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Enquêtes Dimanche, 29 Janvier 2012 10:00 Facebook Imprimer Envoyer Réagir

Il fallut plus d’un demi-siècle pour arracher un statut de langue nationale

Tamazight : Histoire et devenir

Par : Mohamed Mouloudj

Après l’Independence, le modèle importé ou imposé à l’Algérie a brouillé ses repères historiques et identitaires, lesquels ont pu survivre à tant de conquêtes et de tentatives de dépersonnalisation entreprises depuis des siècles par tant de conquérants.

“Nous sommes des Arabes, des Arabes, six millions d’Arabes”.  Cette sentence lâchée par Ben Bella au lendemain de  l’Indépendance donnait déjà un aperçu de ce qui allait être la place de l’identité amazighe dans une Algérie émancipée du joug colonial. Elle fut l’obstacle majeur à son émancipation. Ce déni de reconnaissance et d’existence a ouvert le chemin à toutes sortes de dérapages. Emprisonnements, répression, exil forcé…, étaient le lot de tout militant se revendiquant “du camp des berbéristes”.  
La genèse de la revendication tire ses racines du Mouvement national. La crise “anti”-berbériste de 1949 au sein du PPA-MTLD, et l’assassinat de certains de ses initiateurs constituait la réponse des tenants de l’Algérie arabo-islamique à ceux qui défendaient une Algérie, tout simplement algérienne. Les raisons de la trêve entre les “protagonistes”  étaient animées surtout “par la priorité d’en finir avec le système colonial”.
Juste après l’indépendance de l’Algérie, des anciens maquisards ont pris le relais de la revendication. Leur apport à l’éveil identitaire était sans égal. Le travail de titans réalisé par l’académie berbère sous la houlette  de Bessaoud, les pressions des poseurs de bombes de 1976 ont ébranlé bien des consciences et bien des certitudes. Après l’Independence, le modèle importé ou imposé à l’Algérie a brouillé ses repères historiques et identitaires, lesquels ont pu survivre à tant de conquêtes et de tentatives de dépersonnalisation entreprises depuis des siècles par tant de conquérants. La chape de plomb ayant été imposée aux militants, il aura fallu attendre avril 1980 pour voir la jeunesse du Printemps amazigh sonner le glas du monolithisme linguistique imposé par le pouvoir de Boumediene et ensuite par celui de Chadli. L’ostracisme qui frappait l’identité amazighe vola en éclat devant l’acharnement des militants à redresser le cours de l’Histoire. Depuis, la répression vint s’ajouter à la méfiance qui caractérisait les relations, déjà tendues, qu’entretenaient les régions amazighes, notamment la Kabylie et le pouvoir central. La lutte étant “popularisée”, les militants berbéristes revoient leurs revendications à la hausse. Outre tamazight reconnue dans toutes ses composantes, les berbéristes  réclamaient  un état de droit et la promotion de la démocratie. En 1994, la Kabylie décide, face à la persistance du déni, “de boycotter l’école qui boycotte sa langue”. Manipulation et intox ont émaillé les huit mois de grève, avant qu’un haut-commissariat à l’amazighité, rattaché à la présidence soit installé. Un journal d’information télévisé fut lancé et tamazight fit son entrée à l’école algérienne, après tant d’années d’exclusion.
Mais ces concessions du pouvoir restaient insuffisantes aux yeux des militants berbéristes. L’assassinat de Matoub Lounès le 25 juin 1998  remit sur le tapis la revendication identitaire. En dépit de la grande mobilisation, le pouvoir refusa de céder. Il aura fallu l’année 2001, après l’impressionnante démonstration de force des militants kabyles lors des événements appelés communément “Printemps noir” et son lot d’assassinats et de répression -126 jeunes tués- pour que le pouvoir daigne, enfin, institutionnaliser tamazight en tant que langue nationale. Ironie de l’histoire, ce sont les mêmes sénateurs et députés qui ont voté la loi, reconnaissant tamazight, qui étaient peu de temps auparavant les farouches opposants aux revendications de la Kabylie. Cependant, un long chemin reste encore à parcourir pour cette langue millénaire puisque, si elle est admise dans les textes, elle reste confrontée à beaucoup de problèmes sur le terrain !


M M

Commentaires

1234

aha ihi 13-03-2012 11:03

#33
je madresse atouts les afriquns du nord que la longue ammazighe une longue qui peuve prond sa plasse ci la poletique ce chonge verre elle meme je veu dire que le pouvoire chonge ses idde merci aha ihi de paris75020
Répondre a aha ihi

Mohammed MADJOUR 29-01-2012 16:45

#32
Le sujet est plus que sérieux pour le laisser au seul stade des internautes ! Pourquoi ne pas accepter de dialoguer ? D'autant plus que la langue dont il s'agit dépasse largement les frontières nationales ! Il serait honorable d'être un "précurseur" mais ô combien déshonorant d'être à côte d'une légitime revendication parce que les uns et les autres ont font leur pain quotidien et leurs affaires ici et même aux quatre coins du globe sous prétexte de l"étude des langues" anciennes et minoritaires , définition qui ne cadre pas bien avec la langue Nord Africaine ! Il ne faut surtout pas continuer à "enseigner" ce qui n'est pas bien mis noir sur blanc dans des documents officiels qui feront l'unanimité que personne ne pourra remettre en cause ! La non-considération des "priorités" dans tous les domaines fait que les Algériens ne concrétisent rien depuis longtemps ! Même pas un État civil correct et un Cadastre National officiel, ces deux piliers d'une nation qui existe ...
Répondre a Mohammed MADJOUR

ahcene19 29-01-2012 14:35

#31
Pas d avenir pour cette langue si sera pas une langue officielle.
Répondre a ahcene19

