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A la une / Entretien

Daho Ould-Kablia signe et persiste concernant l’urgence de l’écriture de l’histoire

“Seules les archives de la guerre vont tirer le pays de son silence mémoriel”

©Louiza/Liberté

Le président de l’Association des anciens du ministère de l'Armement et des Liaisons générales (MALG), Daho Ould-Kablia, revient dans cet entretien sur les archives de la Révolution et sur l’importance de les ouvrir aux historiens et chercheurs. Pour la première fois, l’ancien ministre de l’Intérieur va plus loin à propos du “cœur vivant de cette mémoire” de la Révolution, évoquant sans tabou certaines affaires mal connues du public algérien ou des dossiers sensibles. Mais c’est dans la seconde partie de l’interview que M. Ould-Kablia livre son analyse sur la manière dont pourrait se faire l’ouverture des archives, en proposant les services de son association, dont les membres sont prêts à apporter leur aide “en toute confidentialité”. Il préconise également une démarche qui tienne compte du contexte de l'époque, et qui racontera “une histoire vivante et trépidante, et non pas une caricature sublimée à l’excès”.

Liberté : Au début du mois, à l’occasion de la commémoration du 5 juillet, vous avez insisté, lors d’une conférence, sur l’importance de l’ouverture des archives de la Révolution pour l’écriture de l’histoire. Pourriez-vous nous en dire plus là-dessus ?
Daho Ould-Kablia :
Je ne suis pas le premier à l’avoir demandé, mais je pense que le moment soit propice, puisque les plus hautes autorités du pays, le président de la République et autres ministres concernés, Moudjahidine, Culture et Communication, exhortent fortement ceux qui peuvent faire la lumière sur la lutte de libération nationale à s’y mettre, y compris avec l’aide de l’Etat. Le moment est très important car, après la disparition d’acteurs majeurs de la Révolution qui, pour la plupart, n’ont pas laissé de témoignages écrits, seules les archives de la guerre sont de nature à tirer le pays de son silence mémoriel, silence par rapport aux valeurs que la glorieuse révolution a véhiculées, qui a produit un effet destructeur sur notre peuple en général et notre jeunesse en particulier.

Est-il possible de quantifier ces archives et d’avoir un aperçu de leur contenu ?
Les archives de la Révolution sont multiples, elles sont propres à chaque secteur ministériel ou à chaque haut responsable civil ou militaire, notamment les responsables de l’intérieur. Je ne peux donc pas les quantifier, sauf en ce qui concerne les archives du MALG qui se trouvaient aussi bien à la base centrale Didouche de Libye, qu’au Maroc, en Tunisie et en Egypte. Même sur ce sujet, je connais mieux celles de Tripoli, pour y avoir exercé en qualité de responsable de 1960 jusqu’à l’indépendance. Ces archives, dont les plus importantes se trouvaient à Tripoli, étaient identifiées et catégorisées et se divisaient en 3 lots. Un premier lot d’archives nationales du CNRA, du CCE et du GPRA, déposées à titre conservatoire et non exploitables localement. Un second lot concerne les documents propres du ministre Abdelhafid Boussouf, déposés également à titre conservatoire, mais exploitables par le chef de centre ou les chefs de division du MALG. Le dernier lot, le plus important, concerne les archives des directions et services du MALG : direction des transmissions nationales et du chiffre, direction de la documentation et de la recherche, direction de la vigilance et du contre-renseignement.
Par archives, il faut comprendre tous les documents de travail reçus ou envoyés, notes, analyses, bulletins de renseignements hebdomadaires, dossiers politiques, économiques et militaires, avec cartes et croquis, ainsi que deux grands fichiers, dont celui des ennemis intérieurs et extérieurs de la Révolution. Cela fait du volume et il a fallu 10 gros camions réquisitionnés pour leur transfert en Algérie, vers la mi-juillet 1962. Je souligne au passage la bonne intuition de Si Abdelhafid, qui avait choisi en 1960 cette ancienne caserne de l’occupant italien, dans le désert libyen, remise gracieusement au FLN par le roi Idriss de Libye, pour en faire un centre d’archives et d’exploitation sécurisé, à l’abri de toute tentative d’intrusion ou de menace extérieure.

Où se trouvent ces archives à présent ?
Ces différentes archives se trouvent au niveau du ministère de la Défense nationale, pour la plus grande partie, et à la direction des archives nationales. Je rappelle, au passage, le travail laborieux du Musée du moudjahid et du Musée central de l’armée, travail qui a permis le recueil de témoignages, de photos et d’équipement de l’ALN, actuellement en exposition.
 
