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A la une / Environnement

Environnement

Échos

Perturbation de la chaÎne alimentaire
Adaptation ou malnutrition des espèces ?

Les travaux d’une équipe américaine de scientifiques publiés le 12 mai 2016 dans la revue américaine Science (sciencemag.org) expliquent comment des oiseaux meurent en Afrique à cause de la montée des températures en Sibérie. Les oisillons, qui naissent dans la côte nord de la Sibérie centrale où le réchauffement du climat s'accélère, ne grandissent pas assez avant le début de leur migration vers l'Afrique de l'Ouest parce qu'ils naissent trop tard et ratent la période où les populations de moustiques, leur nourriture de choix, sont les plus nombreuses, expliquent-ils. “Quand ils arrivent dans leur habitat hivernal sur la côte de Mauritanie après avoir parcouru 5 000 km, ces oiseaux sont de nouveau pénalisés car la longueur de leur bec, plus petit, est insuffisante pour atteindre leur nourriture de choix, des mollusques bivalves enterrés dans les sédiments.” Ils sont donc contraints de se nourrir d'aliments nettement moins nutritifs et le plus souvent dépérissent, explique Jan van Gils du Royal Netherlands Institute for Sea, un des principaux coauteurs de l’étude. Question : le corps des animaux se réduit-il parce que le changement climatique perturbe leurs capacités à consommer suffisamment de nourriture adaptée à leurs besoins au bon moment, ce qui entraîne une malnutrition ? L’autre hypothèse avancée pour expliquer cette évolution est qu'un corps plus petit est mieux adapté pour dissiper la chaleur vu sa surface réduite. Pour Jan van Gils repris par la revue Science & Avenir  “étant donné que les oiseaux plus petits survivent nettement moins que les plus grands, nous rejetons l'hypothèse selon laquelle le rapetissement du corps procure un avantage de l'évolution”. L’avenir tranchera. Mais un des problèmes, sinon le plus déterminant du réchauffement climatique, est que son accélération ne permet pas l’adaptation des espèces comme lors d’autres transitions où les changements de nombreux paramètres (climat ou autres) sont rythmés par la nature loin de l’action de l’homme. Ce qui permet l’évolution pour faire face à un nouvel environnement “construit” graduellement.

Survenue de séismes
L’extraction du gaz de schiste relance la polémique

Depuis 2008, l’Etat du Texas a triplé sa production combinée de gaz et de pétrole. La survenue annuelle (moyenne) de séismes a été multipliée par six, dans la même période passant de 2 à 12 secousses d’une magnitude égale ou supérieure à 3 (Richter), le seuil à partir duquel un séisme est ressenti par l’être humain. La revue Seismological Research Letters établi un lien direct de cette activité sismique avec l’exploitation de gaz et pétrole de schiste. Autre fait, l’étude indique que le secteur des hydrocarbures (conventionnels) provoque des séismes dans cet Etat depuis 1925. Sur le même sujet, le journal Le Monde (16 mai 2016) rapporte les propos de Normand Mousseau, physicien à l’université de Montréal et auteur de La Révolution des gaz de schiste (Editions Multimondes, 2010) qui note que “malgré les études nous manquons toujours d’informations sur le sujet, faute d’études de grande ampleur, les effets à moyen et long termes de l’exploitation du sous-sol restent inconnus” ajoutant que le lien entre séisme et fracturation hydraulique n’est pas une originalité du Texas, il s’est vérifié dans les États de l’Ohio et de l’Oklahoma, et en territoire canadien. Par ailleurs et selon Pierre Thomas (enseignant chercheur au Laboratoire des sciences de la terre de l'ENS, Lyon) cité par le même journal, “même sans extraction de gaz de schiste, des séismes peuvent être provoqués par l’homme, (en France) le récent séisme de magnitude 4 enregistré dans les Pyrénées orientales (mars 2016) peut être relié à l’activité gazière importante du bassin de Lacq”. Le débat sur la responsabilité de l’homme dans la survenue de certains séismes n’est pas nouveau “barrages, mines, forages, géothermie agressent la croûte terrestre engendrant parfois des réactions dévastatrices. Toutes ces installations peuvent déclencher des tremblements de terre”. On pense qu’à Bâle (en Suisse), en décembre 2006, à l'Utah (États-Unis) en août 2007, dans la région de Sarrebruck (Allemagne) en février 2008, des mines de charbon ont enfanté une série de séismes. Sans oublier le dévastateur tremblement de terre survenu au Sichuan en Chine le 12 mai 2008, que certains scientifiques relient aujourd'hui à la présence d’un barrage hydroélectrique (80 000 morts), note Boris Bellanger (Science & Vie 2009). Des supputations sur la récente activité sismique dans la région de Blida attribuent ce phénomène nouveau à des pompages importants d’eau. Seules des études scientifiques peuvent infirmer ou confirmer cette “thèse”.


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