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editorial / ACTUALITÉS

Improvisation


Plus de six mois après son entrée en fonction, l’Exécutif donne de plus en plus l’impression de naviguer à vue, improvisant au jour le jour la conduite à tenir face au contexte de crise majeure que traverse le pays. Tant au plan politique qu’au registre des chantiers des réformes économiques à mettre en œuvre, les annonces et décisions émanant du gouvernement dénotent en effet de l’absence quasi totale d’une vision cohérente quant à la marche à suivre pendant et surtout au-delà de la crise sanitaire en cours.

C’est ainsi qu’à l’issue de la dernière réunion du Conseil des ministres, le discours et les réponses développés face à l’urgence sanitaire née de l’aggravation de la pandémie de la Covid-19 s’apparentent davantage à un aveu d’impuissance qu’à un plan d’action lucide et pragmatique. L’annonce du maintien de la décision de fermeture des frontières du pays semble en ce sens découler davantage d’une logique simpliste d’improvisation que d’une démarche mûrie et intégrant différents paramètres et enjeux de la mauvaise conjoncture en présence.

 De même, le discours rejetant l’entière responsabilité de la prolifération du coronavirus sur le commun des Algériens ne peut être politiquement acceptable lorsqu’il émane des hautes autorités de l’État, garantes de l’ordre public et de la sécurité des citoyens.Quand bien même il serait loisible, en effet, de constater la tendance au non-respect des mesures de prévention par certaines catégories de la population, le rôle de l’État n’est pas de les fustiger et de les désigner du doigt, mais bien de restaurer le respect de l’ordre et des lois mises en place pour veiller à la santé publique.

À bien des égards, les décisions de l’Exécutif, l’essence même de sa politique générale, ne s’accompagnent pas jusqu’ici de la cohérence et des gages de confiance nécessaires pour lui faire gagner l’adhésion vitale des citoyens. L’attitude répressive adoptée ces dernières semaines à l’égard de certains militants du Hirak, les improvisations hasardeuses face à la propagation de la pandémie et le sentiment d’abandon qu’éprouve actuellement le monde de l’entreprise et de l’économie sont autant de faits qui ne plaident guère en faveur d’un éventuel contrat de confiance entre le peuple et son gouvernement. 


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