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Économie / Entreprise et marchés

Mourad Bouattou, Président du cluster groupement boissons à “Liberté”

“Viser l’intégration dans l’industrie agroalimentaire”

©Yahia / Liberté

Dans cet entretien, le premier responsable de cette structure souligne l’importance de ce regroupement d’acteurs de la filière. Il présente son plan d’actions et esquisse les enjeux d’un développement des clusters au profit de l’économie nationale.

Liberté : Quelles sont les raisons qui ont motivé la création du cluster boissons ?
M. Bouattou : On est parti d’une problématique, d’un constat : nous avons des atouts compétitifs, une concentration dans un même espace d’acteurs émergents, en l’occurrence d’entreprises de la filière boissons. Ces mêmes acteurs ont décidé de se regrouper pour réaliser des synergies, mutualiser les moyens. Le cluster boissons travaille en concertation avec les administrations, les associations en vue d’améliorer l’environnement des affaires. Pour être compétitifs, le cluster travaille avec les universités et les institutions de recherche pour qu’il y ait une collaboration féconde en matière de résultats de recherche. Il s’agit d’intégrer les résultats de la recherche et de les appliquer aux résultats de la filière boissons dans un objectif de compétitivité, en un mot d’innover et de répondre aux besoins du marché. La filière doit s’adapter à de nouveaux modes de consommation, les préoccupations de santé du consommateur qui constituent des enjeux importants. En un mot, il s’agit de s’unir pour faire face aux défis de la mondialisation, aller en rangs groupés vers les marchés extérieurs, faire des économies d’échelle par le biais d’achats groupés, et comme je l’ai mentionné valoriser les résultats de la recherche par l’innovation. Il s’agit d’être toujours arrimé au progrès, d’utiliser en particulier les outils des nouvelles technologies de l’information et de la communication qui constituent des outils transversaux indispensables au développement de la filière.

Quel est le poids du cluster boissons ?
Aujourd’hui, le noyau dur du cluster est constitué par les acteurs principaux de la filière. Nous avons comme membres Tchin Lait (connu par la marque Candia), Toudja, Eaux Monts Djudjura, Spa Mami, Général Emballage du groupe Batouche, SNTR Logistics, Numilog filiale de Cevital, Bac Logistics et l’entreprise portuaire de Béjaïa. Nous avons également comme membres potentiels (sur le point de rejoindre le cluster) d’autres grands acteurs connus de la filière, étant entendu que les technologies du savoir vont décloisonner les acteurs potentiels de la filière boissons par le biais du réseautage.
Les technologies du numérique ouvrent ainsi une brèche dans le cloisonnement géographique. C’est donc un cluster national ouvert à tous les acteurs de la filière et à l’international avec les autres clusters régionaux. L’avantage de cette ouverture à toute la filière est de composer avec notre potentiel, de regrouper les acteurs en vue de valoriser l’amont, de favoriser l’intégration, en clair de fabriquer localement les inputs : concentrés, additifs importés aujourd’hui. L’intégration de ces acteurs amont-aval donnera un contenu concret à ce concept de compétitivité.

Quelles sont les actions qui ont été lancées depuis la création du cluster ?
On est opérationnel depuis seulement une année. Le 24 février, nous avons bouclé une année d’existence. La première action structurante a été la création officielle du cluster tout en menant une action de sensibilisation au profit de tous les autres acteurs potentiels qui sont sur le terrain, c'est-à-dire des compétiteurs sur le marché, en vue de leur inculquer la culture du partage qui est fondamental pour sceller et promouvoir des projets de collaboration entre tous les acteurs.
Plusieurs ateliers et séminaires ont été organisés au profit des membres du cluster pour les imprégner de cette culture universelle des clusters avec l’assistance de la coopération algéro-allemande GIZ et l’accompagnement de la direction générale PME du ministère de l’Industrie qui nous a appuyés en nous ouvrant les portes du centre de facilitation de Béjaïa, devenu avec leur appui le siège social du groupement cluster boissons.

Pouvez-vous nous présenter les projets structurants que compte lancer le cluster ?
En premier lieu, créer une plateforme logistique au sein de la zone d’activité de Taharacht où sont implantés tous les acteurs de la filière.
Cette infrastructure va être mutualisée pour l’ensemble des acteurs de la filière.
En second lieu, créer un groupement qui va donner un contenu concret au partenariat entre acteurs de la filière. En troisième lieu, il est prévu des projets de collaboration avec les clusters internationaux. En quatrième lieu, il est programmé des actions de formation sur la compétitivité et la mise à niveau, le management des ressources et avec le ministère de l’Environnement et le PNUE les technologies de production propres. L’objectif est de réaliser des économies d’énergie et la rationalisation dans la consommation d’énergie
Enfin, il est prévu une convention de partenariat avec l’Agence nationale de valorisation des résultats de la recherche (ANVREDET) en vue de promouvoir les projets innovants au bénéfice de tous les industriels de la filière…

Qu’en est-il de l’exportation ?
Il est visé à travers les clusters la création d’agro-pôles intégrés permettant la rencontre de l’amont agricole avec l’industrie de transformation en vue de valoriser suffisamment la matière première locale, de véritables hubs de l’exportation en réseautant les plateformes logistiques et avec les débouchés qu’offrent les ports sur la façade maritime et mutualiser tous les acteurs, tous les maillons de cette chaîne logistique pour optimiser les coûts logistiques, diminuer le coût du fret et promouvoir les comptoirs à l’export avec l’appui d’Algex réaffirmé aujourd’hui et la Cagex.
Tout cela va contribuer au développement des exportations hors hydrocarbures du pays et donner de la visibilité sur les marchés extérieurs à travers la présence des membres de ces clusters dans les salons à l’étranger et les actions de prospection des marchés extérieurs.

K. R.


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