Mais pourquoi les archives les plus importantes se trouvent-elles au MDN ?
Il faut savoir qu’à la veille de l’indépendance, plus précisément à la mi-mai 1962, le CNRA s’était réuni au grand complet à Tripoli, y compris les 5 ex-détenus de France et les cadres de l’ALN de l’intérieur, pour examiner, évaluer et statuer sur le devenir de la Révolution au niveau de la doctrine.
Sans entrer dans le détail des débats marqués surtout par une violente levée de boucliers contre le GPRA et une montée des ambitions affirmées et programmées, les membres du GPRA se sont retirés avant la fin de la réunion et sont partis à Tunis. Ce retrait a été mis à profit par les membres du CNRA présents pour voter une résolution déclarant l’état de carence de l’Exécutif gouvernemental. Donc, la seule autorité constituée et légale aux yeux du CNRA restait l’état-major général de l’ALN. C’est à ce titre qu’au lendemain de l’indépendance, celui-ci a considéré que les archives du MALG se trouvant à la base de Tripoli étaient des archives de la Guerre de Libération nationale, donc des archives militaires, propriété de l’ALN. Cette décision, prise à l’insu de Boussouf et malgré le geste peu élégant de l’intrusion d’une section de djounoud armés dans cette base, a été salutaire, puisque rien n’a été oublié et parce que le transfert vers Oran par la voie des Hauts-Plateaux s’est fait sous bonne escorte et dans de bonnes conditions. Après un flottement de quelques mois, ces archives, suivies par celles récupérées à Rabat, Oujda, le Kef et Tunis, ont été transférées à Rocher noir (Boumerdès, ndlr), puis à Alger, dans les sous-sols du Palais du gouvernement. C’est après le 19 juin 1965 que le MDN, à l’initiative de Kasdi Merbah, responsable de la Sécurité militaire, les a transférées à son niveau.

M. Ould Kablia, nous parlons bien des archives sonores et écrites, n’est-ce pas ? Pourquoi sont-elles interdites d’accès ?
Je pense qu’il y a deux raisons. La première est d’ordre politique : le président de la République, Ben Bella, et le ministre de la Défense nationale, Boumediène, estimaient que les plaies laissées par les tensions de l’été 1962 étaient encore vives et qu’il fallait un certain temps pour apaiser les esprits. Ils avançaient en même temps que l’objectif prioritaire de la Révolution était la reconstruction du pays. La seconde raison a un caractère technique : l’État algérien avait hérité de l’administration coloniale d’un service public des archives vide, déstructuré et sous-encadré, inapte à une gestion neutre et scientifique de documents de cette importance. Pour ce qui est de l’accès à ces archives sonores et écrites, l’usage en la matière veut que celui-ci soit réglementé et passe par un processus de classification, de hiérarchisation et de fixation des différentes échelles du secret. Concernant les délais à observer pour leur “déclassification” graduelle, l’article 10 de la loi du 26 janvier 1988 a défini un délai de 60 ans pour les informations classées sensibles au regard des intérêts vitaux et de la sécurité de l’Etat ou des personnes. Cette loi prise 26 ans après l’indépendance montre le peu d’intérêt et le peu d’empressement manifesté par les pouvoirs de l’époque à prendre en charge sérieusement la question de la mémoire de la nation. Si les choses ont changé depuis cette date, il s’agit surtout de la structuration et de l’organisation du grand service des archives nationales, placé sous la tutelle de la Présidence de la République, mais le cœur vivant de cette mémoire est au niveau du MDN.


Louiza /Liberté

Sans ces archives, les historiens n’ont-ils vraiment pas de matière suffisante pour une écriture objective de l’histoire de la Révolution ?
Ce qui a été écrit par de nombreux historiens jusqu’à la fin des années 1980 souffre du manque flagrant de sources algériennes crédibles. Certains d’entre eux, y compris les plus lucides, se sont largement inspirés des écrits et des déclarations hautement contestables de l’ennemi d’hier. Les sources se sont élargies depuis le début des années 1990, avec l’ouverture du champ politique. Les écrits d’acteurs et de témoins se sont faits plus nombreux. La plupart des grands sujets ont été évoqués. Des colloques, des journées d’études, des tables rondes, des interviews et des émissions spécialement dédiées à l’histoire de la Révolution, ont été organisés.
Mais, à l’exception d’ouvrages de dirigeants majeurs, comme Ferhat Abbas, Benyoucef Benkhedda, Saïd Dahlab, Rédha Malek, Mabrouk Belhocine, Mohamed Harbi, Ali Haroun, Omar Boudaoud, Ali Kafi, Chadli Bendjedid, de facture très inégale d’ailleurs, quant à l’importance des événements vécus et décrits, d’autres, plus nombreux, ont porté plus sur l’autobiographie, le factuel ou le partiel, c’est-à-dire une part d’histoire limitée dans l’espace ou dans le temps.
Une troisième série a été l’œuvre d’auteurs qui se sont consacrés à restituer le combat de grands chahids, Ben Boulaïd, Abane Ramdane, Ben M’hidi, Amirouche, Lotfi ou d’anciens dirigeants décédés après l’indépendance, Krim Belkacem et Abdelhafid Boussouf, entre autres.

