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editorial / ACTUALITÉS

Justice : énième mise à nu

Au moment où la nation a besoin d’unité et de solidarité pour lutter efficacement contre le mal qui se répand comme une traînée de poudre à travers la planète, les forces hostiles à tout changement dans le système de gouvernance en Algérie agissent de façon presque impromptue pour passer ses plans anti-hirak. Le mouvement populaire a démontré sa maturité mais aussi son sens des responsabilités en décidant de suspendre les manifestations populaires, en raison du danger qu’encourent les citoyens au vu de la propagation rapide du virus Covid-19.
Entre la lutte qui doit se poursuivre pour faire tomber un système politique obsolète devenant de plus en plus dangereux pour le pays, et l’intérêt national, le choix est vite fait pour les militants du hirak pour qui la mobilisation doit être générale pour faire face à la menace que fait peser sur la population le virus. Et c’est ce moment précis que les chantres de la contre-révolution, aidés en cela par une justice dont la dépendance est établie, ont choisi de frapper.
De la façon la plus condamnable. Ce qui vient d’arriver à Karim Tabbou dépasse tout entendement. Tous les droits de la défense et du prévenu sont foulés au pied. Le procès est programmé en catimini et s’est tenu sans la présence des avocats malgré l’insistance du prévenu, fort de son droit. à quoi répond l’insistance incompréhensible du juge de poursuivre le procès malgré l’absence des conditions exigées par la loi ? Pourquoi cet empressement à liquider un dossier qui aurait pu être traité une fois les préalables d’un procès équitable réunis ? Il faut peut-être rappeler ce principe de justice universel à ceux qui, manifestement, n’en font pas cas. Leur but : faire en sorte que Tabbou, qui aura purgé, aujourd’hui, la peine décidée en première instance, soit 6 mois de prison, ne puisse pas retrouver la liberté. Lorsqu’on voit le sort réservé hier au journaliste Khaled Drareni, placé en mandat de dépôt, et à Samir Belarbi et Slimane Hamitouche, tous deux maintenus en prison, malgré l’appel introduit pour leur accorder la liberté provisoire, l’on ne peut que craindre que, quelque part, on se préoccupe moins du coronavirus que d’un troublant agenda politique. Tout cela, malheureusement, en impliquant ceux censés dire le droit au nom du peuple algérien.


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