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editorial / ACTUALITÉS

Des chiffres qui donnent le tournis


Chaque  jour  qui  passe charrie son lot de révélations sur l’entreprise de siphonnage de l’argent public mené avec une infinie ferveur par de faux hommes d’affaires de tous  poils.  Le  système  politique, pour mieux se pérenniser, avait bien besoin de l’apport de ces oligarques avec lesquels ses hommes partagent la frénésie pour le pompage et le détournement des richesses du pays.

Grisés  par  leur  proximité  avec  le  pouvoir politique  qui les protégeait comme la prunelle  de  ses  yeux, ces  indus  industriels  ont  tout  raflé, reléguant  les véritables  opérateurs  à  de  simples  figurants en  butte  à  d’interminables blocages. Les procès en cours de ces pseudo-hommes d’affaires donnent en tout cas à voir l’ampleur du pillage en règle dont a été victime le pays, durant les vingt années de règne des Bouteflika. Tout ce beau monde était réuni autour  d’une  devise :  le  pouvoir  politique  au  service  des  oligarques  et inversement.

Les échanges qui ont eu lieu jeudi  à  la  Cour d’Alger entre  le patron de l’Etrhb, Ali Haddad, et le juge ont permis de confirmer toute l’étendue de la rapine érigée en mode de gouvernance par un système visiblement décidé à mettre à genoux le pays. Les chiffres donnent le tournis. Même le juge chargé de traiter le dossier n’en revenait pas.

 Il n’a, d’ailleurs, pas hésité à dire devant l’assistance son étonnement devant les gigantesques sommes dont a bénéficié l’ancien président du Forum des chefs d’entreprise. Des chiffres qui s’étirent à n’en plus finir. En vingt ans, Ali Haddad a eu accès à 452 prêts bancaires destinés à l’investissement, d’une valeur totale de 211 000 milliards de centimes, soit  l’équivalent  d’environ 18 milliards de dollars.

Le juge ne savait s’il fallait en rire  ou  en  pleurer. “Je  n’arrive  pas  à lire le chiffre tellement il est long. Je ne sais plus s’il est en dinars ou en centimes.” La réaction du magistrat renseigne surtout sur l’étendue des privilèges et autres avantages accordés aux opérateurs proches du pouvoir qui, de plus, avaient droit à toutes les facilités sans que les institutions aient le pouvoir de bouger le petit doigt. C’était le règne des oligarques.


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