Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

Foot / Dossiers sportifs

Personnalité, philosophie de jeu, rapport avec les joueurs…

Leekens, bon plan ou choix risqué ?

© D.R.

“C'est un vieux briscard, un vieil entraîneur qui endort tout le monde”,  a dit un jour Stéphane Pauwels de Georges Leekens. Quand une telle pique vient d’un de ceux qui l’ont côtoyé de près, elle peut faire mal et renseigner tout autant sur le personnage. C’était en 2011.
La réplique a, certes, été moins tapageuse, mais elle a éclairci tout, autant sur l’un des aspects de la personnalité du technicien belge, rappelé au chevet des Verts par Mohamed Raouraoua.
“Le public est charmé par le jeu de l’équipe, pas par mes paroles dans la presse. Je ne sais donc pas tromper les gens. J’essaie de former une bonne équipe. Je ne contribue que pour 5% au succès de ce groupe. Mais j’ai tellement de travail, que je n’ai pas de temps à perdre avec des choses qui ne sont pas importantes”, avait réagi Leekens, qui est connu en Flandre pour ne jamais tirer la couverture vers lui, préférant plutôt responsabiliser ses joueurs comme il l’avait fait avec les Diables rouges.
Sa devise est, d’ailleurs, claire : “L’enseignant ouvre la porte, entrez par vous-même”, peut-on ainsi lire comme en-tête sur son CV détaillé qui lui sert d’offre de service permanente sur la Toile. Sans être un adepte du one man show et s’il ne se met pas forcément en avant, Georges Leekens aime, toutefois, se présenter sous son meilleur profil. “Bâtisseur de la meilleure équipe de Belgique de tous les temps”, ou encore “celui qui a mené la Tunisie vers la plus large victoire de son histoire (8-1), face à Djibouti, le 12 juin 2014” figurent, ainsi, en bonne place dans “sa” présentation.
À sa décharge, il n’a jamais évoqué son côté frileux, aussi bien dans la vie de tous les jours (son départ de Tunisie en raison des attentats de Sousse tout comme il avait quitté l’Algérie suite aux séismes de 2003) que dans le jeu.
Pourtant, où il est passé, en clubs comme en sélection tunisienne, son 4-2-3-1 n’a pas fait spécialement chaviré les foules en raison de “sa tendance à fermer le jeu, à focaliser sur l’aspect défensif pour préserver un 1-0 plutôt que d’aller chercher le 2-0”.
Aussi, lui a-t-il, également, été reproché de ne pas avoir un réel projet de jeu. “Sous sa coupe, les Diables n’ont pas progressé suffisamment dans leur fond de jeu d’un tournoi à l’autre”, soulignait, à ce sujet, un chroniqueur belge à l’issue de son dernier passage à la tête de la sélection du Plat Pays. En revanche, presque tous ceux qui ont travaillé sous son autorité ou connu en sélection belge attestent de sa grande capacité à gérer parfaitement le côté humain. “Georges Leekens a enclenché, dans le groupe, une dynamique psychologique positive qu’on n’avait plus observée depuis de nombreuses années. Il a amplifié l’élan que l’éphémère Dick Advocaat avait impulsé. Aujourd’hui, les Diables reviennent en courant aux rendez-vous de l’équipe nationale. Ils y prennent plaisir à s’entraîner. Naguère encore, ils traînaient les pieds. Le coach a composé un noyau, certes encore amendable, qui constitue une base de travail stable. S’il n’a pas encore établi une vraie hiérarchie, il en a défini les éléments-clés”, est-il écrit dans une édition de La Dernière Heure datant de 2011.
Pour avoir publiquement soutenu Lukaku et Hazard lorsque ça ne marchait pas trop bien pour eux en sélection, Leekens a toujours eu de bonnes relations et l’appui de son vestiaire. Ce qui nous pousse à dire qu’avec un tel fin psychologue, l’on ne devrait pas revivre de sitôt un cafouillage langagier semblable à celui qui a décapité Milovan Rajevac. D’autant plus que “parce que les fondamentaux sont acquis, l’actif l’emporte sur le passif”, il paraît, a priori, clair que Georges Leekens, qui en sera à sa 23e expérience sur un banc en 32 ans de métier, a (beaucoup) plus de chance de réussir sa mission que d’échouer. Surtout à la tête d’une telle performante sélection, clés en main, aiguisée comme jamais, pétrie de talents et assoiffée de revanche…

 


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER