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A la une / Enquête

Témoignage sous le couvert de l’anonymat

“Les pressions, on les ressentait dans notre environnement politique”

L’obligation de réserve et la crainte de représailles obligent ce magistrat à s’exprimer sous le couvert de l’anonymat.
Il affirme que, durant sa longue carrière, il n’a pas reçu des pressions de manière directe. “Les pressions, on les ressentait dans notre environnement politique. À travers les instructions écrites, nous enjoignant de procéder de telle ou telle manière dans une affaire touchant par exemple des responsables de partis et de hauts cadres de l’État.”
Il refuse, toutefois, de lier la partialité du magistrat à sa situation matérielle : “L’indépendance de la justice participe d’une volonté politique claire. Avec cette devise : ‘Le juge n’obéit qu’à loi’.”
Après un moment de silence, il tempère : “Je ne dis pas qu’il n’y a pas de brebis galeuses. Mais, je peux vous assurer que le secteur de la justice est aux premières loges en matière de discipline et de droiture. On parle souvent des magistrats corrompus, sans jamais faire référence à celui qui est honnête, compétent et intègre. C’est d’ailleurs une règle. Il suffit qu’il y ait un mauvais magistrat dans un tribunal pour qu’on mette tous les autres dans le même sac”, martèle-t-il tout en s’interdisant d’en dire plus.


N. H.