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Environnement

échos

Négociations à la CoP21 : Les pays du Golfe emmenés par l’Arabie Saoudite se distinguent
Lors de la Conférence internationale sur le climat, les pays du Golfe se sont distingués en s’opposant sur plusieurs fronts. Le premier est relatif à la fixation de la hausse de la température à ne dépasser à la fin du siècle pour permettre l’adaptation des espèces végétales et animales, les fameux 2°. Le deuxième est l’opposition à participer à l’alimentation du Fonds vert au motif que ces pays ne sont pas des pays développés ; sur ce sujet, plusieurs pays industrialisés estiment que le niveau de consommation et donc de l’empreinte écologique des monarchies pétrolière n’ont rien à leur envier.  Le troisième est l’introduction du mécanisme de révision des ambitions à la hausse après 2020 (c’est-à-dire après que l’accord de Paris serait entré en vigueur). Enfin le quatrième point d’achoppement est le refus de toute référence au principe du respect des droits de l’Homme.
R. S.

Changements climatiques : Les femmes africaines au premier plan
Hindou Oumarou Ibrahim est coordinatrice de l'Association des femmes des peuples autochtones du Tchad. Présente à la CoP21, elle milite pour la reconnaissance de l’impact exceptionnel des changements climatiques sur les femmes en Afrique et pour un mécanisme “pertes et dommages”. Dans un entretien au journal électronique Novethic (site d’économie responsable), elle pointe du doigt l’exode massif des hommes pour chercher du travail et verser de l’argent à leurs familles à cause de sécheresses longues et répétitives. Au Tchad, dit-elle, cet exode qui vide les villages fait qu’“elles travaillent deux fois plus : elles s’occupent du foyer, des enfants et des personnes âgées. Elles font le travail des hommes, elles travaillent la terre, s’occupent des bêtes. Avec le réchauffement climatique, ce travail est devenu plus dur : il faut aller de plus en plus loin pour trouver des pâturages et chercher de l’eau”. C’est toute la structure familiale qui est bouleversée. L’instabilité sociale s’installe dans les communautés. “Les hommes partent dans les villes chercher du travail, mais il n’y en a pas. Et ils ont honte de ne pas pouvoir subvenir aux besoins de leurs familles. Quant aux femmes, elles sont surchargées de travail et doivent laisser de côté des aspects importants de la vie sociale dont elles ont la charge, comme l’éducation des enfants. Voilà ce que la désertification veut dire. L’impact du réchauffement climatique, nous le ressentons directement, concrètement, parce que nous vivons avec la nature”, ajoute la militante tchadienne.


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