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A la une / Entretien

ABDELKADER ZOUKH S’EXPRIME DANS UN ENTRETIEN À LIBERTÉ

Le wali d’Alger : des vérités et des promesses

40 000 familles au total relogées d’ici la fin décembre” ©Billel Zehani/Liberté

Dans un entretien accordé à Liberté, M. Abdelkader Zoukh, le wali d’Alger, évoque  les opérations de recasement et les programmes de logements destinés à la résorption de l’habitat précaire. Il a également abordé la sécurité dans les écoles, la crise de la circulation automobile tout en rassurant que tous les projets inscrits dans la wilaya d’Alger n’ont pas été touchés par la rigueur budgétaire du gouvernement.

Liberté : depuis juin 2014, les services de la wilaya d’Alger ont procédé à plusieurs opérations de relogement qui ont touché  de nombreuses familles des bidonvilles et des IMR, pouvez-vous M. le Wali nous dresser un premier bilan des opérations menées jusque-là?
M. Abdelkader Zoukh :
Tout d’abord, je vous remercie de m’avoir accordé cette belle opportunité pour m’exprimer sur les colonnes de Liberté. Je voudrais vous dire  à ce sujet que la wilaya d’Alger a bénéficié d’un programme de logements de 296 000 unités, sous différentes formules. Pour la formule AADL, on compte 82 000 unités. S’agissant d’ENPI,  c’est 45 000 unités, 94 000 logements publics locatifs, il y a 42 000 logements sociaux participatifs (LSP). Les segments AADL et ENPI dépendent du ministère de l’Habitat, notre rôle consiste à les accompagner dans le choix du terrain ou dans le règlement des problèmes d’ordre public, ou coordonner et mener certaines actions qui relèvent de nos services. Mais la réalisation directe de ces logements, c’est l’AADL et l’ENPI. Cependant, nous sommes beaucoup plus  concernés  par ce qui touche le logement public locatif et LSP. Ces deux formules relèvent de la wilaya. Pour cela, il y a eu un recensement qui a été fait en 2007, le président de la République a alors affecté à la wilaya d’Alger un programme de 296 000 logements, parce que le programme global national du président de la République est de 3 millions de logements. La quote-part  affectée à la wilaya d’Alger est destiné à l’éradication du logement précaire et les bidonvilles. L’opération de  recensement a fait  ressortir 72 000 familles, qui habitaient sur les terrasses, dans les chalets, des caves ainsi que des immeubles menaçant ruine  et dans les gourbis. On a commencé le recasement en juin 2014. Donc, par rapport à la demande, qui est de 72 000, l’offre est passée à 84 000 unités. C’est dire qu’on était très à l’aise pour mener cette opération jusqu’au bout. Toutes les familles qui sont dans le besoin seront relogées. Ce que je dis à la population : patience et  patience. C’est seulement une question de temps. Je peux vous dire donc qu’on a relogé au jour d’aujourd’hui 5 000 familles environ dans le cadre du programme LSP et 30 000 familles dans le cadre du logement public locatif (communément appelé logement social). D’ailleurs, nous sommes en train de préparer une opération pour la fin de ce mois et début décembre de 4 000 logements de type social et 2 000 autres participatifs. Ce qui fera un total de 40 000 familles relogées d’ici la fin de l’année.

Quand on aborde le dossier de relogement, se pose aussitôt la question des recours introduits par des familles exclues. Où en sont les examens de recours ?
-Les commissions de recours sont en train de travailler. Permettez-moi de dire à vos lecteurs qu’il y a des dossiers qui n’ont pas été encore complétés par les intéressés. Ceci dit, nous sommes en train de travailler afin de garantir à chaque citoyen ses droits. La commission est en train d’examiner les demandes cas par cas, puisque maintenant ce n’est pas comme par le passé.  Les enquêteurs ont les moyens de vérifier les informations fournies par les demandeurs s’ils en ont déjà bénéficié ailleurs dans une autre wilaya. Ce qui nous échappe actuellement, ce sont  les occupants des constructions qui ne sont pas régularisées, ou qui ne veulent pas régulariser.  Ces cas pourraient échapper au filtre.

Dans le même registre, peut-on dire aujourd’hui à la faveur des résultats enregistrés que  2016 sera l’année de l’éradication définitive des bidonvilles dans la capitale ?
Effectivement, nous sommes en train de faire tout notre possible. L’éradication de la totalité des gourbis est du domaine du possible pour qu’Alger soit une capitale sans bidonvilles.  Sans pour autant avancer une échéance.

