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Foot / Dossiers sportifs

falsIfication d’état civil, usurpation d’identité et fausses attestations d’internationaux

Faut-il plus de vigilance avec les joueurs africains ?

©D. R.

Retour des joueurs étrangers dans le championnat algérien
Des avantages mais aussi des inconvénients

La FAF a levé mercredi dernier l’interdiction de recrutement des joueurs étrangers pour les clubs de Ligue 1, deux ans presque jour pour jour, après avoir été imposée par l’ancienne direction de la FAF. La fédération a toutefois pris la précaution de limiter l’âge des joueurs étrangers recrutés dans le championnat algérien à 30 ans, ce qui ne veut pas dire qu’un élément qui atteint l’âge de 30 ans, une ou plusieurs année d’activité en Algérie, sera prié de plier bagage mais il est fait obligation d’avoir moins de 30 ans à la date de la signature du contrat. Le nombre de ces joueurs est également limité à deux par club. Troisième condition  pour aspirer à signer un contrat professionnel en Ligue 1 algérienne : ces étrangers sont obligés d’être des internationaux dans leurs pays respectifs que cela soit A ou A’ (équipe nationale A ou équipe nationale des locaux). Incontestablement cette décision d’intégrer dans le championnat national des joueurs étrangers peut être profitable dans le sens où elle permettra aux clubs algériens d’abord d’importer cette plus-value technique, ce plus à l’équipe, et d’espérer également réaliser un retour sur investissement en tentant de les exporter en Europe. L’Algérie pourrait servir de nouveau de tremplin, donc un marché vers l’Europe, notamment comme ce fut le cas il y a pas si longtemps avec les Sidibé, Diallo, Dabo, N’jeng. En outre, le fait d’en avoir limité le nombre à deux fera en sorte que le taux des joueurs étrangers dans le championnat national sera réduit pour ne pas dire faible. Aucun danger donc pour la formation et le talent local. Cependant, l’expérience des joueurs, notamment africains en Algérie, est également parsemée d’embûches. Il suffit de rappeler les raisons qui ont poussé l’ancien président de la FAF, Mohamed Raouraoua, à décider de l’interdiction pour s’en rendre compte.
 
Statut d’international : des enquêtes approfondies s’imposent
“Concernant les joueurs étrangers et compte tenu des difficultés financières, de l’impossibilité d’obtenir des devises légalement pour payer les salaires, indemnités de formation et de solidarité des joueurs étrangers ainsi que devant les agissements de certains agents de joueurs et autres acteurs du football peu scrupuleux, le bureau fédéral a décidé d’arrêter le recrutement des effectifs étrangers dans les clubs professionnels”. Autrement dit, c’est devant l’accumulation des contentieux entre ces Africains et les clubs algériens et les nombreuses condamnations par la FIFA que la FAF s’est retrouvée obligée d’arrêter tout. “Nous nous sommes retrouvés, sous la pression de la FIFA, à payer à la place des clubs, pour des contentieux qui ne nous concerne pas sachant que les clubs, selon la loi algérienne, n’ont pas le droit de transférer des devises. Mais la FAF ne peut pas continuer à assumer un tel fardeau. Et puis si on devait appliquer la loi, chaque condamnation de la FIFA correspondant à un défalcation de points, on se retrouverait dans des situations dramatiques alors autant suspendre tout cela en attendant que nos clubs retrouvent une meilleure santé financière et surtout en attendant que les pouvoirs règlent cette question de transfert de devises”, soulignait, en 2015, Mohamed Raouraoua devant la presse. Un constat partagé d’ailleurs par l’actuel bureau fédéral qui dans sa réunion du 1er mai avait révélé que “la FIFA a pris 14 décisions contre des clubs de Ligue 1”. La FAF n’en dit pas plus sur l’identité des joueurs et les équipes concernées par les décisions de la FIFA et ne confirme donc pas les missives adressées au MCA et CRB via la FAF. Le danger pourrait aussi venir d’un contrôle léger en ce qui concerne le statut d’international exigé pour tout recrutement en Algérie. Certificat à l’appui, ils parviennent rapidement à passer cet obstacle. Un manager avait, dans un passé récent, confié à Liberté dans une discussion que “dans un continent comme l’Afrique où tout s’achète et se vend à condition d’en connaître le prix et d’en avoir les moyens financiers, il suffit d’avoir un relais comme une secrétaire ou un agent dans une fédération pour obtenir ce certificat”. “C’est tellement simple de faire passer un élément banal pour un international junior ou espoir ! Qui pourrait confirmer ou infirmer le contraire en l’absence d’un fichier continental crédible ? Personne !”  Cela expliquerait, en partie, les nombreux flops et les monumentales erreurs de casting qui caractérisent le recrutement “international” des clubs algériens ces dernières années. La FAF doit donc procéder à des enquêtes d’authentification pour ces certificats d’international avant de délivrer les licences. Cela suppose une implication directe et désintéressée de la DTN.
Enfin, la Fédération devra également faire attention au trafic d’âge, très répandu en Afrique, et l’usurpation d’identité. Des joueurs avec des âges douteux et avec des identités falsifiées ont réussi à être transférés, même en Europe, d’où la nécessité de mener des enquêtes approfondies à ce sujet.

S. L.

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