La première session plénière de l'Assemblée populaire nationale (APN) au titre de la 7eme législature se tiendra samedi prochain Quatorze partis politiques ont décidé lundi à Alger de boycotter le nouveau Parlement élu et de créer un "front politique pour la sauvegarde de la démocratie" Christopher Ross a "toujours" le soutien des Etats-Unis(l'ambassadeur américain à Alger, M. Henry S. Ensher) YEMEN: au moins 96 soldats tués dans un attentat-suicide USA: le directeur de la sécurité nucléaire démissionne après un désaveuMali: Le président par intérim Dioncounda Traoré a été agressé et blessé lundi dans son bureau par des manifestants opposés à son maintien au pouvoir Transfert: "Je reste au Milan AC" (Djamel Mesbah)
Enquêtes Dimanche, 29 Janvier 2012 10:00 Facebook Imprimer Envoyer Réagir

Son enseignement patine depuis son introduction à l’école en 1995

Tamazight, l’exemple à ne pas suivre !

Par : Mohamed Mouloudj

Durant l’année scolaire de 1995-1996, 16 wilayas ont opté pour l’introduction de tamazight dans le cursus scolaire. Pour le kabyle, 32 519 élèves étaient inscrits sur un total national de 37 690.  Ce qui représente 86,28 % du taux national. Ce chiffre se répartit sur 13 440 élèves à Tizi Ouzou, 9 000 à Bouira,  7 941 à Béjaïa, 1 078 à Boumerdès, 584 à Sétif, 349 à Alger et enfin, 127 à Oran.

À la lumière des statistiques de l’enseignement de tamazight, fournies par le Haut-Commissariat à l’amazighité, HCA, l’on remarque que les obstacles mets en place par les pouvoirs publics pour contrer toute avancée de cet enseignement ont donné leur fruit, à savoir l’abandon de cet enseignement dans plus de 5 wilayas, alors qu’au lancement, il était question de le généraliser à toutes les wilayas du pays. Ainsi, cet enseignement introduit depuis 1995, dans toutes ses variantes, à savoir le kabyle, le chaoui, le targui, le chenoui, le m’zab et le chleuh, bat toujours de l’aile et n’arrive toujours pas à décrocher une place dans l’École algérienne. Il reste prisonnier de ce que le ministère de tutelle appelle “la demande sociale”.
Durant l’année scolaire de 1995-1996, 16 wilayas ont opté pour l’introduction de tamazight dans le cursus scolaire. Pour le kabyle, 32 519 élèves étaient inscrits sur un total national de 37 690. Ce qui représente 86,28% du taux national. Ce chiffre se répartit sur 13 440 élèves à Tizi Ouzou, 9 000 à Bouira, 7 941 à Béjaïa, 1 078 à Boumerdès, 584 à Sétif, 349 à Alger et, enfin, 127 à Oran. L’enseignement du chaoui représentait 9,03% avec 3 404 élèves, inscrits dans les écoles d’Oum El-Bouaghi, Batna, Biskra et Khenchela. Le targui était de 0,51%, le chenoui de 2,60%, le m’zab 1,54% et de 0,02% pour le chleuh. Ce dernier ne résistera pas longtemps puisque son enseignement sera abandonné, seulement, deux années après son lancement. Idem pour le m’zab qui sera, à son tour, abandonné en 1999 pour reprendre en 2003 et abandonné, encore une fois, en 2009. S’ensuivra le chenoui et le targui qui rendront le tablier en l’an 2000. Même topo pour l’enseignement du kabyle à Oran qui s’estompera durant l’année scolaire 2001-2002 pour ne plus jamais reprendre, contrairement à Batna qui a cessé d’être enseigné en 2002, avant de reprendre durant l’année scolaire de 2005-2006. Le targui, quant à lui, s’est effiloché en 1999 pour ne jamais reprendre, du moins, jusqu’à cette année scolaire.
Malgré ces défections, l’enseignement de tamazight a pris de l’ampleur dans d’autres régions qui l’ont “adopté” depuis 1995. Ainsi, le nombre d’élèves inscrits est passé de 37 690 en 1995 à 213 075 en 2011, contre 193 226 en 2010, 55 958 en 2000.

