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Dossiers Economiques Mercredi, 22 Février 2012 10:00 Facebook Imprimer Envoyer Réagir

Effets de la dévaluation du dinar

Les produits alimentaires et les équipements importés plus chers

Par : Khaled R.

La nouvelle saignée  du dinar

Différents spécialistes s’accordent à souligner que la chute de la valeur de la monnaie nationale ces derniers mois, voire depuis 2011, est une dévaluation qui ne dit pas son nom. Ils estiment qu’elle aura des répercussions sur les ménages en termes de baisse du pouvoir d’achat ainsi que sur les entreprises en termes de renchérissement des coûts de production. En clair, on va assister à une hausse importante des prix de large consommation non soutenus par l’État en 2012.
Ce sont donc les consommateurs qui vont payer la fragilité de l’économie et les décisions incohérentes des pouvoirs publics, qui, au lieu de stimuler la compétitivité et la diversification de l’économie nationale, sont en train d’encourager une hausse importante des importations et un détournement à large échelle des produits subventionnés vers le Maroc et la Tunisie. D’ailleurs, le dernier recensement économique a montré que notre économie était bel et bien une économie de bazar, l’industrie occupant une place de strapontin dans le tissu économique du pays, au profit du secteur tertiaire.
Sur le plan pratique, le discours technique des autorités financières n’explique ni  pourquoi les opérateurs n’ont pas été informés sur cette dérive du dinar ni pourquoi la banque des banques ne protège pas les entrepreneurs des risques de change. Alors que la requête du patronat pour un mécanisme de couverture du risque de change date depuis au moins cinq ans, la Banque d’Algérie n’a toujours pas autorisé la mise en œuvre par les banques commerciales d’un tel instrument usité dans de nombreux pays dans le monde.
En fin de compte, la hausse des salaires n’aura servi finalement qu’à alimenter la dépréciation de la monnaie et l’inflation (hausse des prix). Comme l’avaient prédit les spécialistes, cette tendance avait été favorisée par l’absence de contrepartie à l’augmentation des salaires exigée par l’État en termes d’amélioration de la productivité de l’économie de manière générale, des services et des performances de la Fonction publique en particulier.
Paradoxalement, au plan macroéconomique, les principaux indicateurs sont au vert. Près de 200 milliards de dollars de réserves en devises n’ont pas suffi à rendre plus solide le dinar. Au moment où on s’attendait à une réévaluation du dinar, du fait de l’aisance financière du pays, on en est à un scénario inverse.
La réévaluation du dinar joue contre les opérateurs locaux qui seront dès lors moins compétitifs. La dévaluation du dinar exprime la position fragile de l’économie nationale en termes de productivité, de compétitivité et sa dépendance vis-à-vis des fluctuations des cours du brut. Une véritable quadrature de cercle. L’économie nationale risque de s’enfermer dans ce discours  trop respectueux de l’orthodoxie financière.
Bouffée d’oxygène : la microéconomie, la sphère réelle et plus simplement l’entreprise, telle est la clé de l’avenir du pays. Or, à force de la marginaliser, on a laissé le pays en état de friches industrielles.   Tant qu’on n’aura pas changé ce décor,  la paix sociale arrachée par la hausse des salaires sera éphémère.
Quant à la maîtrise de l’inflation, une mission de la Banque d’Algérie, elle est assurée par des outils financiers, en particulier le contrôle de la masse monétaire en circulation. Or, ce mécanisme s’avère insuffisant tant qu’on n’aura pas maîtrisé l’organisation du marché intérieur, à l’origine de dérapages des prix, propension encouragée par une partie des commerçants à la recherche de bénéfices élevés au détriment des ménages, y compris par des moyens illégaux. L’instrument de la Banque d’Algérie destiné à contrôler la hausse des prix sera, du reste, d’autant plus inefficace qu’on n’assistera pas à une relance de l’offre locale en biens et services.
Pis, la fuite illégale des capitaux n’a jamais été aussi importante qu’aujourd’hui, une conséquence de la dévaluation de la monnaie nationale opérée depuis des années reflétée par les taux de change pratiqués sur les marchés parallèles de la devise. Un autre signe de la déliquescence de nos instruments de contrôle. En fin de boucle, où va l’Algérie avec de telles fragilités de nos institutions et d’autant de décisions incohérentes ? Un nouveau saut à l’inconnu, pour rester dans cet euphémisme, en un mot de la dépréciation du dinar.


K. R.
libecosup@yahoo.fr

Commentaires

DZetFIER 22-02-2012 18:35

#6
Bjr l'Algerie. tout produits subventionnes (etat) ou autres. detourners vert l'etranger maroc.tunisie,doit etre considerer comme crime economique contre l'algerie,et c'est gents qui ramasses des fortunes sur le dos de l'algerie. les codamners severement et recuperers tout cette argents meme leurs maisons,voiture s,comptes en banques ext..c'est le seulle remede pour arreters les trafiquants
Répondre a DZetFIER

AHCHEM 22-02-2012 18:19

#5
LE PAYS EST MALADE COMME LE PRESIDENT...
Répondre a AHCHEM

agma 22-02-2012 17:59

#4
Citation en provenance du commentaire précédent de NATIFBOUIRA:
En dehors du fait qu'il y a véritablement un problème de pouvoir d'achat pour la plus part de nos concitoyens, il y a surtout un fort "vouloir d'achat" et c'est là le problème. J'ai eu l'occasion de visiter notre pays et constater que la plus part des produits manufacturés et alimentaires sont importés, comment voulez vous créer de la richesse. Nos pseudo hommes d'affaires devraient se remettre en question pour le bien de notre économie

ils ne peuvent pas . le patron sarko les empechent de travailler.
Répondre a agma

ATMAN 22-02-2012 13:31

#3
On comprend mieux pourquoi les algériens préfèrent l'importation plutôt que la production. "RAGDA out' mangé" (= on mange en restant allongé). Toujours est-il que malheureusement c'est toujours le consommateur déjà affaibli qui paye la note finale. Les marchands notamment les réligieux par leurs apparences profitent de ce type de commerce ( c'est la tidjara: donc c'est légal !).
Répondre a ATMAN

NATIFBOUIRA 22-02-2012 13:10

#2
En dehors du fait qu'il y a véritablement un problème de pouvoir d'achat pour la plus part de nos concitoyens, il y a surtout un fort "vouloir d'achat" et c'est là le problème. J'ai eu l'occasion de visiter notre pays et constater que la plus part des produits manufacturés et alimentaires sont importés, comment voulez vous créer de la richesse. Nos pseudo hommes d'affaires devraient se remettre en question pour le bien de notre économie
Répondre a NATIFBOUIRA

Haoudjiana 22-02-2012 11:22

#1
Avant l'euros," cette histoire se déroule sur une terrasse de café à Paris où toute les devises sont attablées. Le dinars passant par là, le franc d'un air fier s'adresse aux autres devises en traitant le dinars de vaut rien. Ce dernier répondit: je ne vaut peut être rien mais toi, quelque soit ton ascension, moi je t'achete"
Maintenant le dinar a eu raison du franc, le voilà depuis 10 ans acheter de l'euros. mais jusqu'à quand???
Trève de plaisanterie mais je crois que seul moyen de s'en sortir est de travailler et produire et compléter par de l'importation. Pas facile mais bon!!! rien ne l'est!!!!!
Répondre a Haoudjiana

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