Et quel est le sort réservé aux assiettes de terrain récupérées après démolition des bidonvilles ?
-Il importe de savoir à ce sujet qu’il y a deux catégories de terrains récupérés. S’agissant des assiettes récupérées et situées à l’épicentre, les instructions de M. le Premier ministre sont claires à ce sujet. Il nous a instruit de nettoyer et de ne rien faire pour le moment. Ce qui sont situés dans le périphérique et en extra-muros, ces terrains sont réservés pour les projets de logements. Les  programmes de l’AADL ou promotionnels de l’ENPI sont lancés dans la capitale grâce à ces assiettes récupérées. Plus de 80% des terrains récupérés ont été affectés à des projets de logements. Il est aussi des terrains qui sont dégagés pour continuer des projets de routes, tel le viaduc de Bachdjerrah ou l’aménagement d’Oued El-Harrach.

Est-il vrai que la hauteur du minaret de la mosquée d’El-Djazaïr, qui est de 270 m, sera-t-il revu à la baisse, en raison du sol qui serait marécageux ?
Non, il n’y a rien de vrai là-dessus. Les gens racontent n’importe quoi. Il y a eu des études qui ont été élaborées sur le sol. Au lieu d’induire le citoyen en erreur, il aurait été judicieux de se rapprocher du ministère de l’Habitat ou de l’agence qui est chargée de la réalisation de la mosquée d’El-Djazaïr et de bureaux d’études  et de vérifier sur le terrain. Sachez à ce sujet que la technologie qui est utilisée pour le parasismique au niveau de la Mosquée d’Alger est la  première dans le monde. La hauteur du minaret est maintenue à 270 mètres.

Le cas de la surcharge des classes a été également posé cette année dans plusieurs établissements, notamment à Alger-Ouest ? Vos services ont-ils planifié la réalisation de nouveaux établissements pour faire face à ce flux de nouveaux élèves arrivés après les opérations de relogement ?
Nous avons au total un programme de 45 projets lancés et qui sont en cours de réalisation, entre groupes scolaires, cantines, CEM et lycées. Aussi, le gouvernement vient de nous accorder une vingtaine de programmes à réaliser dans ce sens. Ces projets viendront ainsi absorber le déficit en matière de scolarisation soit à l’est ou à l’ouest d’Alger. Le problème ne se pose pas au centre. Je remercie M. le Premier ministre de nous avoir accordé de nouveaux projets, comme CEM et lycées qui viendront prendre en charge tout le déficit au niveau des nouveaux pôles urbains.

Les écoles d’Alger sont-elles sécurisées ? Y a-t-il des mesures spéciales, voire exceptionnelles prises après l’affaire de l’enfant enlevé à quelque mètres du domicile familial à Dely Ibrahim?
-Dieu merci. Ce n’est pas uniquement celles d’Alger, mais ce sont toutes les écoles d’Algérie qui sont sécurisées. Par le passé, j’ai échappé personnellement à cinq attentats terroristes durant la décennie noire. Je n’oublierai jamais d’avoir perdu un chauffeur ainsi qu’un garde rapproché qui est actuellement handicapé et un policier handicapé à vie lors d’un attentat à M’sila. À présent, la sécurité est partout à l'aide des rondes. Dans le cas de problèmes particuliers, ils sont vite pris en charge. Mais, il faut avouer qu’il y aura toujours ces problèmes-là. Je dis seulement que Dieu guide dans le droit chemin ces gens-là. Mais prétendre à une sécurité à risque zéro, il ne faut pas rêver.

M. le Wali, il y a des écoles qui n’ont pas de cantines scolaires, alors que les pouvoirs publics ont dégagé des budgets conséquents pour cela ? Où se situe le problème ?
Normalement, la cantine scolaire est conçue essentiellement pour les zones défavorisées.  Il faut avouer qu’Alger n’en a même pas besoin de cantines scolaires. Mais il y a des cantines partout pour des enfants qui ne sont pas bien pris en charge et issues des catégories modestes ou qui sont carrément dans le besoin.
C’est vrai de dire qu’on sert parfois des repas chauds et parfois des repas froids. Comme je l’ai évoqué plus haut dans le programme complémentaire, il y des  cantines qui sont en cours de construction. Ajouter à cela, des cantines squattées durant la décennie noire par des indus occupants qui les ont transformées en habitation. Nous sommes en train de travailler pour les récupérer au fur et à mesure, pour les rouvrir aux enfants. Il y a même des classes et des unités de dépistage scolaire (UDS) qui sont squattées. Nous avons 450 établissements dont des classes étaient squattées. Nous sommes en train de faire les enquêtes que les gens qui n’ont pas où aller seront pris en charge. Et les gens qui ont leur bien, on doit les faire évacuer, pour récupérer ces classes.


