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Editorial Lundi, 09 Juillet 2012 09:50 Facebook Imprimer Envoyer Réagir

La leçon de Tripoli

Par : Djilali BENYOUB



La Libye post-Kadhafi vient de naître. Les libéraux viennent de créer la surprise en remportant d’emblée une majorité dans la première élection libre de ce pays en proie, depuis 2011, à une crise sécuritaire. Une surprise accueillie par des réactions élogieuses de la communauté internationale.
Les islamistes, donnés gagnants comme pour reconduire leur victoire en Tunisie et en Égypte sur le dos des révolutions populaires, ils seraient, selon les premières estimations, laminés. Et c’est tant mieux pour ce pays meurtri.
Les libéraux ont réussi à devancer les islamistes qui ont commencé à s’agiter depuis la chute du “Guide” pour au moins deux raisons qui ne cadrent pas avec la logique islamiste. D’une part, les libéraux se sont rassemblés dans l’Alliance des forces nationales (AFN), une autre victoire dans le monde arabe où, généralement, les démocrates se caractérisent par leur dispersion. Une leçon donc ! D’autre part, les islamistes, qui ont enfourché la révolution dans la dernière ligne droite en Tunisie et en Égypte, ont vite montré à la fois leurs limites. Et aussi leurs intentions : instaurer des républiques théocratiques en imposant la charia, balayant du coup les idéaux du sacrifice des Bouazizi.
Car les islamistes, contrairement à ce que l’on peut croire, n’ont pas pris le train en marche. Ils sont montés à la dernière gare comme des fraudeurs.
Alors qu’en Égypte, ils se sont empressés de “dealer” avec le Conseil militaire, en Tunisie, la mouvance s’est scindée en deux. Ennahda s’occupe des affaires politiques et les salafistes du “dressage” de la société par les interdits en s’attaquant à tous les symboles de la liberté. De l’usurpation à l’imposture.
Cette Libye post-Kadhafi, qu’on croyait faite sur mesure pour être un Iran du Maghreb, vient de donner une belle leçon au monde… arabe. Les Libyens ont non seulement réduit les islamistes à leur juste proportion mais aussi préservé le principal acquis de la révolution : la liberté.
Ils ont d’ailleurs voté en masse malgré la menace qui pesait sur eux.
Une leçon qui renvoie aux années 1990 algériennes.

 

Commentaires 

 
#4 Hésa 09-07-2012 19:46
Un homme averti en vaut deux , Les libyens ne sont pas si bêtes qu'on le craignait , ils sont plus à la mode que leurs voisins des deux cotés, ils ont vu ce qui se passe en Tunisie et en Égypte , et ils n'en veulent pas , en somme ils sont sur le qui- vive ,le champ est miné pour le moment pas pour les libyens ,mais surtout pour les Tunisiens, les Égyptiens Tantaoui s'en chargera et je le comprends on ne confie pas une boite d'allumettes à un pyromane
 
 
#3 Amectuh 09-07-2012 11:53
Une bonne leçon de la part des démocrates lybiens pour nous, démocrates algériens qui nous nous aimons dans le rejet de l'autre...
 
 
#2 Silini 2 09-07-2012 10:34
A l'exception de l'Egypte où ils ont toujours été majoritaires même hors du pouvoir, en raison de la situation économique et sociale de ce pays arabe surpeuplé, au Maroc et en Tunisie, ils ont accédé au pouvoir sous les pression des pays occidentaux et de pays arabes du Golfe qui les considèrent comme des alliés précieux pour contrôler ces pays et généraliser leur expérience aux autres pays arabes pour les maintenir sous leur influence.
Bravo donc aux frères et sœurs libyens qui ont déjoué la tentative de main mise sur leur pays par Islamistes interposés. Une coopération intelligente entre l'Algérie et la Libye, les pays les plus riches du Maghreb, pourrait permettre aux autres pays de se soustraire des serres des obscurantistes.
 
 
#1 Silini 09-07-2012 10:33
Cher Djilali, les Islamistes n'ont jamais été majoritaires en Algérie ni en Libye.

Seulement à l'inverse des autres partis politiques sclérosés par leur zaimisme, ils savent communiquer et sont aidés pour ce faire par les cercles de l'argent surtout sale qui connaissent leur amour pour l'argent et les femmes et les médias arabes pro-islamistes comme El Jazeera, MBC et les autres médias écrite ou audio-visuels.
C'est ce que les Islamistes algériens, associés au pourvoir depuis le gouvernement Ghozali, ont fait constamment et les Algériens et les Algériennes savent cela et sont au courant de leur hypocrisie.
 
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