La Kabylie en pole position
En 1995, le nombre d’enseignants dispensant les cours de tamazight à Tizi Ouzou était de 81 enseignants pour un effectif d’élèves de 13 440. Ce nombre sera revu à la hausse, grâce au recrutement des licenciés de l’Institut de langue et culture amazighes de l’université Mouloud-Mammeri. Pour rappel, les deux départements de langue et culture amazighes de Tizi Ouzou et de Béjaïa ont été ouverts en 1990, sous la pression populaire engagée par le MCB. Un institut a aussi ouvert ses portes à Bouira, après le passage du centre universitaire colonel Mohand-Oulhadj au rang d’université depuis cette année. En 2011, la wilaya de Tizi Ouzou compte 628 enseignants, travaillant dans 848 établissements. Béjaïa dispose de 370 alors que le nombre été de 48 en 1995. L’enseignement est répartit sur 116 établissements. Bouira dispose de 167 enseignants exerçant dans 131 établissements, pour un collectif élèves de 28 474. Seulement 3 enseignants exercent dans trois établissements à Tamanrasset pour 615 élèves. Alger compte 4 enseignants dans seulement 4 établissements, pour 37 élèves, alors qu’en 1995, 8 enseignants assuraient les cours pour 349 élèves à la capitale. L’enseignement de tamazight risque de s’effilocher à partir de la prochaine année scolaire à Alger, avertissent les enseignants et le HCA. Faute d’instituer tamazight comme matière à part entière dans l’école, son caractère facultatif n’encourage nullement les apprenants, notamment ceux des classes d’examen.
100 016 élèves suivent régulièrement les cours de tamazight à Tizi Ouzou, avec 30 008 élèves au primaire, 59 978 au moyen et 10 030 au secondaire. Béjaïa compte 18 731 élèves au primaire, 30 222 au moyen et 5 785 au secondaire. 4 714 élèves sont inscrits au cours de tamazight au primaire à Bouira, 20 435 au moyen et 3 325 au secondaire. 3 826 élèves à Sétif, seulement dans le palier moyen.
Sur un total de 213 075 élèves inscrits dans les 9 wilayas où subsiste encore l’enseignement de tamazight, la Kabylie rafle la mise avec 187 961 élèves, tous paliers confondus. Sur 1 330 professeurs assurant l’enseignement, les quatre wilayas où il est dispensé, le kabyle arrive toujours en tête avec 1 186 enseignants. Sur le nombre d’établissements dispensant des cours en tamazight, sur 1 193 établissements dans 9 wilayas, la région de Kabylie compte 1 105.  Les statistiques “révèlent” aussi que l’enseignement de tamazight se concentre aussi au niveau du moyen.
Pour ainsi dire, hormis Tizi Ouzou, Béjaïa, Bouira et Batna, tamazight n’est enseigné dans aucune école primaire. Même scénario pour les classes du secondaire. Mis à part les wilayas susmentionnées avec Boumerdès et Alger, excepté Batna, aucun lycée d’Algérie ne dispense des cours de tamazight. Le caractère facultatif endossé à l’enseignement de tamazight rend la possibilité de le généraliser quasi impossible. Contrairement aux autres matières qui sont obligatoires, tamazight reste le maillon faible à l’Ecole algérienne, malgré son statut de langue nationale depuis février 2002. De ce fait, tamazight est l’exemple à ne pas suivre dans l’enseignement. Introduite grâce au combat de longue haleine mené par plusieurs générations de militants, elle reste prisonnière de considérations qui n’ont rien à envier à l’apartheid linguistique que les pouvoirs successifs exercent contre une donnée historique et sociale plusieurs fois séculaire.


M. M.

Commentaires

razane 12-05-2012 08:43

#7
il faut enseigner la langue tamazight pas tous les dialectes kabyle chaoui etc........
Répondre a razane

nan2 04-05-2012 09:38

#6
Une langue ne devient générale que si le peuple VEUT la parler. Or, la majorité des algériens ne VEULENT pas parler cette langue qui a peut-être été la leur par le passé mais qui ne résonne plus dans leur mémoire. Quant à l'imposer par la force de la généralisation c'est tout simplement une violence inacceptable comme toutes les violences. Force restera à la LIBERTE d'apprendre ou pas cette langue.
Répondre a nan2

mecipsa 26-03-2012 17:16

#5
Voilà, un sujet et combat qui doit mobiliser le peuple qui se réclame de l'identité AMAZIGHE, en effet, s'il y a une langue qui doit-être d'utilité nationale et investissement dans sa scolarité c'est bien cette langue qui est la vraie langue du pays, que les arabisants l'accepte où pas, ils ne peuvent nier la vérité historique de ce pays.
Répondre a mecipsa

Atman 20-03-2012 21:49

#4
Bof bof, quelle référence. C'est pas décoincer certains complexés et gagner les chlouhs. Et ça s'arrête là, sans rien obliger. L'amazigh on veut le forcer aux algériens qui sont déjà immunisés de cette tentative de greffe qui ne sert à rien, mais vraiment à rien. Le breton ou l'alsacien ou le corse ou le basque n'a pas été généralisé à toute la France. Détrompez vous, ça n'ira pas loin cette langue écrite, mais je préfère de loin la version orale qui est plus esthétique.
Citation en provenance du commentaire précédent de aghioul:
le Maroc a fait dans le calme de la langue Amazighe une langue nationale et officielle sans tuer personne
Répondre a Atman

dupont 01-03-2012 10:52

#3
la langue berbere est une constituante de l'identité de l'afrique du nord. a l'image du roi du maroc, l'etat algérien doit réhabiliter cette langue en la consacrant langue officielle. c'est la seule condition pour la promouvoir et de leguer aux générations futures une identité commune à tous les peuples de la région. celà sans dire que les peuples concernés ne devront pas lacher prise sur leur revendication.
Répondre a dupont