Et cela reste insuffisant …
Pas tout à fait. Très peu de personnes peuvent se procurer tous ces ouvrages, dont beaucoup sont épuisés. Les lire, les analyser, les synthétiser, pour construire un ensemble cohérent le plus proche possible de la réalité, n’est pas à la portée du premier venu. Et puis, il y a les non-dits, les tabous liés aux conflits et aux drames humains internes qu’a connus la Révolution. Il y a aussi les sujets oubliés, qui n’ont jamais inspiré les écrivains, les estimant mineurs par rapport à la grande épopée de la résistance populaire et du combat héroïque de l’ALN. Tout cela est resté en marge de l’écriture.     

Les archives dont vous faites référence nous renseignent-elles sur des événements mal connus, sur Boussouf, sa vie et son parcours militant ?
Les archives peuvent nous apprendre beaucoup de choses sur les hommes. Mais, le plus important, elles nous renseignent sur leur action, leur engagement, le résultat de leur action. Ce qui n’est pas connu et n’a pas intéressé les écrivains, c’est par exemple l’action politique du FLN à l’extérieur et la montée en puissance de la diplomatie algérienne.
Que sait-on de ces porte-voix que sont Hocine Aït-Ahmed, M’hamed Yazid, Abdelkader Tchanderli, Krim Belkacem, Dahleb et des dizaines de missi dominici du FLN à l’extérieur et du bilan de leur engagement ? Comment parler aujourd’hui des relations avec les pays frères et amis, sans introduire un grain de sable dans une machine solidaire jugée exemplaire ?
L’acquisition et le difficile acheminement des armes de l’extérieur jusqu’aux frontières, puis de celles-ci vers l’intérieur, en expliquant le système défensif de l’armée française sur les frontières, sont également une énigme.
On n’a jamais parlé aussi de l’armée française, qui était puissante, bien structurée et avec de terribles moyens, comme si l’ALN avait combattu un fantôme. On n’a pas parlé non plus de la bataille du renseignement, qui a permis à une délégation du FLN, bien informée et bien documentée de contrer à Évian les arguments juridiques et techniques des meilleurs négociateurs du général de Gaulle. Voilà donc des choses qui n’ont pas été dites.
J’ai également parlé des problèmes internes à la Révolution, car il y a eu des drames qu’on connaît, des assassinats…

À ce propos, que dévoilent les archives sur l’assassinat de Abane Ramdane ?
Il y a des dossiers sur la manière dont Amirouche a été localisé, l’affaire Amira Allaoua. Sur l’affaire de Abane Ramdane, celle-ci se résume à 4 ou 5 personnes : il y a les militaires du CCE et Abane Ramdane. Eux seuls savent les raisons pour lesquelles ils ont éliminé Abane ; certains pensent que c’était Abane qui voulait les éliminer. Il existe peut-être un procès-verbal de réunion décidant de sa neutralisation, qui se trouverait dans les archives déposées en conservation au niveau de la base Didouche, mais non ouvertes à ce jour au public. Il y a des affaires comme cela où il est difficile de dire s’il y a des témoignages écrits ou non. Personnellement, je sais qu’il y a un dossier sur le procès de Lamouri, avec photos et procès-verbaux, mais on ne sait rien des affaires de Abbès Laghrour et de Zoubir. On sait très peu de chose sur la Bleuïte, sur l’affaire Si Salah, sur celle de Mellouza… tout cela est-il à mettre au compte des pertes et profits de la Révolution ?

Vous voulez dire qu’il n’y a pas de documents sur ces événements ?
Personnellement, je pense qu’ils existent, mais est-ce que ces archives seront accessibles ?...

Et qu’en est-il de la mort “mystérieuse” de tous les colonels de l’intérieur ?
Il n’y a pas eu de mort mystérieuse de ces colonels. D’ailleurs, on a très peu témoigné sur leur mort, sur Didouche, Ben M’hidi, Ben Boulaïd, Bouguerra, Amirouche… Ce sont des secrets bien gardés par les autorités françaises. C’est vers les archives françaises qu’il faut aller, qu’il faut exiger que la lumière soit faite, parce qu’il s’agit de responsables de la Révolution algérienne.