Aksil 29-01-2012 14:32

#30
salut : est ce que la langue Tamazighet sera un jour une langue officielle en Algerie comme le Maroc et la Libye a bientôt.
Répondre a Aksil

Adsiman 29-01-2012 14:30

#29
A M.Moustache. S'il y a une langue kabyle, une culture kabyle, une identité kabyle, c'est qu'il y a bel et bien une peuple kabyle. La langue kabyle n'est pas parlée par des fantômes ou des zombies ! L'unité de l'Algérie ne peut se faire sur le dos du peuple kabyle, soumis depuis l'indépendance à une politique criminelle de dépersonnalisat ion par l'Etat central d'Alger (arabisation forcée et ré-islamisation/version intégriste). En décembre 1991, le peuple kabyle a majoritairement rejeté les partis intégristes alors que le reste du pays les a plébiscités.C'est la preuve flagrante qu'il y a au mois deux peuples en Algérie. Evidemment les politiciens algériens (arabes et kabyles) ont toujours voulu gommer cette réalité sociologique gênante à leurs yeux. Mais chassez le naturel;il revient au galop !
Répondre a Adsiman

NAJMAWAHILAL 29-01-2012 14:26

#28
curieusement les Amazgh me rappellent les Basques en Espagne les Bretons les Corses et les gaulois en France les Kurdes de Turquie de Syrie et d'Irak etc. et je constate la difficulté de ces peuples à être assimilés dans des Etats Nation. Pourquoi? L'unité fait la force d'un pays et les conflits l'appauvrissent
Etudier la langue amazigh pourquoi pas, si ça doit nous réconcilier et nous permettre de nous connaître pour partager nos richesses culturelles tous ensemble ; personnellement je trouve la langue amazigh très agréable à écouter (un peu comme l'anglais) et la musique me fait penser à la musique celte et j'aime le gâteau "rfiis" à base de semoule et de dattes et plein d'autres recettes
c'est vrai que la langue arabe du Saint Coran et des sciences et du savoir est difficile à apprendre surtout si elle est mal enseignée et c'est ce qui découragent les Amazighen
WALLAH MA3A ALSALIHIN
Répondre a NAJMAWAHILAL

Adsiman 29-01-2012 13:57

#27
Ay Iflissen! Il ne sert à rien d'expliquer à des aliénés, qu'une langue est un dialecte qui a une police, un Etat etc.. Que peut-on attendre de gens qui ont renier et renoncé à la langue de leurs ancêtres au profit d'un arabe artificiel, qui ont tronqué une fausse identité importé du moyen orient, au détriment de leur vraie identité.Tous les linguistes le disent depuis des lustres,l'arabe officiel n'est la langue maternelle d'aucun maghrébin ! Est-ce que ces gens lisent ce que disent les spécialiste des langues ? J'en doute, y compris au sein de leurs élites. Aql-agh ihi, am win icêdhên i wderghal ! Ur ttrûz ara aqerruy-ik a gma.
Répondre a Adsiman

MOUSTACHE 29-01-2012 13:42

#26
Arrêtez de vous insulter car le seul gagnant sera le pouvoir encore une fois, on possèdent un seul pays c'est l'Algérie, ceux qui parlent de souveraineté c'est eux même qui devisent ce peuple pourtant uni pendant la guerre de libération national, ce problème de kabyle et arabe et je ne sait pas quoi est apparu après l'indépendance donc facile a deviner le coupable, vous êtes occuper a vous insulter pendant que les autres continu a s'enrichir sur votre dos, je me demande si au fin de compte le peuple algeriens méritent ce qui lui arrivent
Répondre a MOUSTACHE

aghioul 29-01-2012 13:17

#25
les Amazighs sont les premiers habitants de l'Afrique du Nord ils na sont venus ni du yemen ni d'Europe
Bebn Bella était un agent des égupchiens de nasser qui pronait le panarabisme pou créer un trait d'union entre coptes chrétiens egyptiens et musulmants
le Maro a officialisé la langue Amazighe dans le calme et sans violence,la maorité des algériens même parlant l'arabe sont des amazighs comme l'a dit Ibn Khaldoun tous ceux qui portent le burnous et mangent le couscous sont des amazighs
Répondre a aghioul

ilissen 29-01-2012 13:08

#24
2000 sin agim alfayni
anisi de suite jusqu'a l'infini
je veux tout simplement te montrer qu'il n'y a rien a voir en tre ces deux langues ni de près ni de loin et il n'y a qu'à aller voir son "alphabet tifinagh" sur google si tu veut plus de renseignement,
FIN
Répondre a ilissen
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