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  • Éliminatoires de la CHAN 2018: L'Algérie éliminée après son nul au match retour face à la Libye (1-1)
  • Au match aller, les Verts avaient été battus à Constantine par deux buts à un.
  • Le but algérien inscrit au match retour (disputé à Sfax, tunisie) a été l'oeuvre de Bendebka à la 20'. Les libyens ont égalisé par El Lafi (45'+2)

editorial / ACTUALITÉS

Mettre fin aux entraves

Après le Forum des chefs d’entreprise qui a sillonné 39 wilayas, entre avril et mai de cette année, et rencontré aussi bien ses membres que les autorités locales et la société civile avec comme problématique majeure : le climat des affaires, Care (Centre d’action et de réflexion sur l’entreprise) vient d’achever un rapport sur le même sujet. Ce document sera remis au Premier ministre début juillet. Sans suspense, les conclusions de ces deux entités sont identiques et le constat amer auquel sont arrivés les rédacteurs des rapports est à classer dans le registre d’un réquisitoire où les circonstances atténuantes n’ont pas place.
Les griefs recensés sont nombreux et la plupart relèvent du domaine du gérable et de la bonne volonté de ceux qui en avaient la charge. Les opérateurs n’ont de cesse insisté sur la discrimination qui sévit encore, malgré les assurances plusieurs fois données, entre l’entreprise publique et l’entreprise privée du moment que les deux œuvrent à la création d’emplois et de richesses. Le problème du foncier, qui est considéré comme la première pierre de l’édifice, relève de l’impossible malgré les instructions données aux walis d’attirer l’investissement. Malgré la bonne volonté de certains commis de l’État, le blocage se situe au niveau central, lieu où tout se décide et où des préférences vont à certains mais pas à d’autres. Certains opérateurs parlent même de corruption pour prétendre à une parcelle de terrain. D’où la revendication pour une décentralisation économique comme l’a suggéré le secrétaire général du RND. La liste est longue et la solution à toutes ces entraves est dans la volonté politique à afficher de façon claire et transparente.
C’est ce qui revient au nouveau Premier ministre qui a ainsi deux rapports, élaborés avant sa nomination et son plan d’action, sur la base de données recueillies sur le terrain pour alimenter les décisions contenues dans son programme d’action, concernant le climat des affaires. Pour cela, en ces temps de crise, le discours doit laisser place à l’action au populisme bon marché, qui ne fait plus recette, aux moyens réels dont dispose l’État. À ce jour, la météo du climat des affaires indique toujours un environnement nuageux et un manque de visibilité pour le plus patriote des opérateurs et il est temps que la tour de contrôle annonce, enfin, la fin d’un BMS paralysant.

Par Outoudert Abrous
abrousliberte@gmail.com


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