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editorial / ACTUALITÉS

Les caisses de l’État vides ?

La situation du secteur du BTPH reste emblématique de la situation financière actuelle du pays. Parce que l’État, à travers ses ordonnateurs, n’a pas payé la situation des travaux depuis six mois - sept mois, des milliers d’entreprises de la branche rencontrent de graves difficultés financières qui risquent de les conduire à la faillite. D’ores et déjà, une centaine, au moins, est au bord de l’asphyxie. Si le Trésor ne paie pas ces entreprises rapidement, on assistera non seulement aux retards dans les paiements des salaires, à des licenciements de milliers de travailleurs, mais aussi à la disparition de nombreuses sociétés de construction.
Le président de l’AGEA résume ainsi la crise du BTPH : “C’est une catastrophe.” Elle était déjà anticipée à l’annonce de la réduction importante du budget d’équipement pour l’année 2017. Le gouvernement a laissé faire les choses jusqu’à ce qu’il se retrouve aujourd’hui sans argent pour payer les entreprises du BTPH. Or, on dit bien que quand le bâtiment va, tout va. En fait, les difficultés de ce secteur risquent d’entraîner l’économie nationale dans un cycle de croissance très faible, voire de récession, quand on sait l’importance de cette branche sur le PIB du pays.
Aujourd’hui, à travers cette sonnette d’alarme, on peut se demander si les caisses de l’État sont vides. Si tel est le cas, l’Algérie n’aura pas besoin d’un gouvernement d’alliance entre le FLN, le RND et des partis islamistes, mais d’un gouvernement de crise. Sa première mission, à l’évidence, est d’identifier en urgence des alternatives sérieuses au manque aigu de ressources financières enregistré, aujourd’hui.
Enfin, il convient de pointer également du doigt cette déliquescence des institutions de l’État. En effet, il est anormal qu’une décision, publiquement annoncée, du Premier ministre visant à alléger les charges de ces entreprises via le report des paiements des impôts et des cotisations à la Sécurité sociale ne soit pas appliquée sur le terrain. Du coup, jusqu’à quand un tel laxisme pourra-t-il encore être toléré ?


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