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  • Éliminatoires de la CHAN 2018: L'Algérie éliminée après son nul au match retour face à la Libye (1-1)
  • Au match aller, les Verts avaient été battus à Constantine par deux buts à un.
  • Le but algérien inscrit au match retour (disputé à Sfax, tunisie) a été l'oeuvre de Bendebka à la 20'. Les libyens ont égalisé par El Lafi (45'+2)

editorial / ACTUALITÉS

Personne n’est dupe

Ce qui n’était “qu’une tempête dans un verre d’eau” pour le secrétaire général du Front de libération nationale a tout de même valu, selon le même Djamel Ould Abbes, un effort de recadrage du chef de l’État. L’irrévérence faite au président du Forum des chefs d’entreprise, Ali Haddad, à l’occasion d’une sortie d’inaugurations du Premier ministre dans le Grand-Alger, n’était donc pas un simple manque de tact de la part d’Abdelmadjid Tebboune, comme le SG du FLN pensait l’avoir compris et a surtout tenté de le faire admettre. Les développements, insoupçonnés, il faut bien le souligner, auxquels le fameux couac de l’École supérieure de la Sécurité sociale a donné naissance, ont apporté, par la suite, un démenti cinglant au vieux Ould Abbes qui a la fâcheuse tendance, depuis qu’il a été parachuté à la tête de l’ex-parti unique, à parler comme s’il était dans les secrets d’alcôves les mieux gardés. Gêné de devoir s’exprimer sur une assertion difficilement vérifiable pour le commun des citoyens et qui met en opposition deux cadres du même parti FLN, le chef de l’État et son Premier ministre, Djamel Ould Abbes s’est appliqué tel un funambule, hier, à l’hôtel Mouflon d’or, à témoigner en faveur de l’un sans être affirmatif au risque de froisser l’autre. En vain. Car, au final, on ne sait toujours pas si Bouteflika a véritablement tancé son Premier ministre ou s’il s’agit d’une intox savamment orchestrée par des oligarques puissants, évoluant dans la proche périphérie du pouvoir, pour disqualifier un chef de l’Exécutif qui, en travaillant à dissocier l’argent de la politique, risque de compromettre leurs desseins. Djamel Ould Abbes, qui, pour espérer convaincre, jure plus qu’il ne démontre ou prouve, a, encore une fois, choisi d’être vague là où il devait être précis. Pendant qu’on attendait de lui la confirmation de la réalité et la véracité des actes attribués au président de la République (les reproches qu’il aurait signifiés à Tebboune), Ould Abbes botte en touche. “L’instruction peut être verbale”, dit-il. Tiens, on a failli l’oublier ! Mais cela n’éclaire pas notre lanterne. Enfin, personne n’est dupe de rien.


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