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Edition N° 5477 du Jeudi 02 Septembre 2010
 
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Dossier (Mardi 01 Octobre 2002)

Abderrahmane Benkhalfa, Délégué Général de l’association des banques et établissements financiers
“Il faut moderniser notre relation avec l’argent”
Par : Khaled R.
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Dans cet entretien, ce responsable de l’Abef aborde l’évolution de la monétique en Algérie, les ambitions des pouvoirs publics dans ce domaine et des incidents techniques enregistrées actuellement dans l’utilisation de la carte de paiement.

Liberté : Où en est le programme de développement de la monétique en Algérie ?
 Abderrahmane Benkhalfa : Le développement de la monétique est au cœur du processus de modernisation. Toute l’industrie de paiement a fait une avancée qualitative importante. Nous avons commencé par les supports que sont les chèques et les virements qui sont maintenant dématérialisés à 90%. Nous sommes maintenant pour les années 2010-2011-2012, dans une phase d’expansion très importante de la monétique. L’organisation de la place, les  investissements technologiques importants à la fois de fonctionnalité et de sécurité, le développement des premiers porteurs, il y en a à un certain niveau, le développement des acceptants, ces éléments sont tous à un niveau qui nous permet maintenant de faire une expansion commerciale. Quand vous mettez les cartes de paiement de la Poste avec les banques, ça dépasse les 7 millions de porteurs. Il y a des cartes simplement de retrait. Mais toutes les cartes interbancaires sont des cartes de retrait et de paiement. Pour le moment, les gens les utilisent beaucoup pour retirer. ça fonctionne très bien dans les métropoles. Dans les deux années à venir, il faut que le paiement auprès des commerçants s’élargisse. C’est un grand effort à faire. Nous avons un millier de terminaux de paiement électroniques qui est installé.

Quelles sont les ambitions des pouvoirs publics en matière de développement de la monétique en Algérie ?
 Il faut rapidement qu’on multiplie le chiffre actuel par cinq. Il faut donc atteindre 5 000 TPE. Mais pour les usagés, les comportements de consommateurs, les comportements de commerçants doivent être changés. Il faut moderniser notre relation avec l’argent. Actuellement et pour les années à venir, avoir une carte sécurisée pour pouvoir payer, c’est beaucoup plus sécurisant qu’avoir des billets. Nous faisons cette mutation ensemble, les banques ont une charge importante, mais les commerçants, les intervenants, les porteurs ont tous une responsabilité. De la même façon que nous avons adopté la téléphonie mobile et l’internet en peu de temps, nous nous avons maintenant conscience qu’après avoir réglé les questions de base, nous sommes en train de régler les questions de fonctionnement et de huilage du système. Notre marché, nos consommateurs seront dans les cinq années à venir ceux qui utiliseront la monétique de la façon la plus large. Quand on met Algérie Poste avec les banques, les cartes en circulation actuellement, il y en a plus de 7 millions. L’ambition est d’aller à un chiffre extrêmement important. Il faut qu’à moment donné, nous ayons la moitié de la population qui serait un jour porteuse de cartes. Quand ? Comment ? Il faut y aller car dans ce domaine-là, il y a les impératifs de fonctionnalité. À tout moment, et à quelque point du territoire national, votre TPE doit fonctionner. Nous avons un grand pays. Nous avons aussi des impératifs de fonctionnalité, nous avons aussi des impératifs de sécurité et jusqu’à présent, nous n’avons jamais eu de fraude. Il faut continuer à investir.

Comment expliquez-vous les difficultés techniques enregistrées dans l’utilisation de la carte de paiement ?
Il y a encore des petits incidents parce parfois lorsque quelqu’un met la carte, il n’y a pas d’argent. Parfois le client ne sait pas son code, le Dab, lui, retire. C’est début de relations entre le client et le Dab. Dans la gestion du Dab, pendant encore quelques mois, il y aura encore ces incidents techniques d’acclimatation et d’appropriation. Cela nous le mettons au cœur de nos problèmes. Toutes les semaines, se réunit un groupe interbancaire à la Satim pour regarder quelle est la carte qui n’a pas fonctionné et si le client est rentré dans son argent. Dans ces cas-là, le client ne doit en aucun cas rester perdant. Il faut rapidement à chaque fois qu’il y a un client qui n’a pas eu son argent, que dans les heures, les jours qui viennent, le problème soit réglé.
La gestion de ces incidents techniques est une priorité. Nous en faisons une mesure de vigilance. Ce groupe se réunit régulièrement.


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