450 établissements scolaires squattés” ©Billel Zehani/Liberté

Et qu’en est-il de l’opération de récupération des logements d’astreinte ou de fonctions encore occupés par des retraités du secteur de l’éducation ?
-Effectivement, nous avons recensé entre 2000 à 2400 logements de fonction de l’éducation squattés par des indus occupants, je dis bien des indus occupants, puisqu’il y a des gens qui ont squatté ces logements, mais ils n’ont rien à voir avec le secteur de l’éducation, ils sont  venus d’autres secteurs, alors qu’ils ont leurs propres logements. Il y a aussi une autre catégorie de gens qui ont laissé ces logements de fonction à un membre de leur famille (sœur, frère, ami ou belle-mère), il y a une commission qui travaille sur le dossier. Il y a des dossiers qui sont transmis à la justice. Nous avons déjà récupéré 204 logements. La  majeure partie des directeurs d’école n’est pas logée.

M. le wali, il y a une directrice d’école primaire à Draria qui vient chaque matin de Boufarik...
Effectivement, et il y a pire que ça, car il y a un directeur qui vient de Tizi Ouzou et arrive en retard à son travail. Le directeur de l’éducation lui fait alors des reproches, le directeur d’école explique qu’il est en train de lui faire une faveur le fait de venir de Tizi Ouzou pour travailler. Le directeur de l’éducation concerné se doit d’œuvrer à lui récupérer son logement. Nous sommes en train de lutter pour mettre de l’ordre dans ce dossier et trouver des solutions aux anciens enseignants et directeurs qui ne disposent pas de logements et qui n’ont pas où aller.

La livraison totale des projets de Sablettes et l’aménagement d’oued El-Harrach sont prévus pour quand M. le wali ?
Pour oued El-Harrach, nous avons déjà livré une première partie, les piscines l’été passé. On va bientôt livrer la partie de la zone d’El-Harrach centre et la zone Bentalha, d’ici la fin de l’année. Pour la zone de Ramli (Semmar), nous venons à peine de démarrer les travaux. Nous souhaitons qu’en 2017, on arrive à livrer la totalité des travaux. Il faut savoir à ce propos que nous avons relogé 5000 familles qui habitaient sur le pourtour d’oued El-Harrach. S’agissant du projet de Sablettes, il y a encore des travaux. Nous avons ouvert quelques parties de Sablettes pour les citoyens. Il y a le théâtre qui est en finition, le restaurant en construction, nous avons également conçu un grand aquarium. Disons que les travaux engagés seront livrés en 2017.

Avec la nouvelle politique de rigueur budgétaire prônée par le gouvernement en raison de la baisse de la recette pétrolière, y a-t-il des projets inscrits qui risquent d’être reportés ?
Tous les projets lancés sont en cours de réalisation. Par exemple, le projet de l’aquarium, nous l’avons programmé sur le budget de wilaya. Nous avons inscrit de nouveaux projets que nous présenterons lors de la prochaine session de l’APW. Pour les projets en cours, il n’y a pas de problème. Maintenant pour l’avenir, nous souhaitons que les prix du pétrole aillent à la hausse incha Allah. Il faut savoir que la wilaya d’Alger a la chance d’avoir d’autres rentrées d’argent.

Beaucoup d’opérations ont été lancées pour la réhabilitation du vieux bâti de la capitale. À ce sujet, est-ce qu’il y a des projets de partenariat avec des villes étrangères, notamment européennes, qui ont de l’expérience dans ce domaine ?
S’agissant de la réhabilitation des voûtes d’Alger précisément, nous avons un projet avec la mairie de Marseille qui a réalisé des merveilles avec ses voûtes. De ce fait, nous voulons surtout profiter de son savoir-faire. Pour cela, nous faisons appel à ses experts pour former nos techniciens et nos cadres en la matière. À signaler qu’en matière d’aménagement des voûtes, les Marseillais détiennent la palme d’or.
En ce qui concerne l’éclairage et les lumières d’Alger, nous avons reçu le maire de Lyon, Gérard Colombe, avec qui nous avons abordé les opportunités de bénéficier de leur savoir-faire en matière de lumières. Il y a une délégation de techniciens qui va arriver la semaine prochaine pour aider l’ERMA qui dispose d’une école de lumières. Notre souci est de former des jeunes spécialisés pour éclairer au mieux nos villes. En ce sens, les Lyonnais restent en tête du classement dans l’art d’illuminer, sinon qu’ils sont les champions en la matière. À Barcelone, où j’ai visité une rivière qu’ils ont aménagée comme oued El-Harrach, on les a sollicités à l’effet de nous envoyer des experts pour voir ce que nous sommes en train de faire, car c’est important d’avoir l’avis d’experts d’outre-mer.

