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Foot / Enquêtes sport

Enquêtes sport

“L’avenir du professionnalisme est en danger”

La crise financière qui secoue la plupart des clubs professionnels ne semble pas près de connaître un dénouement qui donnera de l’espoir aux présidents de clubs, hantés par le manque d’argent frais qui leur permettra de gérer aisément le quotidien et éviter les problèmes avec les joueurs qui ont trouvé une nouvelle parade, à savoir la grève.
Face à cette situation, les présidents de clubs  ont préconisé lors de la dernière réunion tenue avec le MJS et la FAF, un certains nombre de propositions concrètes pour sortir de cette crise. Ainsi, quatre ans après son lancement par les pouvoirs publics, le professionnalisme n’a toujours pas atteint sa vitesse de croisière, le nouveau président du CRB et du conseil d’administration de  club nous explique un peu les raisons qui n’ont pas permis au professionnalisme de décoller : “Je ne veux pas revenir en arrière pour faire l’historique du lancement du professionnalisme chez nous, mais je peux vous dire qu’en étant président du CRB depuis cette saison, je connais un peu les raisons qui ont bloqué ce projet pourtant en faveur des clubs. Étant donné que nous sommes tous des clubs professionnels, on n’a pas encore vu un des 32 clubs faire des bénéfices, cela veut dire que nous sommes tous déficitaires sans exception, cela nous amène à dire que la méthode choisie n’est pas efficace, pourquoi ? Lorsque vous n’avez que 3 ou 4 clubs qui sont parrainés par de grandes sociétés, il ne faut pas s’attendre à des miracles de la part des autres clubs, il faut donc à mon avis que cette solution soit généralisée au niveau des autres clubs, on ne demande pas à être pris en charge totalement, mais au moins qu’on fasse des contrats des parrainages solides avec des sociétés qui peuvent apporter le plus. Actuellement, en dehors des opérateurs de la téléphonie mobile qui donnent quand même un bon pactole aux clubs, les autres sponsors sont insignifiants. Je vous assure qu’à ce rythme là, on aura des réelles difficultés à finir la phase retour, c’est l’asphyxie totale pour la plupart des clubs, il faut qu’on trouve des solutions adéquates qui nous permettent de sortir de cette spirale”, nous dira hier Réda Malek qui enchaîne à propos de l’ouverture du capital des clubs : “C’est une chimère de croire que l’ouverture du capital des clubs aux investisseurs, attirera les sociétés, c’est complètement faux, pour la simple raison que personne ne peut mettre de l’argent sans être sûr d’enregistrer des bénéfices, les gens ne sont pas fou pour venir jeter l’argent par les fenêtres, tant que les clubs sont déficitaires et ne font renter aucun sou, les investisseurs  ne viendront pas, même si l’action n’est pas chère, c’est une réalité qu’il ne faut pas occulter. Le mode de gestion des clubs tel qu’il est, ne changera en rien la situation financière, il faut chercher d’autres mécanisme plus efficaces pour tenter d’attirer les sponsors”.
Par ailleurs Réda Malek  salue la dernière mesure relative au plafonnement des salaires, il estime qu’elle est salutaire pour l‘avenir du professionnalisme. “Le plafonnement des salaires reste la meilleure et la plus efficace solution pour sauver le professionnalisme, sinon on va droit dans le mur, car si on continue à attribuer les mêmes salaires, tous les clubs vont disparaître. Les joueurs doivent saluer cette belle et louable initiative, car elle leur permet au moins de mieux voir leur avenir, on a préconisé une baisse de l’IRG et des impôts de 35 à 10 %.  Pour nous permettre de faire face à cette nouvelle donne, car les charges sont très lourdes à supporter, il faut les revoir, comme ça tout le monde sera dans la légalité, les joueurs doivent eux aussi payer les impôts. La réussite de l’avenir du professionnalisme, reste tributaire de l’application de cette mesure du plafonnement des salaires, où tous les clubs y ont adhéré, sinon, on mettra tous la clé sous le paillasson, on l’a dit récemment aux représentants de la FAF et du MJS. Ils furent très attentifs à nos doléances et ont promis de mettre en œuvre les mécanismes nécessaires pour faire aboutir cette mesure. Sans la concrétisation de cette décision, l’avenir du professionnalisme en Algérie,  est en réel danger”, conclut notre interlocuteur.