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Foot / Enquêtes sport

Djamel Menad à liberté

“Nous voulons juste connaître la vérité”

L’ancien médecin de l’équipe nationale des années 1980, Aleksander Sacha Tabarchouk, a déclaré dans un site spécialisé que les médicaments prescrits à l’époque pour les joueurs de l’EN n’étaient que des vitamines qui n’ont absolument rien à voir avec des produits dopants. Qu’avez-vous à dire à ce sujet ?
Vous savez, les joueurs de l’époque n’étaient pas des spécialistes en médecine pour connaître les substances et les constituants des médicaments que nous prenions par le passé. Nous avons consommé des pilules de couleur jaune et on ignorait parfaitement le contenu de ces pilules. Autrement dit, nous n’avons eu aucune connaissance des effets de ces gélules. On nous avait dit qu’il s’agit d’un complément riche en magnésium, sans plus. Maintenant, il est temps de rétablir certaines vérités et faire la lumière sur toute cette histoire.

Quelles sont les démarches que vous avez entreprises dans ce sens ?
Il s’agit d’une affaire qui a pris de l’ampleur. Même les médias internationaux ont étalé cette histoire. Nous avons, en tout cas, demandé à l’Amicale des anciens joueurs internationaux d’éclaircir notre position dans cette démarche auprès des instances concernées. Je peux vous informer que l’Amicale va poser le problème au niveau de la Fédération algérienne de football.

Qu’est-ce qui vous a poussé à soupçonner ces médicaments, source, selon certains d’entre vous, de la naissance d’enfants handicapés ?
Nous nous sommes basés tout simplement sur le pourcentage des joueurs de l’EN des années 1980 qui ont enfanté des enfants invalides. Ce n’est pas un hasard si nous sommes plus de 10 joueurs à avoir connu la même situation. Il doit certainement y avoir une explication à ce sujet. Raison pour laquelle l’avis des médecins étrangers était inéluctable. Les experts et autres spécialistes n’écartent pas cette hypothèse. Au contraire, les médecins nous ont clairement signifié que les médicaments consommés à l’époque pourraient avoir une relation directe avec ce qui nous est arrivé. Nous attendons impatiemment la réaction de la FAF qui devrait nous accorder audience pour discuter du problème.

Quel est le nombre d’anciens joueurs qui se trouvent dans cette situation  ?

Officiellement, nous sommes onze joueurs à avoir vécu le même problème. Mais cela ne concerne pas uniquement des footballeurs, mais aussi d’anciens athlètes et handballeurs. Nous ne cherchons pas à médiatiser cette affaire à des fins lucratives. Au contraire, nous voulons connaître la vérité. Il existe des gens qui sont dans le besoin pour la prise en charge de leurs enfants handicapés.

Le staff technique de l’époque, composé de Khalef et Saâdane, estime que cette histoire ne tient pas la route. Qu’en pensez-vous ?
Ça n’engage que leur personne. Ils étaient à la barre technique. Autrement dit, ils ne s’occupaient pas d’autres paramètres. Aujourd’hui, on ne va pas s’amuser à accuser ces deux personnes. Tout ce que nous voulons est l’aboutissement d’une enquête bien précise. Aujourd’hui, nous avons reçu le soutien de plusieurs sportifs et d’autres personnes. Nous ne pouvons pas faire machine arrière. Nous voulons connaître la vérité, rien de plus.

Personnellement, était-ce difficile pour vous de parler publiquement de ce sujet ?

Pas du tout. J’estime qu’il s’agit d’une réaction des plus normales de ma part. Mais ce qui me chagrine le plus, c’est que certains sportifs ayant connu la même chose que nous se taisent et pensent le contraire. Il ne faudrait pas justifier l’injustifiable. Il existe des médecins compétents dans ce domaine qui ont fait la relation.

Le silence du docteur Bensalem, l’ancien médecin de l’EN, renforce-t-il vos soupçons ?
Oui, mais il n’y a pas que cela. Les déclarations de Hanafi ne font que renforcer davantage nos soupçons. Il a clairement déclaré avoir demandé les dossiers médicaux des joueurs de l’époque, mais qu’on lui en a refusé l’accès. Cela veut tout dire à mon avis.
N. T.