Pouvez-vous dresser une petite évaluation des immeubles réhabilités ?
Nous ne sommes pas encore en phase d’évaluation. Il faut d’abord identifier les immeubles qui ont besoin d’être réhabilités. Pour le moment, nous sommes en train de cibler et d’organiser l’opération par ordre de priorité. On va commencer par les immeubles où il y a réellement urgence. Certes, il nous faut tout réhabiliter incha Allah. C’est pourquoi nous nous efforçons d’évacuer les squatters de terrasses et de caves d’immeubles classés IMR (immeuble menaçant ruine). L’opération avance bien à Climat-de-France, à Sidi M’hamed, Hussein Dey… La réhabilitation comporte l’ascenseur et la terrasse pour étendre le linge et installer des paraboles collectives sur chaque terrasse d’immeuble afin d’éliminer les paraboles individuelles qui enlaidissent les balcons. Je profite de cette tribune pour inviter les ménagères à utiliser les buanderies pour la lessive et étendre le linge sur les terrasses. D’ailleurs, il y a des terrasses qui sont déjà réhabilitées et mises à la disposition des habitants. Nous voulons voir des balcons fleuris comme jadis. Nous sommes en train aussi de sensibiliser les citoyens à s’organiser en syndics pour préserver leurs acquis.

Où en est le plan de sauvegarde de La Casbah ?
Nous allons bientôt lancer l’opération de rénovation du réseau d’assainissement de la vieille cité d’Alger, les appels d’offres sont déjà lancés. Pour nous la priorité, c’est de réhabiliter le réseau dans sa totalité. Espérons qu’on aura une entreprise capable de réussir l’opération. Parallèlement à cela, nous avons reçu des propositions de réhabilitation de la part des entreprises algériennes qui ont participé à la réhabilitation de la citadelle d’Alger, entre autres, la zone des Janissaires, la Mosquée du Dey, la Poudrière. En plus des entreprises turques qui sont à la mosquée Ketchaoua, nous voulons y associer des entreprises algériennes.

Malgré tous les efforts déployés, la problématique de la circulation reste posée dans la capitale qui suffoque des embouteillages à longueur de journée. Que faudra-t-il faire pour résoudre ou atténuer ce problème ?
Il n’y a pas de solution miracle, si ce n’est la livraison d’un nombre d’infrastructures routières, notamment celles qui sont en cours de réalisation, à l’exemple du doublement des routes. C’est le cas du quartier de Fontaine-Fraîche et la route de l’ancienne faculté de droit à Ben Aknoun jusqu’à Chevalley. Un projet similaire sera également lancé du Cercle des officiers de l’ANP jusqu’à l’hôpital de Béni Messous. Il y a aussi un grand projet de pénétrante à partir du  complexe-5 Juillet jusqu’à l’aéroport Houari-Boumediene  à partir de la deuxième rocade sud d’Alger. Tous ces projets vont incontestablement contribuer à désembouteiller la capitale. À ces projets ambitieux, il faut ajouter le programme de 500 feux tricolores dans la capitale.  Les appels d’offres lancés à ce propos sont infructueux. C’est pour cela que nous voulons lancer un partenariat avec des étrangers pour la réalisation des feux tricolores.
Ajoutez à cela le développement du transport en commun (métro)  et notamment le transport ferroviaire. À ce titre, je cite le projet de ligne ferroviaire de Birtouta à Zéralda qui va amplement contribuer à atténuer la crise de circulation dans la capitale. Après réception de cette ligne double assurée avec des autorails électrifiés, c’est au citoyen donc d’utiliser ce mode de transport et de laisser sa voiture au parking.  Le mieux est que les citoyens utilisent les transports en commun, sinon le problème ne sera jamais réglé. Il ne faut pas perdre de vue qu’il y a beaucoup de voitures actuellement en circulation. Autre particularité, il n’existe aucun pays au monde qui importe autant de voitures et de blé. En outre, je ne suis pas d’accord pour soutenir le prix du carburant. Celui qui veut circuler avec son propre véhicule, il doit en payer le prix.  Le plein de carburant à Alger est beaucoup moins cher qu’en Europe  15 euros contre  150 euros  dans une capitale européenne.

