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Dossiers Economiques Mercredi, 19 Septembre 2012 09:50 Facebook Imprimer Envoyer Réagir

Benali Benzaghou, recteur de l’université Houari-Boumediene de Bab Ezzouar

“Nous avons besoin de former beaucoup de chercheurs”

Par : Said SMATI

“Je pense que l’un des objectifs prioritaires de l’Algérie en mettant en place une organisation de la recherche est d’abord de fournir aux universités et aux futurs centres de recherche les chercheurs qu’il faut.
On n’a pas de recherche sans des chercheurs. Alors pendant un certain temps cette formation était totalement dépendante de l’étranger. L’objectif prioritaire qui avait été annoncé était donc d’encadrer l’université.
C’est plus facile de construire des bâtiments et d’acheter du matériel que d’avoir l’encadrement qu’il faut pour ces universités. Connaissant la cadence de croissance de l’université algérienne, il y avait une très très forte demande qui n’est pas encore totalement satisfaite.  L’université algérienne a été obligée à un moment donné de recruter comme enseignant par exemple beaucoup de jeunes qui n’avaient pas encore le doctorat. La règle de base dans les universités du monde est que pour enseigner à l’université il faut avoir soutenu un doctorat.  Aujourd’hui, nous pouvons considérer qu’une partie importante des chercheurs formés et qui sont en activité sont formés en Algérie. Donc le pays a acquis une certaine autonomie et une certaine capacité de reproduire ses structures. Un grand nombre d’enseignants dans toutes les universités algériennes ont fait leur thèse, ont soutenu en Algérie parfois peut-être en collaboration avec des universités étrangères. Donc, Il y a ce processus qui est en cours, et je pense que c’est un des résultats majeurs de l’organisation de la recherche. Progressivement s’est posé un deuxième problème à la recherche scientifique comme cela se pose dans l’ensemble des pays du monde. C’est la relation entre la recherche scientifique et l’activité économique. Souvent on entend le discours qui dit que l’entreprise ne se rapproche pas des centres de recherche. Ou l’inverse, c'est-à-dire le secteur économique qui dit, ils font de la recherche dans n’importe quoi et ne viennent jamais s’informer de nos préoccupations. Le rapprochement entre la recherche scientifique et l’activité économique est un processus beaucoup plus long et plus difficile à mettre en place. Et tous les pays sont passés par là. C’est un processus à deux partenaires. C'est-à-dire la recherche du côté des chercheurs et la demande de recherche du côté secteur économique.
C’est un processus multiforme qui nécessite des structures de dialogue et surtout du temps”, a observé M. Benzaghou à propos de la situation de la recherche scientifique en Algérie.


S. S.

 

Commentaires 

 
#1 benah 20-09-2012 07:25
les chercheurs de l'université Algérienne font le bonheur d'autre pays. cette réflexion est un obstacle comme tant d'autres . récupérant nos chercheurs, il y a des centaines dans le monde qui ont toujours cet esprit nationaliste mieux que qui quiconque.
la mauvaise gouvernance continue à faire beaucoup de mal au pays.
 
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