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Foot / Edito foot

Edito

Précarité, dites-vous ?

©Liberté

À coups de limogeages insensés et souvent injustifiés, la corporation des entraîneurs connaît une valse tonitruante. À l’occasion de chaque journée du championnat de Ligue 1, c’est un coach qui se voit éjecté du banc sur l’autel d’une politique d’obligation de résultat récurrente et pénalisante dans le football algérien. Même la dernière mesure de la FAF de limiter le nombre de licences des entraîneurs à deux au maximum par saison s’est avérée un coup d’épée dans l’eau devant le diktat des présidents maquignons.
Du coup, il est question, au sein de la Fédération, désormais de préparer un contrat type pour les entraîneurs afin d’arrêter la saignée. D’aucuns estiment du reste que le métier d’entraîneur est à ranger au registre des métiers précaires. À force d’être viré au premier virage, l’entraîneur a du mal à pérenniser donc son gagne-pain. C’est assurément une grande difficulté à laquelle la FAF doit remédier. Mais à voir de près les revenus des entraîneurs, l’on est plutôt enclin à affirmer que cette précarité ne concerne que l’instabilité chronique du poste. L’enquête menée par le supplément sport de Liberté révèle entre autres que le revenu moyen annuel d’un entraîneur dépasse les 500 millions de centimes. Un coach en Algérie gagne en moyenne donc 500 millions de centimes, voire plus, même s’il ne reste que quelques semaines en poste en raison d’une vieille manie. Laquelle ? Les entraîneurs prennent au moins six mensualités à l’avance afin d’assurer leurs arrières. Viré ou non, l’argent est dans la poche bien à l’avance, du moins une bonne partie.

S. L.


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