Un parisien 01-02-2012 19:35

#2
Il faut la rendre obligatoire dans les écoles.
Répondre a Un parisien

aghioul 29-01-2012 13:19

#1
le Maroc a fait dans le calme de la langue Amazighe une langue nationale et officielle sans tuer personne
Répondre a aghioul

Rédigez un commentaire

Charte d'utilisation de
www.liberte-algerie.com

- L’espace des commentaires sur liberte-algerie.com est ouvert à toute personne s’engageant à respecter les présentes conditions générales d'utilisation par l’Internaute

- L’internaute est prié de prendre connaissance le plus régulièrement possible des conditions Générales d'utilisation du site. Il faut savoir que liberte-algerie.com est libre de les modifier à tout moment sans notification préalable afin de les adapter aux évolutions du site et des lois et règlements en vigueur.

- La citation de la marque liberte-algerie.com sur un site Internet tiers ne signifie pas que liberte-algerie.com assume une quelconque garantie et responsabilité quant au contenu du site Internet tiers ou de l'usage qui peut en être fait.

- Tout internaute peut réagir sur le contenu du site

- Les informations fournies à liberte-algerie.com par un Utilisateur lors l’envoi de son commentaire sont communiquées sous la seule responsabilité de cet Utilisateur.

- En envoyant ses commentaires à liberte-algerie.com, l’utilisateur :

- déclare être autorisé à envoyer ses commentaires ;

- autorise liberte-algerie.com à reproduire et représenter, intégralement ou partiellement et à adapter les commentaires sur les services de communication électroniques édités par liberte-algerie.com dans le monde entier.

- liberte-algerie.com a le droit de retirer ou d’interdire l’accès à tout Commentaire contrevenant ou risquant de contrevenir aux lois et règlements en vigueur ou qui ne serait pas conforme aux règles éditoriales du site.

- L'utilisateur est seul responsable de toute utilisation personnelle du contenu ou des commentaires publiés sur le Site.

- liberte-algerie.com n'exerce aucun contrôle quant au contenu des sites Internet tiers. L'existence d'un lien hypertexte entre le site et un site internet tiers ne signifie pas que liberte-algerie.com assume une quelconque garantie et responsabilité quant au contenu du site Internet tiers ou de l'usage qui peut en être fait.

- Dans l'hypothèse où l’utilisateur est une personne physique mineure, il déclare et reconnait avoir recueilli l'autorisation auprès de ses parents ou du (ou des) titulaire(s) de l'autorité parentale le concernant pour utiliser le site. Le (ou les) titulaire(s) de l'autorité parentale a (ont) accepté d'être garant(s) du respect de l'ensemble des dispositions de la charte.

- Les propos incitants à la haine raciale ou religieuse, les appels à la violence, l’utilisation de termes régionalistes, et tout message litigieux ne sont pas acceptés par liberte-algerie.com.

- Veuillez éviter l’excès de propos de type belliciste, morbide ou guerroyeur.

- Les commentaires où on y constate de l’agressivité, de la vulgarité ou de la violence excessive dans le ton, ne sont pas autorisées à être publiés sur le site. Egalement les insultes personnelles entre participants.

- Pas de pornographie, pédophilie, obscénités et grossièretés.

- La répétition de messages identiques ou très voisins n’est pas autorisée

- Tout lien dirigeant vers un site raciste, islamophobe, ou que la rédaction jugera non conforme, sera effacé.
- Les spéculations ou révélations à propos de l'identité de tel ou tel participant ne sont pas tolérées.

- Les tentatives d'usurpation d'un pseudonyme déjà employé ne sont pas tolérées.

- Les messages personnels échangés entre participants ou postés sur d’autres sites ne doivent pas être diffusés sur le site.

- L’usage normal pour publier les commentaires requiert un seul pseudonyme.
- Veuillez poster vos sujets dans les rubriques appropriées du site

- En cas de malentendu persistant avec le médiateur, vous êtes prié de le contacter par email (l’adresse : journal.liberte.dz@gmail.com)

Recevoir une notification par email lorsqu’une réponse est postée

 
DIlem
Dilem du 21 Mai 2012
Galerie Agrandir
CONTRECHAMP
Galerie photos
“LIBERTÉ” au cœur d’un Mali déchiré (première partie)
“LIBERTÉ” au cœur d’un Mali déchiré (première partie)
Galerie Agrandir
LIBERTE MOBILE
Bannière
Vidéos
Chelsea London - Bayern Munich 1:1 (pen. 4-3) 19.05.2012 - Munich - Allianz Arena
Voir toute La rubrique

Dernières infos

Agenda
Bannière