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Dossiers Mercredi, 09 Mai 2012 10:00 Facebook Imprimer Envoyer Réagir

Avis des patrons

Par : Meziane Rabhi

Dr Ahmed BenBitour : “Les expériences précédentes n’encouragent  (pas) le votant…”
Nous sommes à la quatrième législature. Les trois précédentes n’ont pas fait aboutir un seul projet de loi issu de la Chambre. Elles n’ont pas initié une seule commission d’enquête sur un sujet important de corruption. Elles ont voté plusieurs ordonnances sur des questions importantes ; à mains levées et sans débat.
Elles ont voté des lois de finances avec des prix de 19 et 37 dollars, lorsque les prix affichés sur les marchés ont dépassé les 100 dollars. Mais plus grave que tout ; elles ont adopté en Chambres réunies la révision de la Constitution à mains levées, sans débat et sans même la possibilité de poser un point d’ordre. Et la liste des actes de vassalisation de la Chambre est tellement longue. C’est par conséquent l’expérience des précédentes législatures qui n’encourage pas le votant à croire dans l’exercice de sa citoyenneté par la voie de l’urne.
Le mode de scrutin à la proportionnelle avec une liste de wilaya dépossède l’électeur du choix de son candidat au profit des partis politiques. Il permet la définition de la configuration de la Chambre avant les élections. Les premiers dans la liste sont assurés de passer. C’est pourquoi, il y a la corruption autour de la priorité du placement dans la liste. Reste la question qui fait la rumeur parce que non confirmée officiellement ; à savoir, la révision de la Constitution par le Parlement.
Or la Constitution ne peut être révisée par le Parlement lorsqu’elle touche à l’équilibre des pouvoirs ou à des questions importantes d’organisations des institutions ou de choix de société. Dans un tel cas ; la révision passe nécessairement par un référendum. L’électeur algérien est suffisamment mûr pour se préoccuper de la portée de son  geste électoral.

SMAÏN AMZIANE, DIRECTEUR DES ÉDITIONS CASBAH : “Le vrai enjeu des élections c’est  de restituer à notre jeunesse ses repères”

Il faut d’abord rappeler un certain nombre de vérités : Nous avons un pays merveilleux, un pays à qui toutes les grandes espérances sont permises. Comment ne pas s’en rendre compte quand on voit ce qui se passe autour de nous, dans le bassin méditerranéen, en Espagne, en France, en Grèce, en Italie, dans le monde arabe… tous ces pays secoués par des crises économiques qui engendrent tant de malheurs. Ces crises économiques qui poussent à tous les extrémismes, nous en avons connu, nous aussi, à la fin des années 80, lorsque les fourches caudines du FMI nous ont précipités dans une situation comparable à celle que vit actuellement la Grèce et nous savons la tragédie qu’elle a générée durant la décennie suivante. Cette période, pour nous, c’est du passé. À l’heure actuelle, en Algérie, tous les indicateurs sont au vert, que ce soit dans le domaine financier, dans celui des ressources humaines où notre potentiel intra et extra- muros est exemplaire, dans celui, enfin des ressources de notre sol et de notre sous-sol que peu de pays au monde peuvent se prévaloir de posséder. En tant que citoyen, en tant qu’éditeur, je suis malheureux de constater que notre jeunesse est en déficit de repères. Or, le vrai enjeu des élections, c’est bien celui de restituer à notre jeunesse, cette force incommensurable, ces repères dont elle a besoin. Non pas en l’inondant de discours culpabilisants, de slogans aliénants, en lui déniant toute confiance, mais au contraire, en en faisant une force vive et créative. L’homme qui mérite tous les suffrages, c’est celui qui aura le courage de secouer tous les tabous et préjugés et qui, sachant tous les atouts qui sont les nôtres, se donne entièrement à l’objectif de rendre à l’économique son rôle moteur. Un homme qui sache s’adresser à l’artisan, à l’agriculteur, au petit commerçant, au petit et moyen entrepreneur comme à l’industriel algérien pour leur dire sa confiance en eux en tant que créateurs de richesses, pourvoyeurs d’emplois, dispensateurs de formations qualifiantes. Qui sache leur tenir le discours de la réconciliation au sens économique du terme en fondant sur eux et en joignant le propos à l’acte, le projet de faire de l’Algérie un demandeur de main-d’œuvre et non un créateur de harragas. C’est alors que même notre potentiel humain installé à travers le monde aura l’opportunité de s’investir de façon active et fructueuse dans le devenir national. Dans notre pays, tout est à faire et nous disposons de tous les atouts susceptibles de faire de l’Algérie un de ces pays émergents qui, à l’instar du Brésil, sont courtisés par le monde entier. Il le deviendra sans aucun doute si le pouvoir s’érige et se conduit en allié de l’entrepreneur national, quelle que soit sa taille, et non son principal obstacle ; qui cesse de se méfier de ses enfants et, au contraire investisse en eux sa confiance et les conditions du bien-être du pays. Car les extrémismes et les déviations sont des exceptions et non la règle. Je rêve de cette Algérie- là. Je rêve de démentir la formule selon laquelle nos glorieux martyrs ont remporté le combat sur le champ de bataille et sur le terrain politique pour que nous-mêmes perdions toutes les batailles économiques au profit des Occidentaux auprès desquels nous sommes condamnés à tout importer, bien et main d’œuvre, alors qu’en fait de talents et de compétences, les Algériens n’ont absolument rien à envier au reste du monde. Je voterai car il doit bien y avoir parmi tous ceux qui s’offrent aux suffrages, l’homme ou les hommes qui auront compris que l’enjeu, aujourd’hui, est économique. Que l’avenir de l’Algérie est là. Et qu’il serait aujourd’hui criminel de jouer avec l’avenir de nos enfants.