M. Ould-Kablia, vous avez promis de révéler l’identité des Algériens ayant occupé de hauts postes dans des institutions françaises de l’époque, qui ont aidé la Révolution. Qui sont-ils ?
Au niveau du service de renseignements du MALG, on connaît leur identité et leur nom. Seulement, par élégance, on n’a rien dit après l’indépendance sur ceux qui n’ont pas souhaité qu’on parle d’eux. Personnellement, je l’ai fait pour la famille de Salah Bouakouir, après les avoir consultés et je leur ai fait savoir que j’étais peiné qu’on traîne leur père dans la boue, alors que je connais son apport à la Révolution. Son fils Chérif m’a dit : “Tous les biens du monde ne valent pas l’honneur de notre père”. La même chose a été faite pour Abdelkader Barakrouk, secrétaire d’Etat au niveau du gouvernement français, à l’époque de Guy Mollet, qui a travaillé avec les services du MALG  et transmis des documents confidentiels sur la vision du général de Gaulle sur l’avenir du pays. Je n’ai parlé de lui que lorsque son fils est venu me solliciter. Mais, il y en a beaucoup d’autres, des sénateurs, des députés qui ont transporté des armes ou de l’argent vers l’intérieur. Ceux-là ont travaillé avec le MALG, avec Boussouf. Ce dernier n’étant plus là pour leur assurer un retour vers l’Algérie, ces gens-là se sont un peu recroquevillés sur eux-mêmes. Il ne nous appartient pas d’en parler, mais s’ils veulent qu’on en parle, il n’y a pas de problème, car on les connaît.

A vous entendre, vous et les membres de votre association êtes en mesure de donner des réponses sur ces affaires… ?
Nous avons quelques réponses qui gagneraient cependant à être confirmées et validées par des documents qui sont passés entre les mains de certains frères, ayant assumé des responsabilités au sein du MALG. Boussouf n’a pas laissé d’écrits, mais certaines de ses décisions et orientations sont connues de ses principaux collaborateurs, qui ont écrit à ce jour plus de 25 ouvrages. Mais, l’essentiel n’est pas là. Ce que je préconise c’est une démarche pragmatique et pédagogique, pour aller au fond des choses, y compris pour les questions les plus délicates, sans heurter, sans accuser, en expliquant chaque fois le contexte, un contexte forcément humain, puisque toute révolution est le fait des hommes, avec leurs qualités et leurs défauts intrinsèques, leur vision politique partagée ou contrastée, leur cohésion ou leurs divisions, leurs ambitions assumées ou contrariées. C’est cette histoire de la Révolution que veut le lecteur, une histoire vivante et trépidante, et non pas une caricature sublimée à l’excès. Tout cela doit bien se trouver dans les archives disponibles !

Mais, comment pourrait se faire l’ouverture de ces archives ? Quelle serait l’autorité habilitée à prendre une telle décision ?
La décision ne peut émaner que de la plus haute autorité politique, c’est-à-dire le président de la République. Il appartiendra ensuite aux autorités civiles et militaires chargées de la conservation de ces archives d’en examiner les procédures.  J’ai parlé auparavant du délai de 60 ans prévus dans notre loi, ce qui correspond à peu près à ce qui se fait ailleurs, 50 ans ou 100 ans, selon les cas en France, beaucoup moins aux Etats-Unis, mais la réponse ne m’appartient pas.  Par exemple, pour les archives liées à la guerre d’Algérie, conservées en France, l’autorité militaire a créé un centre spécialisé, le service historique de l’armée de terre, à Vincennes, dont l’accès est ouvert selon une réglementation stricte, à certaines catégories de personnes, historiens ou chercheurs, pour consulter des documents déclassifiés. Pour les archives politiques et administratives, un centre est ouvert à Grenoble, dans les mêmes conditions. Enfin, pour les archives diplomatiques, c’est le Quai d’Orsay lui-même qui publie les documents essentiels, au fur et à mesure de leur déclassification.
Une solution identique peut être envisagée pour l’Algérie. Les membres de notre association sont prêts à apporter leur concours, en toute confidentialité, compte tenu de leur expérience et de leur connaissance des nombreux dossiers du MALG.

Une dernière question : pourquoi avoir créé une association des Moudjahidine du MALG, alors qu’il existe déjà une organisation des Moudjahidine, l’ONM ?
L’association nationale des anciens du MALG est partie intégrante de l’ONM. Pour nous, c’est une famille qui a travaillé dans la proximité et dans un cadre de discrétion et de clandestinité. C’est beaucoup plus une Amicale, un cadre convivial pour les anciens pour régler certains problèmes liés à leurs parcours, mais surtout pour l’écriture de l’histoire. On se distingue de l’ONM, uniquement sur cet aspect-là.

H. A.


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