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editorial / ACTUALITÉS

Le coût de l’irrationalité

Les grandes difficultés rencontrées dans le redémarrage du haut-fourneau numéro 2 du complexe d’El-Hadjar dénote l’approximation dans laquelle le ministère de l’Industrie conduit la politique de développement de la sidérurgie nationale. Fleuron de cette industrie, le complexe d’El-Hadjar peine, depuis une décennie, à atteindre le million de tonnes d’acier annuellement. Cette contre-performance a enrichi les barons du rond à béton puisque la facture d’importation de produits sidérurgiques a atteint la barre des 10 milliards de dollars annuellement  au cours de la décennie.
Maintenu sous perfusion pendant longtemps, sa cession à l’indien Mittal Steel s’est avérée une erreur stratégique. Non seulement ce repreneur a échoué dans ses objectifs de reprise de production, mais a surtout consommé de l’argent public pour un résultat nul. Sa nationalisation annoncé en grande pompe n’a pas réglé, loin s’en faut, ses difficultés de production malgré un lourd plan d’investissement pour le réhabiliter et augmenter ses capacités de fabrication d’acier.
Si on tient compte de tout l’argent injecté dans ce complexe depuis 2000, on peut facilement déduire qu’il aurait été plus raisonnable économiquement de réaliser à la place ou à proximité des installations sidérurgiques qui auraient coûté beaucoup moins d’argent, produit beaucoup plus et pollué beaucoup moins l’atmosphère.
En ce sens, si on avait cédé le site à un repreneur privé algérien, dans le cadre d’un cahier des charges précis défendant les intérêts de l’État, l’Algérie aurait économisé beaucoup de “temps” et d’argent.
En outre, la prédominance actuelle du capital étranger dans la sidérurgie algérienne, via le turc Tosyali et Qatar Steel, constitue une discrimination à l’égard du secteur privé local pourtant interdite par la nouvelle Constitution. La marginalisation du secteur privé local dans le secteur sidérurgique a fait ainsi perdre à l’Algérie beaucoup de temps et retardé son développement économique. Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Mais la conception du tout-public prôné par le ministère de l’Industrie ou du favoritisme étatique en faveur de l’investissement du Moyen-Orient ou de Turquie ne semble pas colmater les gros dégâts et les gros surcoûts enregistrés dans le secteur que paie finalement le Trésor public.


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