-L’opération de lutte contre le commerce informel lancée en 2012 semble s’arrêter, puisque  les camelots  squattent de nouveau les rues et les trottoirs...
Actuellement, on est en train d’assainir les grands axes de la capitale après Boumati qu’on vient de terminer au même titre qu’Aïn Benian. La lutte contre  les marchands informels et les gardiens de parkings est une action constante. Donc, la place est à celui qui se conforme à la loi et respecte  le citoyen. On va organiser la situation comme on l’a fait pendant l’été dernier pour les parkings des plages. La loi du gourdin est révolue, je ne la tolère pas. Il y a même des cas qui ont été présentés à la justice et placés sous mandat de dépôt. Nous continuons à les traquer, tout en leur rappelant la possibilité de se conformer à la réglementation en vigueur. Le jeune doit porter un gilet et distribuer des tickets déclarés d’une manière officielle. C’est une mission de longue haleine parce que nous sommes sur plusieurs dossiers à la fois.

Et où en est l’opération de construction  des marchés de proximité  par Batigec ?
L’opération avance bien, il y a des marchés qu’on vient de réceptionner et qui ont ouvert comme celui de Ben Omar à Kouba.  Cette semaine  on va livrer celui de Dar El-Beïda.

Au sujet de foncier industriel, y a-t-il des études portant création de nouvelles zones d’activité à Alger ?
J’ai eu l’occasion de discuter et d’aborder la question avec le ministre de l’Agriculture pour dégager deux sites devant abriter des zones d’activité. La première assiette  sera réservée aux revendeurs de matériaux de construction qui sont disséminés à travers plusieurs quartiers d’Alger et c’est très polluant. Nous réfléchissons à une nouvelle zone d’activité avec l’aide du ministre de l’Agriculture, à l’occasion d’une réunion prévue  mardi 1er décembre qui sera consacré à ce dossier. 

Quel commentaire faites-vous quant aux  APC qui ont inscrit et lancé des projets qui traînent depuis des années ?
Nous exhortons les maires à être présents sur le terrain et de suivre leurs projets. Notre souci est de créer une dynamique inter-communes à travers la wilaya d’Alger en impliquant les walis délégués. Il faut reconnaître qu’il y a une nette amélioration des choses et on se doit de se soutenir mutuellement les uns, les autres.

Y a-t-il des maires qui ont été rappelés à l’ordre depuis votre désignation à la tête de la wilaya  d’Alger ?
 (Rires) Au téléphone, oui ! Au risque de me répéter,  je leur demande seulement d’être présents sur le terrain.

Y a-t-il une ou  des APC bloquées ?
Non ! Que les citoyens se rassurent, il n’y a aucune commune bloquée, mais  force est d’admettre que ça ne marche pas comme il se doit. Les maires sont élus et de ce fait, la responsabilité des partis et des électeurs est engagée. Pour destituer un P/APC, il faut un décret présidentiel. Le maire est protégé, c’est la  démocratie.

Y a-il des communes déclarées déficitaires ?
Si il y en a  ! Mais toutes les communes fonctionnent sur les budgets de l’État et de la wilaya. Il y a également des projets dégagés pour ces communes déficitaires et financés par les pouvoirs publics ou par la wilaya.

On vous laisse le soin de conclure ?
Nous sollicitons l’aide des médias pour expliquer aux citoyens l’importance d’adhérer à notre nouvelle démarche afin de préserver leur environnement et défendre leurs biens, particulièrement en matière d’hygiène des quartiers et des rues.
Il y a 24 établissements, entre EPIC et EPA qui  travaillent sans relâche pour la quiétude et la propreté des Algérois. Je voudrais dire aux citoyens qu’on ne doit plus jeter du pain dans les poubelles. Ceci est inadmissible.

H. H.


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Commentaires
1 réactions
népourêtrelibre le 24/11/2015 à 11h17

D'abord, nous n'avons pas besoin d'une grande mosquée... Par contre, ce dont a besoin un vrai peuple a besoin c'est naturellement c'Est le départ de ce système tenace est de plus en plus décrié... Je m'adresse à ce wali d'Alger lui demandant de cesser de véhiculer le mensonge... Moi kabylo-Canadien, natif d'Alger, je me rappelle d'Alger d'avant et celui d'aujourd'hui, aucune similitude... Toi et son système de Tlemcen vous devez partir après 53 ans de règne sans partage... J'en ai marre de vous.

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