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Économie Nationale Mercredi, 05 Octobre 2011 10:48 Facebook Imprimer Envoyer Réagir

La franchise en Algérie

Quels bénéfices en tirer ?

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Au-delà de l’engouement des Algériens pour les grandes marques, la problématique de la franchise doit être appréhendée dans une dynamique économique, commerciale et financière globale, cohérente et transparente.

Avec plus d’une soixantaine de grandes enseignes internationales dans les secteurs de l’habillement, des cosmétiques de l’agroalimentaire, de la restauration et de l’électroménager, etc., présentes en force dans le nouveau centre commercial et de loisirs de Bab Ezzouar, ainsi que dans les principales artères de la capitale et celles des autres grandes villes d’Algérie, à travers des commerçants locaux agréés ; l’activité de franchise est au stade du balbutiement et suscite autant d’intérêts que de questionnents.
Ces questionnements sont nourris par un faisceau de facteurs endogènes et exogènes. Il s’agit en premier lieu de l’encadrement juridique et réglementaire de ce type d’activité, d’autant que beaucoup de citoyens se posent des questions sur les causes réelles du retrait de Carrefour, de Naf-Naf et de Celio. Selon maître Benmiloud, avocate d’affaires et membre de l’association algérienne de la franchise, “Carrefour, s’est retiré suite à la rupture des relations contractuelles le liant à son distributeur… Quant à Naf-Naf et Celio, leur retrait du marché algérien s’expliquerait par des considérations internes à ces marques”.
Pour d’autres observateurs, ces retraits s’expliqueraient d’une part, par les contraintes de la politique des changes pratiquée par la Banque d’Algérie, notamment, la question des royalties et de leur transfert, le rapatriement des redevances de licences de marque n’est pas autorisé, et d’autre part, par l’inadéquation de la législation algérienne en la matière.
Ces mêmes observateurs nuancent cependant leurs appréciations, en admettant que le vide, ou l’insuffisance actuelle d’un cadre juridique adéquat, n’a pas empêché pour autant, l’installation dans notre pays des grandes enseignes internationales, car ces dernières savent pertinemment les dividendes qu’elles peuvent escompter d’un marché aussi porteur que le nôtre. En dehors du code de commerce, qui organise la fonction distribution, sans citer de façon explicite les activités de franchise, constitue pour le moment, le seul socle réglementaire de référence.
Dans l’attente de l’élaboration et la mise en œuvre d’un cadre juridique (en préparation selon nos informations) à même de booster le développement des activités de franchise dans notre pays, les pouvoirs publics, sans préjuger de l’état des lieux de l’activité de franchise (absence de statistiques fiables…), particulièrement commerciale... vente en l’état des produits importés et d’utilisation des marques et licences brevetées et protégées, semblent observer l’évolution d’une activité qui ne concerne pas  la masse des Algériens.
Alors qu’apporte véritablement ses grandes marques à l’économie nationale, sauf celles qui veulent s’investir dans la production localement de leurs produits ? En dehors de leurs labels technique, technologique et scientifique, voire artistique, qui cristallisent l’accumulation et le savoir-faire lié au progrès universel et de leurs retombées sociales et économiques  sur les sociétés humaines ; ces enseignes sont guidées essentiellement par la recherche des profits financiers qu’elles peuvent engranger, souvent en contournant les législations des pays d’accueil. Il faut cependant faire la part des choses et ne pas “cracher dans la soupe”. Ces prestigieuses marques, de renommée mondiale, contribuent à la création d’emplois, au transfert du “savoir-faire” et d’une certaine façon, à la formation de la ressource humaine dans les domaines du marketing et de la maintenance, notamment quand ces dernières développent le service après-vente, que ce soit dans le secteur électroménager ou celui de l’outillage industriel.
Par ailleurs, l’activité franchise peut constituer un moyen de lutte contre l’informel et la contrefaçon. Nos voisins tunisiens et marocains disposent d’un réseau de 400 franchises et ont su non seulement adapter leur législation, mais mieux encore, ils ont réussi à intégrer les grandes marques dans l’activité productive locale, avec à la clé le développement des exportations des produits “made in” comme source de devises. Enfin, l’installation des grandes enseignes internationales sur notre sol peut être perçue par nos partenaires économiques étrangers comme un gage d’ouverture de notre économie sur le marché extérieur.
Le tout est d’encadrer juridiquement l’activité franchise et de l’encourager par divers avantages (assouplissement des contraintes de change par exemple…) à s’orienter vers l’investissement local, nous avons tout à gagner.

 

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