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Edito foot

Mise au point

Sans doute un peu ahuri par la question, le coach national, Georges Leekens a préféré en rire ! C’est rigolo, dit-il, comme interrogation. Le technicien belge ne s’attendait certainement  pas qu’on remette en cause son principe sacro-saint de libre choix quant à la préparation de la liste des 23 pour la CAN-2017 et encore moins son intolérance vis-à-vis de prétendues immixtions dans son travail émanant de la FAF, ou plus exactement de la personne de son président, Mohamed Raouraoua. Mais maintenant que la question est posée, autant pour lui de lui réserver la réponse qu’il faut, c'est-à-dire cinglante. “Personne ne peut me dicter quoi que ce soit !”, martèle-t-il avant d’asséner la leçon à ceux qui croient voir le complot partout pour raccourcir le chemin de la réflexion. “Ceux qui me connaissent et qui suivent mon parcours depuis au moins 25 ans savent que je ne suis pas quelqu’un auquel vous pouvez dicter ce que je dois faire. À chaque fois que j’ai senti une velléité d’interférer dans mon travail j’ai quitté mon poste. Je peux vous assurer que votre président, Raouraoua, ne s’ingère pas dans mon travail, c’est moi seul qui gère l’équipe et moi seul qui assumerai les conséquences de mes choix, que cela soit clair”, rumine Leekens qui ne manque pas de rendre hommage à Raouraoua pour le travail qu’il a fait pour hisser haut le football algérien. “Je suis revenu en Algérie, car j’ai une dette envers le football algérien, mais aussi parce que j’ai trouvé un président de la FAF qui m’a convaincu.” Leekens a-t-il pour autant cloué le bec aux mauvaises langues et aux ragots de bas étage ? Pas sûr, car il s’en trouvera encore des personnes, malheureusement, pour qui il est difficile de rabaisser le caquet…

S. L.