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Enquête

“Le wahhabisme est un danger pour notre religion”

Lounis Mehala, ancien responsable à la zaouïa Sidi-Mansour, du côté de Fréha, ne cache pas son indifférence face à l’activisme des salafistes. Pour lui, “ils ne représentent de danger que pour eux-mêmes”. Lui, qui a passé le plus clair de sa vie dans cette zaouïa, fondée par Sidi Mansour en 1635, est convaincu que “le wahhabisme est un danger pour notre religion”.
“Le modèle salafiste est inacceptable”, a-t-il dit lors de notre rencontre dans un café au centre-ville de Fréha. Le wahhabisme est, pour lui, “une hérésie par rapport à l’islam sunnite authentique”. Notre interlocuteur estime que “les salafistes ne doivent pas nous faire peur. Ils sont prisonniers de leur conception de la religion”. Mais, en revanche, il considère qu’ils ne doivent pas aussi jouir de toute la liberté pour “répandre” leur méfait. M. Mehala pense que l’État “les a à l’œil” et que “les autres hommes de religion doivent les persuader pour laisser tomber cette conception erronée de la religion musulmane”. De ce fait, il prône un travail de proximité qui viserait ces militants pour leur expliquer que leur modèle “est étranger à nos mœurs” et peut “attenter à notre religion”.
Il a ajouté que même les citoyens doivent être informés du danger du wahhabisme. M. Mehala a insisté sur le fait que ces militants salafistes “n’ont jamais mis les pieds dans la zaouïa de Sidi-Mansour”.


M. M.