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Foot / Dossiers sportifs

Équilibre financier

L'inflation des salaires annule tout espoir

Idéalement bien placé pour en parler en sa qualité de premier responsable d'un club de l'élite professionnelle, le président de la FAF Kheireddine Zetchi a évoqué à juste titre le sacro-saint, mais tellement chimérique équilibre financier en frappant là où ça fait le plus mal : le ventre ! Comprenez l'insatiable boulimie en matière de finances des joueurs !
Engloutissant près des quatre cinquièmes du budget des clubs, la masse salariale représente ainsi l'énorme trou béant qui plombe toute idée d'un éventuel équilibre monétaire d'un club de l'élite professionnelle nationale, d'autant plus que nos sociétaires des Ligues 1 et 2 cumulées, dans leur totalité, sont encore à des années-lumières de toute rentabilité espérée à travers l'inévitable merchandising sous ses différents aspects, notamment ceux liés à la “marque du club” ou encore aux droits d'image, collectifs et individuels.
Avec des budgets alloués aux salaires insolents de surréalisme comme les 80 milliards annuels au Mouloudia d'Alger, les 50 milliards à l'USMA ou encore les presque 30 milliards au MCO, contre des recettes quasiment ridicules au vu de l'énorme investissement consenti, faits de maigres recettes de billetterie et de généreuses subventions étatiques, il est évident, voire inévitable que nos clubs soient déficitaires.
Alors quand bien même le président de la FAF Kheireddine Zetchi s'interdit, pour le moment, tout plafonnement du salaire des joueurs, ce qui est en soi un respect absolu de la loi du marché, sa démarche visant à aboutir à cet indispensable équilibre financier demeurera boiteuse et inefficace tant que cette question de rémunération mensuelle démesurée par rapport aux capacités réelles de l'employeur n'est pas concrètement prise en charge, quitte à détourner “légalement” la question de la limitation de la rétribution à la façon du “salary cap” américain.
Sinon, tout espoir d'équilibre budgétaire gardera son statut actuel d'idée espérée. De projet, seulement.


R. B.  


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