Habib Yousfi  : “La problématique du vote est un droit constitutionnel que tout citoyen  algérien doit d’exercer”
“La problématique du vote est un droit constitutionnel que tout citoyen algérien doit d’exercer. C’est un droit reconnu par la Constitution. Il appartient à chaque citoyen d’exercer son droit”, souligne le président de la Confédération générale des entrepreneurs algériens (CGEA). M. Yousfi a rappelé avoir déclaré à la Chaîne III qu’il est impératif pour les opérateurs de connaître les programmes économiques et sociaux des partis.
En fonction de ces programmes, les opérateurs économiques auront l’occasion de s’exprimer. “Les opérateurs économiques sont en attente de réponses de la part des partis sur certaines questions liées notamment à la relance de la croissance hors hydrocarbures, au financement de l’économie, à la création d’emplois, au soutien aux PME et à la prise en charge des questions sociales”, avait déclaré le président de la CGEA à la Chaîne III.
“La campagne électorale qui s’est déroulée, à mon sens, n’a pas donné une réponse positive et complète aux souhaits que nous avons exprimés”, a-t-il estimé. “Il appartient aux opérateurs économiques de prendre en considération les programmes économiques des candidats”, a-t-il affirmé.

Réda Hamiani  : “Oui je vais voter”

Le président du Forum des chefs d’entreprises (FCE) ira voter le 10 mai. “Oui je vais voter”, nous indique Réda Hamiani. Le président du FCE précise que son organisation ne prend position au profit d’aucune tendance particulière. Compte tenu de la diversité des opinions qui composent l’organisation patronale, le FCE laisse la liberté à chacun de ses membres de voter pour les candidats de leur choix.
Pour rappel, le FCE a entamé, depuis le 9 avril 2012, un cycle de rencontres avec les partis politiques dans le cadre des élections législatives. À travers cette initiative, le FCE a souhaité débattre, avec les dirigeants des principales formations politiques, de leurs programmes économiques et recueillir leurs appréciations sur les 50 propositions formulées lors du symposium des 14 et 15 mars 2012, sous le thème : “De l’urgence d’une économie moins dépendante des hydrocarbures”.

Laid Benamor : “Voter est un droit et un devoir, un acte citoyen”
Pour le PDG du Groupe Benamor, “voter est un droit et un devoir, un acte citoyen”. “De plus, par le vote je m’implique, je participe et donc je contribue à promouvoir le processus démocratique, vu son impact sur l’avenir de notre pays”, affirme M. Benamor. “Comment voulez-vous mettre en place des réformes qui vont déterminer les perspectives d’avenir de notre pays dans tous les secteurs, notamment le secteur économique où nous sommes interpellés en tant qu’opérateurs de premier plan, si nous refusons d’utiliser notre droit et devoir de choisir nos futurs législateurs, dont justement l’une de leurs premières actions sera de mettre en place les réformes qui engageront l’avenir de notre cher pays ?”, s’interroge le patron du groupe Benamor. “Ainsi, voter pour des candidats qui répondent à notre vision fera de nous une force de propositions”, conclut-il.

 

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