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Editorial Mardi, 07 Août 2012 09:50 Facebook Imprimer Envoyer Réagir

Vraie réalité et fausse équation

Par : Salim Tamani

Il a assumé les délestages alors qu’il n’en est pas responsable. Noureddine Bouterfa, le P-DG de Sonelgaz, invité hier du Forum de Liberté, a expliqué les raisons des coupures d’électricité notamment en cette période de grandes chaleurs tout en fixant les parts de responsabilité de chaque intervenant dans le domaine. Bien entendu, la hausse de la consommation de l’énergie électrique a été abordée. La climatisation figure parmi les premières causes de l’augmentation de la demande en énergie électrique.
Mais en même temps, les difficultés dans lesquelles se trouve Sonelgaz à l’exemple de l’accès au foncier, la fraude et le piratage ainsi que l’absence de l’investissement sanctionnent durement l’entreprise qui se retrouve, malgré elle, seule, face à la colère des citoyens. Mais, osons la question : qui est réellement responsable de cette situation ? Le citoyen algérien, qui a bénéficié d’augmentations et de rappels de salaire et qui a souhaité goûter au confort, encouragé en cela par les prix pratiqués sur les appareils de climatisation, ou le gouvernement qui a bloqué les investissements prétextant de la sauvegarde de la paix sociale ?
Le problème dans cette équation est que, de toute manière, la paix sociale est de plus en plus compromise par le blocage de l’économie qui reste tributaire des hydrocarbures. Une chute drastique du prix du baril mettra en péril non seulement le semblant de tissu économique existant mais déstructurera également l’équilibre de la société algérienne, désormais habituée à vivre au-dessus de ses moyens.
Dans un système économique tiré par la croissance, on ne peut pas décemment parler d’augmentation de la consommation sans la production. Mais, dans le cas algérien, le débat est complètement faussé. Le gouvernement a lancé plusieurs chantiers dont celui de l’habitat augmentant, de fait, la demande en énergie électrique mais sans permettre à la Sonelgaz de suivre cette évolution. Jusqu’à quand le Trésor public, qui puise sa principale ressource
dans la fiscalité pétrolière, pourra-t-il supporter cette tendance dépensière du gouvernement ? Il faudra se mettre un jour à penser à l’avenir de ce pays en mettant en place les mécanismes d’une économie alternative créatrice de richesses basée sur la concurrence. C’est cela le vrai débat. On ne peut pas, donc, dissocier la Sonelgaz ou un autre groupe public de l’environnement économique d’aujourd’hui qui n’en est pas un. Le dernier recensement de l’ONS l’a bien prouvé.

 

Commentaires 

 
#3 adelX 09-08-2012 04:29
Décidément on en finira jamais d'entendre des idioties ! la CREG maillon de la Sonelgaz ? la Commission de Régulation de l’Electricité et du Gaz (creg) est une commission (d'ou le C) qui a pour l'une des ses missions la planification du plan d’électrificati on du pays, en réalité ce n'est pas à la SONELGAZ d'estimer les besoins du pays dans tel ou tel endroit mais bien le CREG qui est rattaché au ministère de l’énergie, et c'est ainsi partout dans le monde sauf qu'ailleurs elle fait son travail.
 
 
#2 Usébernés 08-08-2012 10:08
Nos gestionnaires ne sont jamais totalement responsables de quoi que ce soit et le PDG du holding SONELGAZ le déclare
.C'est le CREG et l'Etat qui semblent etre les tenants des déléstages, c'est qui le CREG? N'est il pas un des maillons du holding?Le citoyen doit le savoir.
Le holding a été investi par l'Etat pour décliner la stratégie de l'electricité.
C'est la climatisation?Le foncier?La fraude? ces problèmes perdurent depuis plus d'une decennie.
Un gestionnaire doit de par sa fonction anticiper et projeter l'avenir des actions dont il a la charge à moyen et long terme.
Avancer de pareils arguments reléve du ridicule.
Gérer , Messieurs c'est prévoir l'avenir.
Arretons de nous lamenter sur le citoyen qui fraude ,qui se climatise, qui ne cède pas ses parcelles de terrains.
Nous avons un grand besoin de véritables gestionnaires imbus de vision,de clairevoyance et confrontés au futur.
 
 
#1 Khoroto 08-08-2012 00:03
Sonelgaz, jusqu’aux années 90, était le fleuron des Sociétés Nationales. Avec des cadres gestionnaires et des ingénieurs de haut niveau. Aujourd’hui, Sonelgaz n’a qu’une petite responsabilité dans ce qui se passe. La grosse responsabilité est en haut. M Bouterfa est impuissant devant un problème de fond. En bon gestionnaire qui a les mains liées, il devrait démissionner et laisser Fakhamatouhou gérer l’électricité.
 
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