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Foot / Edito foot

Edito foot

Entre choix sportif et émigration financière

Cinq d’un coup ! Au moment où le discrédit qui frappe le championnat national professionnel a atteint une proportion record, voilà que cette même Ligue 1 exporte cinq éléments d’un coup. Et dans autant de pays et de championnats différents ! Mohamed Belkhiter a été le premier à prendre ses bagages pour quitter El-Eulma, passer la frontière et signer au Club Africain. Quelques jours plus tard, le toujours caractériel et si sanguin Djamel Benlamri provoquait, de son côté, son divorce avec l’Entente de Sétif pour répondre favorablement aux sollicitations des Saoudiens du Chabab. Avec cette discrétion propre à ses compères bi-nationaux, Khaled Gourmi négociait, en même temps, son engagement avec l’inconnue formation qatarie d’Al-Shahania, tournant le dos au Mouloudia d’Alger avec le responsable duquel il avait déjà entamé les pourparlers pour un renouvellement de contrat. Mais les deux plus inattendus faits marquants, du moins dans le timing, de ce marché estival des transferts auront été incontestablement la signature de Zinedine Ferhat au Havre et l’enrôlement d’Okacha Hamzaoui par le Nacional Madeira. L’ailier droit de l’USMA était pourtant à deux doigts d’être emporté par l’énorme tempête médiatico-disciplinaire provoquée par sa dérobade à la convocation de la sélection olympique, avant, au final, d’apposer son index en bas du contrat de trois ans qui le lie désormais au doyen des clubs français et actuel sociétaire de la Ligue 2. Si la trajectoire de Ferhat le prédestinait sans grande surprise à passer de l’autre côté de la Méditerranée, celle de l’avant-centre du Mouloudia de Béjaïa, Okacha Hamzaoui, n’était pas forcément celle d’un candidat à l’Europe du football. Sa progression depuis qu’il a rejoint les Crabes, sa belle saison l’année du sacre en Coupe d’Algérie, sa technique et son sens du but lui ont, toutefois, ouvert les portes du championnat portugais où il a dégoté un contrat de deux ans avec une formation qui a déjà vu défiler ces cinq dernières saisons deux de ses compatriotes, Rafik Halliche et Hichem Belkaroui, le Nacional Madeira. En optant pour le Portugal contre une rémunération mensuelle de “seulement” 15 000 euros (soit quelque 270 millions de centimes au marché parallèle), alors qu’il pouvait aspirer à plus en restant en Algérie, Hamzaoui a fait le choix de la raison. Celui de donner une autre dimension à sa carrière, à progresser afin de passer un cap et d’aspirer, éventuellement, à gagner des galons d’international. Tout le raisonnement qui a probablement motivé Zinedine Ferhat au moment de choisir le HAC qui n’est pas un club réputé pour dépenser des folies en matière de salaires de ses joueurs. D’autant plus que, forcément frustré par son expérience en vert sous le maillot de la sélection nationale lorsque celle-ci préparait sa Coupe du monde au Brésil sous la poigne de Vahid Halilhodzic, lequel lui a préféré des professionnels plus aguerris aux exigences du haut niveau, le natif de Bordj Menaiel est nourri par ce doublement motivant désir de revanche. De Tunis, où il compte gagner en expérience et en volume de jeu dans l’ex-club de Djabou, le défenseur latéral droit Mohamed Belkhiter ne perdra, pour sa part, pas vraiment au change, financièrement parlant, mais risque de s’éloigner des yeux du staff technique de l’EN qui ne devrait pas faire le voyage de l’autre côté des frontières juste pour songer à un éventuel remplaçant à Mehdi Zeffane sur son flanc. On imagine encore moins le futur sélectionneur ou son adjoint Nabil Neghiz s’empresser d’aller suivre les sorties officielles du promu qatari d’Al-Shahania pour s’enquérir de l’état de forme de Khaled Gourmi, puis transiter par le royaume d’à côté pour superviser Djamel Benlamri chez Al-Shabab. Deux choix de carrière motivés uniquement par l’argent au moment où le rapide ailier du MCA tout comme le technique défenseur de l’ESS pouvaient aisément aspirer à de meilleurs points de chute s’ils avaient cherché à soigner davantage le challenge sportif.


R. B.


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