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A la une / Enquête

Me Benbraham Fatima, avocat à la cour d’Alger, agréé à la Cour suprême ‡et au Conseil d’État

Le célibat : un choix et un mode de vie

 Pour cette avocate de renommée, elle-même célibataire, le célibat est un phénomène qui a toujours existé dans la société algérienne. “Ce n’est pas un mode de vie nouveau”, explique-t-elle. “Il est à rappeler que pendant la Révolution, les hommes et les femmes ont choisi le célibat pour la cause algérienne. Ils pensaient à l’indépendance du pays. Ils savaient qu’ils allaient mourir, ils ne voulaient pas laisser derrière eux des veuves et des orphelins. Après l’indépendance, il y a eu une autre forme du célibat. Dans l’Algérois par exemple, dans beaucoup de familles, il y avait au moins une jeune fille non mariée. Elle secondait la maman et prenait sa place dans tout. Après le décès des parents, c’est toujours l’aînée qui se chargeait de la vie familiale. Elle était une véritable maîtresse de maison et généralement connaissait tout de la vie. Elle était très respectée et son avis toujours pris en considération. Il y a aussi beaucoup de parents qui décident pour leurs filles. Surtout si c’est la fille unique à laquelle on a tout donné et qui a fait des études supérieures. Ces parents ne veulent pas marier leur fille à un homme qui ne la mérite pas. Par amour pour leur fille et souvent par crainte de l’échec, ils préfèrent la garder chez eux. Aujourd’hui, beaucoup de personnes ont fait du célibat un choix et un mode de vie. Elles ont presque toutes un haut niveau d’instruction et un statut social assez respectable. Ce sont ces facteurs qui ont préconisé ce choix. Elles sont aussi des personnes très épicuriennes et altruistes qui pensent énormément aux autres et font généralement des sacrifices. Il existe aussi une grande part de jeunes filles qui considèrent le célibat comme une gangrène. Elles ont peur de dépasser l’âge du mariage et de se retrouver vieille fille. Elles finissent par épouser n’importe quel homme. Ce genre de mariage se termine souvent par un divorce et les victimes sont les enfants. Cet état de fait est généralement dû à la pression de la société qui donne des mariages mal assumés.”