peuple souverain pour le laisser décider de son devenir en toute liberté. Après sa condamnation à mort et son évasion de prison en 1966, il a continué son combat sans relâche pour défendre ses idéaux, en s’opposant au pouvoir totalitaire, malgré le danger permanent et une campagne de dénigrement. Militant et intellectuel, il a écrit notamment La Guerre et l’Après-guerre, Mémoires d’un Combattant, l’Affaire Mecili et une thèse de doctorat en droit sur les droits de l’Homme dans la charte et la pratique de l’OUA, publiée en 1980 sous le titre L’Afro-fascisme. On peut lire à la 4e de couverture : ‘Les techniques totalitaires de l’État fasciste, telles que la mobilisation des masses par le parti unique, la manipulation des notables et clientèles régionalistes, la promotion d’intellectuels carriéristes et d’aristocratie ouvrière, acquièrent une virulence particulière avec les mentalités sommaires et primaires des élites militaristes.’ Ce constat est à l’ordre du jour.”
 


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