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editorial / ACTUALITÉS

Résilience…


Le printemps de cette année n’a pas eu lieu. D’une violence rare, la pandémie de coronavirus a assombri son ciel. Les Algériens traversent cette période péniblement. Une dure épreuve. Ils ont dû puiser au plus profond de leur force mentale pour supporter les restrictions draconiennes imposées par la crise sanitaire aux conséquences incalculables. Dans une large mesure, les citoyens ont fait montre d’un comportement collectif exemplaire. Forcer toute une population à un confinement n’est jamais une sinécure. En matière d’organisation sociale, cela a nécessité une forte mobilisation citoyenne. Le rôle des familles et celui du tissu associatif a été prépondérant. Non négligeable, l’apport des artistes a, un tant soit peu, allégé un quotidien pesant.  
Cette séquence, qui n’est pas encore finie, fait peser sur la collectivité nationale une forte pression, psychologique, sociale et économique.  Un stress qui laissera d’évidence des traces dans le corps national. Le choc traumatique sera considérable. Les symptômes d’une perturbation psychologique commencent à apparaître. Les spécialistes n’ont pas manqué de le relever dès les premières semaines des mesures prises pour stopper la progression du virus mortel.    
C’est dans ce contexte extrêmement sévère que les Algériens ont observé la période de jeûne. Une épreuve dans l’épreuve. Privé de son aspect festif et joyeux, le mois sacré, qui prend fin aujourd’hui, a été vécu également non sans peine. La mort dans l’âme, les citoyens ont été contraints de renoncer à des habitudes enracinées qui ont forgé leur imaginaire social. L’Aïd, rendez-vous social à forte charge symbolique, qui vient clore le jeûne, ne sera pas une fête. Ce grand moment où des valeurs de communion et de fraternité s’expriment sera célébré dans une presque solitude. 
Mais au-delà de la sinistre ambiance projetée par le corona, ce sont-là des expériences sociales et personnelles qui doivent amener à réfléchir sur les capacités de résilience de la société. Une introspection collective est impérieusement nécessaire. Dans l’adversité, les Algériens ont fait preuve d’une étonnante lucidité. Face aux risques, ils ont opposé un sang froid collectif sans commune mesure. L’image caricaturale d’un peuple “sauvage et indiscipliné” jetée à la figure des citoyens — souvent teintée de mépris — est sereinement démentie. Il ne s’agit pas ici de sublimer un puritanisme fantasmé. Mais, de relever une évidente évolution sociétale produite par un bouleversement historique qui n’en finit pas de remuer ciel et terre algériens. Le 22 Février est passé par là...


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