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Économie / Entreprise et marchés

Parlons management !

“Les idées les plus simples sont souvent les meilleures”

Rarement un ouvrage a pu donner un concentré de management moderne aussi pratique et aussi riche. C’est l’exploit réalisé par un livre qui vient de sortir avec un titre sibyllin : Les idées les plus simples sont souvent les meilleures.

Jamais la littérature managériale n’a été aussi prolifique de nos jours. À juste titre, car les changements que connaît l’environnement de l’entreprise n’ont jamais été aussi profonds. Il se trouve cependant, et ce n’est pas une surprise, que la quasi-totalité des ouvrages et articles qui sont écrits dans le monde sont d’origine anglo-saxonne. Tant il est vrai que l’anglais est devenu aujourd’hui la langue du management. Et voilà que ce début de l’année 2016 nous offre une agréable surprise avec un ouvrage en tout point remarquable écrit… en français. Remarquable car ce n’est pas l’œuvre de chercheurs académiques, comme souvent nous y ont habitués les auteurs français. Au contraire, Les idées les plus simples sont souvent les meilleures qui est sorti en ce début d’année aux éditions Eyrolles (1) a pour auteurs des managers qui ont eu à gérer de grands entreprises dans lesquelles ils ont expérimenté des principes forts de management et dont ils nous livrent les clés de succès pour leur mise en œuvre. Il s’agit de Bernard Bourigeaud, président-fondateur du groupe de services technologiques Atos, et de Jacques Brun qui a occupé de hautes fonctions managériales dans des entreprises comme Alcatel, Bouygues, Westinghouse Electric, Alstom…
Ce qui a surtout retenu l’intérêt de l’auteur de ces lignes c’est que B. Bourigeaud et J. Brun nous fournissent des illustrations très concrètes et frappantes des idées que la rubrique “Parlons Management !” tente de populariser pour aider les managers algériens à revitaliser leurs entreprises et reconsidérer leur style de management. En particulier, à côté de questions certes importantes sur la gouvernance des entreprises ou bien celles liées à la stratégie, à l’innovation ou au réseautage, une large partie de l’ouvrage est consacrée au management des hommes. Une question qui est traitée avec une vision post-moderne du management, parfois même de façon provocante et anticonformiste, comme en témoignent les chapitres consacrés aux valeurs, à la confiance, aux choix des hommes, à la communication interne et à l’importance du contact direct, ou au bien-être au travail. Ce sont autant d’aspects que nous avions nous-même illustrés par des exemples d’entreprises américaines ou asiatiques comme Zappos de Tony Hsieh ou HCL Technologies de Vineet Nayar, des cas emblématiques du management post-moderne. Ici, dans un environnement plus familier à l’entreprise algérienne puisqu’il s’agit du contexte français, les auteurs nous livrent leur vécu et leurs témoignages dans la mise en œuvre de leurs approches du management des hommes dans les entreprises qu’ils ont dirigées. Or chacun sait que l’un des plus grands défis des entreprises algériennes réside précisément dans la nécessité de changer leur mode de management des hommes. Les managers algériens – entrepreneurs, dirigeants, cadres supérieurs, responsables de business units ou d’équipes… – ont donc là des idées propices pour se mettre en perspective et identifier les priorités pour revisiter leurs pratiques managériales. L’ouvrage est tout aussi utile aux DRH soucieux d’accompagner le changement parce qu’il leur permettra de mieux identifier les domaines-clés pour le développement des talents sur les aptitudes managériales critiques. Ce qui est encore plus heureux c’est que Les idées les plus simples sont souvent les meilleures est écrit dans un style direct, illustré par de nombreux exemples, donc facilement accessible comme le suggère son titre. C’est donc une lecture que nous recommandons fortement à tous ceux qui souhaitent engager le changement dans leur entreprise sur des voies solides.
Bien sûr, certains répondraient que la disponibilité de l’ouvrage peut se révéler problématique. Mais là aussi une autre bonne nouvelle : Les idées les plus simples sont souvent les meilleures est désormais disponible sur les bibliothèques numériques Cyberlibris. Ainsi les abonnés algériens à la bibliothèque Scholarvox Management ou bien aux plateformes general.fimaktabati ou academic.fimaktabati proposées par Algérie Télécom peuvent dès à présent accéder à l’ouvrage. Pour ceux qui n’ont pas cette possibilité, se le procurer auprès d’une bonne librairie en France serait un achat des plus judicieux ! À tous je souhaite une lecture féconde… et vos commentaires seront les bienvenus.


S. S.

1- Management : “Les idées les plus simples sont souvent les meilleures”. De Bernard Bourigeaud et Jacques Brun. Janvier 2016. Éditions Eyrolles.

 


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3 réactions
RAMDAN le 08/03/2016 à 18h09

Un manager algérien ne pourra pas s’y reconnaître si le livre n’a pas analysé les fondements culturels du management qui nous sont propres. Il est fort à parier que cet ouvrage ne dit mot sur les valeurs et les croyances qui sous-tendent l’activité managériale dans notre pays ….Et pourquoi se référer uniquement à des auteurs étrangers alors qu’il existe en Algérie des livres écrits par de grands managers à partir d’expériences vécues sur place et moisissant sur les étagères des librairies ?

RAMDAN le 09/03/2016 à 18h24

Le management est l’art de faire face intelligemment à un monde en perpétuelle évolution. C’est pourquoi, le manager algérien pourra difficilement atteindre ce but tant que son esprit ne sera ouvert au progrès et dénié de tout conformisme ou esprit "partisan". D’où l’importance cardinale de faire l’effort pour éliminer les blocages et les défauts hérités d’un système qui a sacrifié plusieurs générations. Ce n’est qu’à ce prix que les « idées les plus simples » prendront tout leur sens. Merci.

RAMDAN le 11/03/2016 à 19h32

Une difficulté inhérente au système et non des moindres - réside dans la prolifération d’organigrammes occultes reliant hiérarchiquement la quasi-totalité des employés à des mains invisibles tantôt civiles, tantôt militaires, rendant ainsi leurs motivations impossibles à contrôler par un manager "indépendant". Pour atteindre le but inavoué de détourner les deniers publics, n'a t'on pss interdit l’emploi de la Comptabilité analytique, une technique indispensable pour la maîtrise des coûts? Merci

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