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Editorial Jeudi, 26 Juillet 2012 09:50 Facebook Imprimer Envoyer Réagir

Informel, le marché

Par : Outoudert Abrous

Le ministre du Commerce, hôte de notre journal, pour parler de son secteur, ciblé par tous en cette période de Ramadhan, a fait preuve de pédagogie en utilisant un data show pour convaincre. Et il a pu convaincre par des chiffres, des réalisations du secteur, comme il a parlé des missions qui lui sont dévolues : contrôle et régulation. Le reste lui échappe puisqu’il se situe en amont. Le marché informel, pieuvre tentaculaire, dont tout le monde parle et connaît les méfaits, est devenu un partenaire fréquentable et plus couru que le public, en ce sens que la traçabilité n’est pas nécessaire pour commercer.
L’État, en quelque sorte, n’est là que pour constater les dégâts et l’envahissement de l’informel sur les prérogatives de l’administration. On se rappelle, par deux fois, le recul de l’État quand il avait voulu introduire le chèque comme unique mode de paiement, à partir d’une certaine somme.
Le marché informel, lié à des milieux mafieux et à certains lobbies qui se sont accaparés des monopoles en produits importés, prend de jour en jour de l’ampleur et occupe des espaces où n’existent aucun contrôle, ni sécurité. Spectateurs, les contrôleurs du commerce sévissent comme ils peuvent en verbalisant un commerçant, mais jamais un vendeur qui a une table, sur le trottoir. Pour eux, il n’est pas recensé, donc, il est inconnu. Il ne paie pas d’impôts, ne possède pas de registre du commerce.
Comme première riposte, même libéré, le marché est aux mains d’une multitude d’intermédiaires qui se sucrent sur le dos du consommateur, éternel perdant. Le retour à la distribution par l’État serait-ce réellement la bonne solution, quand le mal est ailleurs. Au sommet ?
En attendant, le ministère s’occupe à gérer le dossier de notre adhésion à l’OMC et à l’espace UE avec des rounds de négociations infinies qui s’étirent dans le temps, alors que les vrais coups sont assénés par une mafia qui fait fi de toutes les lois, sur le citoyen ; éternel dindon de la farce que l’on réconforte par des discours sans suite sur le contrôle et la présence en virtuel d’un État absent.



A.O.
abrousliberte@gmail.com

 

Commentaires 

 
#7 nowot 26-07-2012 23:14
Je me souviens des propos de Ouled Kablia le ministre de l'intérieur sur l'informel , il ya quelque mois ...............pour lui la persistance de ce dernier est dù à l'incapacité de l’État de trouver un remède efficace au problème du chômage.......................alors pourquoi ce gouvernement ne démission pas si son rôle consiste à chauffer les postes ministériels??!!!!!
 
 
#6 Adelil1 26-07-2012 21:06
C'est bien de parler de l'informel Mr Outoudert, mais tout le monde constate les dégâts occasionnés par le marché parallèle. Ce que vous dites aujourd'hui et qui est d'ailleurs tout à fait exact, il fallait peut être le dire il y a 20 ans. A cette époque il était encore possible de bloquer la croissance de l'informel. Mais aujourd'hui le mal est tellement profond qu'il semble impossible à guérir avec les remèdes conventionnels. C'est malheureux de le dire mais il faut le bâton (le grand) pour remettre un peu d'ordre dans la société. On pourra débattre par la suite sur les questions essentielles.
 
 
#5 Khoroto 26-07-2012 18:40
Oui M. Abrous, le mal est ailleurs. Au sommet. Le problème de distribution est un minuscule problème comparé au vrai gros problème d’application des lois. Fakhamatouhou abandonne ses ministres dans leurs coins, ils font de la gestion par affolement, ils se débattent avec leurs problèmes alors que c’est lui qui a la clé du gros problème : État de droit. Sans état de droit, tous les efforts sont voués à l’échec.
 
 
#4 barigou 26-07-2012 17:07
De quoi peut-on être satisfait? Nos dirigeants ont appris à éviter les vrais débats, et pour ce faire; ils versent dans la mystification. Les vrais questions; se sont les marchés qui sombrent dans l'anarchie en l'absence de l'Etat régulateur. Le Ministre a t-il profité de l'occasion pour faire un compte-rendu des actions qu'il a engagées depuis son arrivée au gouverbement? C'est un autre point fort chez nos gouvernants, celui de ne jamaix rendre des comptes et encore moins de faire des bilans. Les interventions de nos Ministres à l"assemblée se terminent toujours au mieux par un satisfecit, et au pire par une promesse que dans un prochain aveni, les choses s'amélioreront. Ce n'est pas comme cela que l'on gére les affaires d'un pays.
 
 
#3 Mouradi 26-07-2012 15:25
Bricolage et absence de vision que tout cela !
C'est le style préféré de gouvernance de Boutef, avec les résultats que l'on sait.
 
 
#2 sm 26-07-2012 11:53
un vrai état bananier ,autorité inexistante ,une anarchie innommable,comm ent un soit disant état n arrive pas à éradiquer ce fléau qu'est l'informel;le pays est devenu un vraie poubelle il faut réagir et sévir et méme punir ca urge.
 
 
#1 sm 26-07-2012 11:48
c un vrai état bananier,commen t un soit disant état peut il laisser faire et ne pas intervenir énergiquement pour éradiquer ce fléau qu'est le commerce informel, le pays est devenu un vraie poubelle,une vraie anarchie ou l' autorité est inexistante,une véritable jungle .
 
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